• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

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Une logique du profane

Une logique du profane

Parmi les nombreuses lectures (livres, revues, etc.) il en est que je considère comme particulièrement intéressantes. Ce n'est pas simplement par le côté scientifique des unes, ésotériques des autres, car, à vrai dire, tout ce qui m'apporte quelques connaissances nouvelles sur ce fabuleux Inconnu dans lequel nous vivons, est digne d'être lu et, parfois, étudié. Mais c'est surtout parce que certaines théories, même parmi les plus avancées, élaborent des explications en accord avec mes propres convictions.

Chacun perçoit ce qu'il considère sa vérité. Et lorsqu'on découvre sa propre conception dans des textes pensés par des cerveaux beaucoup plus compétents que soi, disons par des spécialistes, on ne peut que s'enorgueillir d'avoir eu la même idée qu'eux et même de l'avoir eue avant eux. Cette réaction est humaine.

Toutefois, quand il s'agit de développer leurs hypothèses, certains qui affirment être dans un tel cas, ne transmettent que des réponses à la trame douteuse.

En ce qui me concerne, je n'ai pas tout perdu de ce que je gribouillais jadis. Aussi, c'est avec une certaine prudence que je fais resurgir d'un passé remontant du temps de ma jeunesse, quelques pages noircies de notes. Je ne pensais pas ressortir un jour ce texte pour qu'il constitue le premier de Mes carnets de recherche.

La connaissance est une. Nous l'approchons tous plus ou moins bien selon notre degré d'évolution, degré qui peut être différent de celui de l'intelligence.

Pourtant, en relisant mes "élucubrations" passées, je ne peux m'empêcher de me dire que la connaissance n'est pas un phénomène du temps présent. Je veux dire qu'elle n'est pas le culminant actuel de mes nombreuses années de culture intellectuelle. La connaissance semble bien une réalité supra humaine, indépendante, d'une part, de la compréhension que nous pouvons en avoir, d'autre part, du lieu, de l'époque et des civilisations.

Cela m'amène à vous faire connaître ma conception de l'univers telle qu'elle se présentait à mon entendement vers la fin de ma jeunesse. Tout d'abord, je suis loin de prétendre que c'est la Réalité. Aucun de nous ne saurait l'appréhender, surtout lorsqu'il s'agit de percer l'insondable origine de la création. Ensuite, je ne précise pas si mes notes écrites depuis longtemps font encore partie de mes idées actuelles.

À lire, de-ci, de-là, les hypothèses qu'échafaudent les savants, relatives à la structure de l'univers, à son origine, je ne peux m'empêcher d'affirmer que rien n'est définitif. Une idée fort ancienne, presque oubliée ou rejetée par la science contemporaine, peut revenir à la charge et supplanter toutes celles que l'on croyait plausibles, voire définitivement acquises. Il faut dire que l'Homme est tellement imparfait !

Voici donc ce que j'écrivais à une époque où, avec le recul des années, je m'aperçois que j'étais un profane dans maintes matières concernant la vie. Mais souvent, celui qui arrive sans idées préconçues s'affirme par une logique neuve, une logique profane.

Je peux vous affirmer que ce qui suit sont des cogitations de ma jeunesse. Je n'en ai remodelé que quelques phrases.

"De nos jours, l'on discute beaucoup sur notre univers, son passé, son avenir, sa genèse, sa fin. L'Homme veut englober l'incommensurable, l'inconnu, l'infinitésimal comme le grandiose dans des formules clés. Y parviendra-t-il ? Toujours est-il que nous sommes encore loin de cette prouesse délectable pour l'orgueil humain. En attendant, maintes théories s'élaborent. Et quelle est la meilleure ? Est-ce celle qui résiste le plus longtemps aux attaques des autres ou celle qui s'harmonise à peu près avec les derniers calculs de probabilité ? Cette prise de conscience a pris toute son importance le jour où quelques humains ont osé se libérer de la croyance en un but préconçu dont l'origine provenait d'un Être suprême et créateur de toutes choses. Depuis lors, nos esprits vagabondent, dans le passé et le futur, à la recherche d'impacts positifs à partir desquels ils s'élèveront graduellement et sûrement sur l'échelle de la Connaissance.

De la lumière à la matière

La nuit, nous apercevons les satellites et les planètes par la réverbération de la lumière, (Lune, Mars, etc. et, actuellement, par les satellites artificiels envoyés par l'Homme).

