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Stockage de données sur ADN : c'est pas du cinéma !

Stockage de données sur ADN : c'est pas du cinéma !

 Pour surmonter les limites technologiques des moyens de stockage actuels (capacité limitée, informations altérées sur le long terme), des chercheurs se sont tournés vers les propriétés de l’ADN. D’autres étudient l’utilisation de polymères synthétiques, constitués de monomères, pour écrire, lire et effacer l’information.

Objectif : trouver une alternative aux dispositifs sur silicium qui présentent une durée de vie de quelques dizaines d’années tout au plus. Pour cela, ils ont encodé sur un fragment d'ADN 83 kilooctets de données issues de manuscrits rédigés au 13ème et  au 10ème siècle. Ils ont ensuite inséré ce fragment d’ADN dans une minuscule sphère en silice et l’ont exposée à des conditions extrêmes pour simuler un vieillissement accéléré. Pendant une semaine, le dispositif a été exposé à une température de 160 degrés Fahrenheit (71° C), soit l’équivalent d’un stockage à 50 degrés Fahrenheit (10°C) pendant 2000 ans. Lorsque les chercheurs ont décodé l’ADN, les données étaient restées intactes.

Le premier stockage de données dans de l’ADN date de 1998 : il s’agissait d’un texte en lien avec la Genèse. Pour ce faire, le code binaire de l’information avait été « traduit » en une séquence ADN, en associant une base par bit (A ou C pour 0, G ou T pour 1). L’ADN résultant a ensuite été synthétisé. Depuis, les recherches sur l’ADN comme support de stockage se poursuivent.

Des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich sont parvenus à démontrer qu’une molécule d’ADN permettait de stocker des données numériques pendant plus de 2000 ans sans que ces dernières ne soient altérées. Ils ont présenté leurs travaux à l’occasion d’une conférence annuelle organisée par l’American Chemical Society,

Après 2012 où des chercheurs de Harvard stockaient pour la première fois un livre de 5,5 pétaoctets de données –

… La société Technicolor a réussi à stocker un million de copies d'un même film dans un fragment d'ADN. Un million de copies du Voyage dans la Lune (film muet de Georges Méliès de 1902) se retrouvent aujourd'hui conservées dans de l'ADN de synthèse.

 "Ceci, croyez-le, est ce à quoi ressemble l'archivage cinématographique du futur"

Jean Bolot, vice-président de la recherche et de l'innovation de Technicolor

Pour donner une petite idée, Un gramme d'ADN = un million de million de gigaoctets pouvant se conserver plusieurs dizaines de milliers d'années.

Au vu des 6 semaines qui furent nécessaires à la conversion du Voyage dans la Lune et des dizaines de milliers de dollars dépensés, cette technologie mettrait encore du temps avant d'être commercialisée.

Cependant Technicolor parle de 2017 comme étant "le début d'une nouvelle ère de l'archivage".

Microsoft, quant à lui, a déjà développé un langage spécifique baptisé DNA Strand Displacement Tool, qui peut être utilisé pour concevoir des séquences génétiques capables de faire fonctionner des circuits électroniques, rappelle la MIT Technology Review. En partenariat avec Twist Bioscience, une société californienne ayant développé un procédé de fabrication d’ADN synthétique, Microsoft souhaite faire de ces brins d’ADN des supports de stockage de données numériques. Twist Bioscience s’est engagée à fournir 10 millions de ces molécules d'acide désoxyribonucléique au géant informatique. Une information annoncée mardi 27 avril dans un communiqué de presse.

D'intelligence artificielle en cloud-humain, que l'homme ait ou non marché sur la Lune, il se donne tous les moyens de toucher les étoiles... de transhumance en transhumanisme...

 

Sources : archimag, l'expansion
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Invité
mercredi 14 novembre 2018

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