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Respectez-vous notre planète ?

Respectez-vous notre planète ?

Que répondriez-vous si un gentil enquêteur téléphonique vous demandait votre opinion sur le changement climatique ? En matière d'environnement, l'attitude des Français se résume à beaucoup de parlottes et de déclamations et peu d'actes. Chaque année 2 100 personnes - et ce depuis 2008 -, dans le cadre des enquêtes de conjoncture auprès des ménages menées par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) pour le compte du Commissariat général au développement durable (CGDD) sont interrogées à ce sujet afin de vérifier que leur sensibilité environnementale croissante ne se résumait pas à de bonnes intentions mais qu'elle se traduisait bien en actes.

Les Français sont très attachés à leur planète. Enfin, c'est ce qu'ils disent tous - huit personnes sur dix affirment être concernées. Dans les faits, leur conduite est parfois aux antipodes de celle de l'éco-citoyen. La dégradation de l'environnement n'arrive qu'en 6e rang des préoccupations des Français, loin derrière le chômage (+ 10 points en deux ans), les maladies graves, la pauvreté en France ou dans le monde. La rude conjoncture actuelle explique cela.

Toujours plus de voiture ! Ils étaient 32 % à se rendre en voiture au travail en 2012, ils sont 38% aujourd'hui. 64 % (51 % en 2011) font leurs courses en étant motorisés. Encore moins optimiste : ils ne sont que 28% en 2012 à envisager un mode de transports plus écolo (contre 36%).

Le Français aime le bio - 52% - et ce dans toutes les catégories sociales, les ventes du bio ne fléchissent pas et ils sont plus nombreux à s'intéresser à la provenance du produit pour tenter de consommer locavore. 60 % des jeunes achètent de temps à autre ce type de produits, alors qu'ils n'étaient que 26 % il y a quinze ans. Et ce, malgré la crise et la hausse du prix des denrées alimentaires.

Les Français pensent que la planète est l'affaire de l'Etat ! Cette mentalité a beaucoup évolué car en 2010, ils déclaraient que c'était les entreprises qui devaient la protéger. Seuls un quart des sondés pensent que c'est aux ménages d'agir. Cette évolution sous-tend que l'état-providence a de beaux jours devant lui ! Pourtant, je suis persuadée que ce ne sont pas les politiques qui doivent agir, ils sont trop soumis aux lobbys et à contenter leur électorat. L'écologie, la planète, sont des causes personnelles et humaines avant d'être politiques. C'est une mentalité individuelle, une volonté, une façon de vivre avec respect et engagement. Des actions sont à mener avec toutes les bonnes volontés qui veulent bien se donner la main. L'écologie est apolitique.

20% des Français sont inquiets pour le climat (contre 35% en 2008 et 16 % en 2010) et 19% pour la qualité de l'air (mais pas au point de moins utiliser sa voiture lorsque c'est possible !). L'écologie est souvent pour les autres.

Un peu plus des trois quarts des ménages font attention à leur consommation d'eau. Les ménages modestes déclarent plus souvent que les autres y être attentifs (80 % contre 74 %), mais les ménages aisés connaissent mieux leur consommation (36 % contre 25 %). Néanmoins, parmi les ménages équipés d'un lave-vaisselle et qui déclarent l'utiliser souvent ou très souvent, la part de ceux qui le mettent en route uniquement quand il est plein est de 89 % chez les plus modestes et 78 % chez les plus aisés. Ici aussi, les conduites d'éco-citoyen ont un lien avec le porte-monnaie plus que les convictions.

Le Français est de moins en moins motivé pour consommer moins d'énergie. Ils sont moins nombreux à envisager réaliser des travaux pour consommer moins d'énergie alors qu'ils sont aussi plus nombreux à juger que leur logement est mal isolé. Ils sont aussi de moins en moins nombreux à déclarer éteindre régulièrement la veille de leurs appareils électroniques : le taux est passé de 75% à 65% entre 2008 et 2012. On constate seulement une légère hausse du nombre de personnes déclarant ajuster le niveau de température de leur logement : ils sont passés de 38% à 44%. Ils ont la main plus légère sur le thermostat : on chauffe moins de pièces, moins longtemps et moins fort. 52% des Français déclarent ainsi porter des vêtements plus chauds pour pouvoir baisser la température de leur logement, contre 43% en 2008 (et 35% en 2002). Sûrement plus pour faire des économies que pour la planète.. mais c'est déja cela.

Les Français tempèrent leur engagement en matière de « consommation responsable » : avant d'acheter des produits respectueux de l'environnement, ils veulent d'abord être sûrs (à 42 %) que cela ne leur coûtera pas plus cher.

Huit consommateurs sur dix se servent aujourd'hui de sacs réutilisables pour faire leurs courses, alors qu'ils n'étaient que quatre sur dix en 2005. Cette belle conduite est encouragée car les magasins ne donnent plus de sachets..

Le consumérisme est toujours fort : le bonheur semble toujours être dans l'avoir. 60% des Français se disent ainsi "à l'affut des nouveaux produits", contre 50% en 2007. Dans le même temps, ils sont de moins en moins nombreux à penser que "consommer mieux, c'est consommer moins" (54% contre 58% en 2008).

Et moi, que fais-je par conviction ? « Sois le changement que tu veux voir dans le monde » disait Gandhi. Je trie, je n'utilise que des produits ménagers écolo et je suis une adepte du vinaigre et du bicarbonate de soude.

J'utilise l'eau du lavage de salades ou légumes pour arroser mes fleurs, je ne laisse pas couler l'eau lorsque je me brosse les dents, je consomme bio locavore, j'ai de jolis paniers et sacs pour faire mes courses.

j'ai toujours fermé les lampes lorsque je quitte une pièce ou que je trouve celle-ci allumée, je n'utilise aucun cosmétique ni savon ni shampoing ni parfum, rien...

Je boycotte toutes les marques qui encouragent l'esclavage et le travail des enfants, des adultes, sans sécurité pour leurs santé, tout ce qui détruit les forêts et expulse les peuples indigènes ou autres...

J'encourage le commerce local, ne mange pas de viande et mange bio, je milite pour que les animaux ne soient plus des cobayes de laboratoires, je veille à ne pas trop utiliser la climatisation, je dépose mes piles usagées dans les containers réservés, mène mes médicaments à la pharmacie, ne jette rien qui peut resservir ou être transformé, recyclé par moi-même, je donne nos vêtements et mes objets dont je n'ai plus l'utilité, je n’achète rien qui m'est inutile, je termine mes habits jusqu'à la trame, je ne me sers d'aucun insecticide, juste d'huile essentielle ; en fait je prends le temps de pouvoir respecter ma planète et on rigole de moi, me rangeant dans la catégorie fanatique mais je me fous du regard des autres.

Ce que je ne suis pas prête à faire, c'est vivre sans électricité complètement et sans eau courante, et surtout pas à changer ma façon de vivre, je la garde.

Cet article est pris sur un blog il m'a plu je n'ai changé que la fin qui me concernait spécialement.

Source

Laurent Dureau. Et si on virait le metteur en scèn...
L'amour

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vendredi 16 novembre 2018

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