La lumière ne se propage pas comme une onde dans l’eau. Un seul exemple : le jour et la nuit. Les objets dans l’ombre sont plus ou moins visibles par la déviation des rayons lumineux, due au pouvoir réflecteur des corps.

Au contact de ceux-ci, pénétrant plus ou moins dans la matière, elle est réfléchie. Cette lumière réfléchie emporte donc en elle et la forme d'après ses impacts et la couleur d'après sa pénétration. Tel est le principe des formes et de couleurs des objets qui nous entourent.

La visibilité des objets tend à s'atténuer selon :

- L'importance de la masse ;
- l'éloignement ;
- la qualité des sens ;
- la longueur d'onde prédominante ;
- le milieu que la lumière traverse.

Les météorites, débris d'une masse aérolithique, ne se transforment en météores et n'en deviennent visibles qu'à l'entrée dans notre atmosphère. C'est alors de la matière incandescente par frottement dans l'air. Auparavant, elle ne luisait d'aucun éclat propre, sinon de celui consécutif à la réverbération de la lumière. Dans l'espace extraterrestre, elle ne brillait pas, car elle ne traversait aucune atmosphère.

Il en est de même pour la lumière. Le fait qu'elle se rende visible dans notre atmosphère résulte de son incandescence par frottement de celle-ci avec l'air.

La lumière ne peut dépasser la vitesse atteinte par les corpuscules représentant la lumière en conservant l'état que nous lui connaissons. Si elle devait changer d'état, elle ne devrait plus faire partie présentement de notre univers.

Il en résulte que la lumière est de la matière bombardée par de la lumière se désintégrant en particules. Ces dernières, à leur tour, suivant les lois régissant la lumière, bombardent de nouveau de la matière et le phénomène recommence en une sorte d'explosion en chaîne. Suivant ce raisonnement, la matière est effectivement un terme générique englobant ses différents états en solide, liquide, gazeux, radiant et plasmique.

Tel est, en excessivement déliée et universellement étendue, l'activité de l'univers, et dont l'analogie avec celle du soleil est frappante.

Dans le plan de la création, il se crée donc perpétuellement de la lumière aux dépens de la matière. Il en découle une corrélation entre l'expansion de l'univers et la transformation de la matière en lumière.

La masse de la matière, répartie en ses divers états qui constituent les corps de notre univers, se réduit par l'incessant bombardement de la lumière. De ce fait, la pesanteur faiblit, ce qui entraîne naturellement un affaiblissement de la gravitation universelle. Ce mouvement étant moins freiné, accélère son évolution, la force centrifuge l'étendant vers l'extérieur.

Malgré l'expansion de l'univers et la vitesse toujours croissante des galaxies, quand la matière atteint la vitesse de la lumière, ce n'est pas forcément son annihilation dans quelque néant douteux.

Sous l'effet du rayonnement cosmique, les formes de la matière changent, la substance aussi. Pourtant, même au-delà de la vitesse de la lumière, la matière ne peut devenir "rien". Cela est contraire à toutes les lois. Qu'elle se transforme en quoi que ce soit, en n'importe quel état connu ou non, ce sera toujours et encore de la matière.

Une fin totale de l'univers est illogique, elle est même utopique. Il restera éternellement et le temps et l'espace, source d'énergie. Cette entité tempo-spatiale est incompatible avec le néant.

Si la lumière peut être freinée, d'ailleurs bien que ce soit imperceptible, par contre, elle ne peut dépasser sa vitesse quasi maximale d'environ 300.000 kilomètres par seconde.

La lumière pourrait, en notre univers, reformer dans le temps et dans l'espace, un noyau fort appréciable de reconstitution de la matière. À moins que ce soit en plusieurs régions de l'univers qu'elle se condense pour recréer la matière.

Toute la matière n'est donc pas usée, détériorée par la lumière. Fort heureusement d'ailleurs, car la chaleur énergétique serait telle que toute vie serait impossible dans une si importante fournaise. Ce bombardement de la matière par la lumière serait la cause de la température constante de 2 ou 3 degrés Kelvin que l'on observe entre les galaxies, dans le grand vide intersidéral.

La matière restante, ayant atteint la vitesse de la lumière, passe dans un autre univers, différent du nôtre, et n'a plus aucun rapport avec ce dernier, sinon par sa provenance et, peut-être également, par sa destination la plus ultime.

S'il est vrai qu'à notre univers positif existe un univers négatif, le problème est de savoir lequel des deux impose ses règles à l'autre.

La présence du positif établit celle d'un négatif. La destruction de l'un entraîne celle de l'autre.

Nous vivons dans le monde positif et sommes évolués jusqu'à un certain degré que nous savons évaluer par rapport à notre passé et à notre faculté de nous projeter dans l'avenir.

Mais si le monde négatif était habité par des êtres supérieurs à nous, il serait bien probable que ce soit eux qui nous guident ou nous dirigent. Nous connaissons notre stade d'évolution, non le leur.

Deux pôles de même sens se repoussent. Or, il y a un univers positif et un univers négatif. Par conséquent, ils sont intimement liés par leur état inhérent à leur opposition puisque l'un ne peut se concevoir séparément de l'autre.

S'il était possible de faire passer du négatif dans le nôtre, il ne pourrait s'y intégrer. Ces deux mondes, tout de même différents, parce qu'ils sont soumis à leurs lois respectives, se trouveraient brusquement mis en contact. Ils s'annuleraient dans une libération foudroyante d'énergie.

Pour conserver de l'élément négatif dans le nôtre, il faudrait créer un champ magnétique spécifiquement négatif, dans lequel baignerait la matière négative. De ce fait, elle n'aurait aucun contact avec notre monde positif.

Son étude s'avérerait presque impossible par nos instruments actuels, ceux-ci étant constitués de matière positive dont les effets physiques diffèrent totalement de ceux du monde négatif.

Y a-t-il vraiment eu une origine de la matière, une toute première matière par un être éminemment puissant ou par quelques forces génératrices que nous appelons Dieu ?

Tout ce qui est, est matière, excepté le temps et l'espace ; encore que ces concepts soient intimement liés à la présence de la matière. Sans matériaux composant la matière, il n'y aurait pas dans l'univers ce que nous y voyons, entendons, mesurons, etc.

Il est difficilement concevable qu'un être, matérialisé ou spiritualisé, aussi puissant eut-il été, ait tiré l'univers de rien, dont sa personne même.

Ce qui anime la matière n'étant autre que les effets d'une interaction du posi-négatif, un esprit, avant que ne fut la matière, n'est que pure chimère.

À moins de découvrir une faculté nouvelle, méconnue aujourd'hui, active lors des premiers temps de la Genèse, un genre de création "rétroactive", on ne peut qu'infirmer, selon nos connaissances actuelles, une quelconque origine unique et divine. Il en découle que, s'il n'y a pas eu de commencement, il ne peut y avoir de fin, c'est-à-dire de terme final de la matière. Son anéantissement absolu est contraire au principe de la conservation de l'énergie, peu importe l'état dans lequel elle se trouve au sein de la création.

Nombreuses sont les personnes qui se représentent plus ou moins bien la conformation d'un atome. C’est l’ubiquité de l’électron évoluant autour de son noyau qui est le principe de la matière.

Il y a pourtant un grand vide entre l’électron et son noyau tellement ils sont minuscules et éloignés l’un de l’autre. C’est donc dans ce vide et par lui qu’ont lieu tous les phénomènes qui maintiennent l’atome tel qu’il se trouve être et pouvant ainsi le perturber. En lui, les composants de l’atome influent les uns sur les autres ; cela dans le domaine de l’infiniment petit. Que devrions-nous donc penser de l’infiniment grand ?

Les planètes évoluent autour de leur soleil, séparés par un immense vide. On sait que, entre les satellites et les planètes, les planètes et leur soleil, etc., une multitude de champs, de forces agissent les uns sur les autres. En cela, le macrocosme ressemble au microcosme.

L’Homme, solidaire de la matière par sa constitution physique, baigne dans cette mer cosmique qui l’enveloppe et le pénètre.

Pourquoi ces forces n'agiraient-elles pas sur le développement de l'être vivant ? Qu'est l'Homme après tout ? Lui-même ne saura-t-il pas un jour s'en servir utilement, voire s'en rendre maître en vue d'une application bienfaitrice ?

La lumière étant matière, elle devrait être attirée par la pesanteur ; or, il n'en est rien. Cela vient de ce qu'elle est formée de matière tellement déliée qu'elle s'y trouve dans son état le plus subtil. Étant donné cet état de "lumi-matière", l'Homme devrait s'efforcer d'en tirer grand profit. En effet, les recherches actuelles démontrent que les besoins essentiels de l'humanité, devraient se résumer à cette énergie. Elle seule permettrait d'accéder volontairement à la prise de conscience absolue ou, pour rester dans nos limitations humaines, à une nouvelle montée de son psychisme.

Les plantes ne nous montrent-elles pas l'effet de la lumière ? Elles ne s'épanouissent que lorsqu'elles sont exposées à une source de lumière et de chaleur. Cela prouve que quelque chose d'infiniment vital les pénètre.

Mais constatons, hélas ! que l'Homme, lui qui respire et qui en a conscience, n'en profite pourtant guère plus que les plantes.

Qu'il respire à la lumière, qu'il l'absorbe en toute conscience, il s'en trouvera transformé !

De l'univers à sa renaissance

Comparons le temps écoulé depuis la formation de notre Planète avec celui que mettent les rayons lumineux des galaxies les plus lointaines pour nous parvenir. Nous pouvons affirmer que ces galaxies n'existent plus actuellement au sens de leur conformation visible... à moins qu'elles ne soient constituées de matériaux indestructibles inconnues de notre science.

Une lumière émise ne s'éteint jamais. Sa source peut disparaître, mais le rayon lumineux engendré persiste éternellement dans l'espace. Une condition toutefois : Son émission doit avoir été produite avec une haute intensité. Car, dans le cas contraire, le rayon arriverait à s'estomper en cours de route par les corps réflecteurs.

Telle est la raison pour laquelle nous percevons des milliards d'années-lumière plus tard, des étoiles et des galaxies disparues, sans doute, depuis longtemps.

Des observateurs, situés à des milliards d'années-lumière derrière nous, verraient, au terme de ce temps, ce que nous voyons actuellement et qui en a déjà autant devant nous.

La lumière, par son état de matière désintégrée, est à ajouter à l'évidente relativité existant entre le temps et l'espace.

En admettant qu'au commencement, notre univers était un immense noyau, pourquoi l'explosion originelle accomplie, constatons-nous cette évolution en spirale ? Peut-être cette matière originelle tournait-elle sur elle-même ! Par conséquent, à cause du souffle de l'explosion et de sa rotation se perpétuant en force centrifuge, elle aurait engendré la gravitation universelle.

Seulement, rien ne laisse supposer qu'elle tournait. Cette masse originelle était unique et solitaire dans son tout, sans aucune influence extérieure. Doit-on présumer que l'évolution soit la conséquence de masses multiples ? Là entre en jeu une infinité de forces (attractions, champs magnétiques, etc.) propres à chaque satellite, à chaque planète, chaque étoile, chaque système solaire, galaxie, amas galactique, etc. Et ainsi de suite jusqu'à x forces agissantes les unes sur les autres, les unes dans les autres et les unes contre les autres.

Ma conception de l'univers

Notre soleil a cinq milliards d'années, et sans doute beaucoup plus. Dans l'univers, et même au sein de notre Galaxie, la Voie Lactée, les astronomes en découvrent constamment de beaucoup plus âgés. Si l'univers avait eu un seul et unique commencement, d'où vient que des étoiles aient de si énormes différences d'âges ?

Est-ce les dimensions extrêmes de quelques étoiles par rapport à d'autres qui font que certaines se refroidissent plus vite ? Est-ce leur constitution interne faisant ainsi que certaines résisteraient mieux que d'autres à l'épreuve du temps ?

Est-ce leur éloignement de l'épicentre de l'univers ? Dans ce cas-là, si cela s'avérait, on devrait trouver à la traîne, vers le centre de l'explosion initiale, quelques étoiles jeunes au sens de l'activité. Est-ce un nuage galactique s'enroulant sur lui-même, se comprimant jusqu'à former un soleil.

Je crois que ce dernier point semble le plus plausible, tout au moins selon ma conception de l'univers. Mais de quoi serait constitué ce nuage ?

Certains astrophysiciens commencent à admettre qu'il y a un centre de l'univers, car l'on n'y trouve aucun soleil. Comme si, effectivement, une explosion avait eu lieu. Qui remarque-t-on dans cette région ? Des remous, des flux magnétiques. S'il y avait vraiment eu, dans des temps immémoriaux, une explosion initiale, il est difficile de comprendre pourquoi ces flux perdureraient. C'est le genre de question que je me suis posée, lourde de conséquences dans ma compréhension des premiers moments de l'univers. Mes réflexions ont, tout au moins, conforté mon hypothèse sur les manifestations qui se produisent au centre de l'univers.

À un lointain alentour de ce centre de l'univers, y a-t-il des soleils en formation ou formés depuis peu ? Bien que je ne me rappelle pas avoir lu de réponse à ce sujet, je le pense. C'est vrai que ma pensée n'est pas certitude, je le reconnais. Pourtant, si cela s'avérait, la question pourrait se poser tout aussi simplement : D'où proviendrait leur matériau ?

Quand les galaxies atteignent le point de dépassement de la vitesse de la lumière, il est logique de penser qu'elles changent de formes et même d'état. En effet, elles pénètrent dans un autre univers, celui au-delà des trois cent mille kilomètres par seconde. Probablement, les phénomènes répondent à des lois différentes de celles qui nous gouvernent.

Selon les spécialistes, ce passage de l'autre côté se confond avec l'infini. L'image que cette description suggère paraît sans doute très belle. Toutefois, pour ce qui me concerne, cela reste assez vague dans la compréhension de ce qui se passe vraiment. La matière, au-delà de la vitesse de la lumière, doit toujours exister, quel que soit son état. Peut-être est-ce un état plus subtil encore que l'état plasmique !

En fait, je pense que là commence l'anti-univers.

Au-delà de la vitesse fatidique de la lumière, les galaxies ne disparaissent qu'au fur et à mesure qu'elles accèdent à cet état extrême de notre univers créé. Elles évoluent alors dans l'univers négatif et cela, toujours et dans le temps et dans l'espace, différents peut-être des nôtres, mais existant tout de même.

L'anti-univers serait notre univers positif projeté par de là la vitesse de la lumière. N'étant plus soumis à nos phénomènes positifs, causes d'expansion (champs gravitationnels, attraction massique, etc.) il se rétracterait vers son centre. Celui-ci pourrait se confondre harmonieusement avec le centre de notre univers.

Ces univers se présenteraient comme deux spirales s'imbriquant l'une dans l'autre et dont les extrémités (centre et bord des spirales) fusionneraient. Ainsi, l'univers positif dépend de celui négatif, et réciproquement, d'une façon ininterrompue. L'on conçoit aisément comment se réalise l'éternité du processus de la création cosmique et universelle.

Cette antimatière, n'ayant plus de source, se concentrerait par la courbure de l'espace-temps en forme de spirale. En son centre se reconstituerait un inimaginable noyau d'énergie, fournaise de prédilection de matière positive par dégagement en notre centre. Sans doute que l'antimatière, après avoir parcouru des milliards de milliards d'années anti-lumière, retourne-t-elle vers le centre de l'anti-univers afin de perpétuer l'univers positif.

Ce n'est que lorsque la matière (masses tangibles) du monde positif atteint la vitesse extrême établie par celle de la lumière, que le processus de reconstitution du noyau originel s'élabore pour se renouveler perpétuellement et dans le temps et dans l'espace.

Pendant que des galaxies vieillissent, d'autres, en état d'antimatière, se rapprochent du centre posi-négatif bi-universel et d'autres recommencent à naître. Voilà donc un univers sans commencement ni fin.

L'inconcevable dans cette théorie, est que nous, nous évoluons dans le monde positif en direction du bord de la spirale, donc vers le futur. Et l'anti-univers, qui retourne vers le centre de la spirale, évolue vers le passé...

Au commencement était l'hydrogène

J'ai lu quelque part qu'il se créerait de l'hydrogène dans l'univers, à raison d'un atome par kilomètre cube d'espace. Celui-ci reconstituerait indéfiniment la matière à mesure qu'elle disparaîtrait dans l'infini, c'est-à-dire lorsqu'elle atteindrait la vitesse limite représentée par celle de la lumière.

Étant donné l'éparpillement très inégal des masses de matières, du nombre de galaxies et de leurs composants, il devrait se créer plus d'hydrogène en certains points de l'univers que d'autres. Il s'ensuivrait un dérèglement de la gravitation universelle. Cela désorganiserait complètement la gravitation universelle qui est en rapport direct avec les masses déjà existantes. Où se placerait le nouvel hydrogène sans que soit déréglée la frêle harmonie du mouvement universel ?

Non pas que je sois contre la conception selon laquelle l'hydrogène est la source de la matière, donc de l'univers lui-même. Au contraire, je suis entièrement d'accord. Il est certain que la lecture de livres spécialisés fait défaut à mon raisonnement. D'ailleurs, la réflexion sur la constitution des atomes classés dans la table périodique des éléments, inventée par Mendeleïev, conduit à admettre réalité suivante : La simplicité de l'atome d'hydrogène est bien la clé de l'origine de la "complexification" de la matière.

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L'Hydrogène est placé n°1 dans la table de Mendeleïev

Mais là où ma raison ne comprend plus, c'est qu'il se créerait un atome d'hydrogène pour un certain volume d'espace.

On sait que l'hydrogène est la brique de l'univers. Il est à l'origine de toute la matière. Nous avons également vu que, quand la matière atteint la vitesse de la lumière, elle est projetée au-delà de notre univers. L'harmonie universelle n'est pourtant pas déréglée. L'on peut donc raisonnablement déduire que l'hydrogène, tant nécessaire au parfait équilibre de la matière dans la création, est reconstitué à mesure que la matière positive disparaît, lorsqu'elle a dépassé la vitesse de la lumière. Cela, c'est au terme de sa course. La clé de l'énigme de l'origine de l'hydrogène n'est donc pas ici, encore moins en cours de route, mais bien au tout début.

Comment se forme l'hydrogène et d'où provient-il ?

J'ai supposé que le centre de l'univers positif et celui de l'univers négatif n'en formaient qu'un, que par ce centre, la matière négative emportée par le tourbillon de sa spirale, était canalisée dans le nôtre par l'étranglement des centres. Afin d'y renouveler son cycle, elle doit logiquement subir une transformation pour s'y intégrer.

Elle n'est pas encore de la matière au sens strict du mot, c'est de l'énergie constamment travaillée par l'intense champ magnétique que crée cette jonction du positif et du négatif.

Elle est forcée à s'y condenser, ne serait-ce que par l'effroyable effet des circonvolutions spiroïdales des forces de l'anti-univers, qui se concentrent, jusqu'à ne pouvoir passer dans le positif que devenue infiniment minuscule. En fait, de corpuscules, elle devient ondes.

Quand cette condensation de l'espace par l'énergie magnétique est suffisante, ayant atteint un certain degré de structure interne qui la rend définitivement incorporée dans notre univers positif, elle est éjectée, repoussée du centre posi-négatif, non sans provoquer de puissants remous magnétiques. Au fur et à mesure qu'elle s'en éloigne et perd de son enveloppe magnétique originelle, elle devient un quelque chose dans notre univers.

Ce quelque chose, je ne sais si la science l'a déjà nommé, cet embryon atomique, l'appellerais "magnétron", sorte de corpuscule primitif en formation qui, par son intégration dans l'univers positif, se stabiliserait et, pourquoi pas ! deviendrait de l'hydrogène.

Ce qui est important à remarquer est que cet hydrogène ne se forme qu'aux abords du centre universel. N'arrivant dans le processus de la spirale positive qu'en début de cycle, la gravitation reste constante.

L'hydrogène, en évoluant dans l'univers, rencontre d'autres atomes nouvellement formés. Tout comme une boule grossit en dévalant la pente enneigée, cette masse augmente, s'étend considérablement jusqu'à devenir en nuage gazeux.

Par son évolution dans un monde existant avant elle, donc la modérant tout en influant sur son devenir, arrêtant ainsi son expansion volumineuse, elle commence à se concentrer.

Cet agrégat se comprime et, se comprimant encore, s'échauffe. La chaleur s'élève, s'amplifie tellement qu'elle suffit à faire démarrer l'explosion en chaîne maintenant connue de l'hydrogène ; un soleil est né."

Longtemps après avoir retrouvé ce texte et l'avoir inclus dans Mes carnets, ces deux constituants du cosmos qui, pour moi, représentent l'univers créé et incréé, j'ai repensé à ce centre posi-négatif. Je doute qu'un astrophysicien parvienne à démontrer ou à réfuter l'existence d'un tel centre.

Cela m'a conduit à réfléchir à nouveau sur cette théorie. Cependant, l'incertitude régnant en la matière, j'ai préféré l'inclure dans un autre Carnet sous forme de nouvelle à la trame fantastique, tout en lui associant la pratique de l'intuition.

source:  https://sites.google.com/site/mescarnetsderecherche/01---une-logique-du-profane-1

 

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vendredi 16 novembre 2018

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