• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

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Nos certitudes sont fausses...

Nos certitudes sont fausses...

 

...elles sont les fruits égotiques qui empoisonnent nos existences.

Que savons-nous réellement du but de l’existence ? Nous supposons toujours ce que nous ne comprenons pas, nous délibérons toujours ce que nous ne savons pas. Nous sommes prisonniers de nos certitudes erronées et de nos croyances fictives. Nous alimentons sans cesse notre esprit de ouï-dire, d’hypothèses et de fantasmes, d’avidité et d’aversion, de peurs, de plaisirs éphémères, de mensonges et de souffrances. Nous sommes complètement manipulés par le pouvoir et le vouloir, le moi et le mien, le meilleur et le pire, le plus et le moins. Nous sommes conditionnés par une éducation appauvrie basée sur l’ambition, la compétition, la sécurité, la possession et la réussite matérielle. La jalousie, la tromperie et l’amertume sont devenues les influences néfastes que nous entretenons sournoisement comme un repas copieux que l’on cache aux yeux et au ventre d’un affamé.

Mais où tout cela nous conduit-il véritablement et quelle en est la finalité ? Avons-nous songé un seul instant à quoi peut rimer notre vie actuelle adoptée ? Nous tentons coûte que coûte de faire de celle-ci un historique nourri de buts méritoires hypothétiques à atteindre. De préserver aveuglément un nom identitaire insignifiant au travers de la descendance. Avec le temps, même un nom gravé sur une tombe s’efface. De se faire mousser orgueilleusement par le biais d’une brillante biographie ou d’un grand savoir. D’exister pour autrui au travers d’un drame, d’un défi, d’un art particulier, d’une richesse matérielle ou autre chose. De devenir en quelque sorte un savant, un ponte, un héros ou même un démon ? Et après !

Nous sommes devenus des doctes en sciences diverses et en philosophie, des experts intellectuels de la raison et de la logique, des politiciens avides de pouvoir, abonnés à la promesse, des théoriciens analytiques de la Sagesse. Nous sommes devenus des dictionnaires ambulants, des vrp idéalistes au planning surbooké dont le temps presse. Nous manipulons la nature, les objets, les mots et les créatures, certains et fiers de nos découvertes comme de nos connaissances. Mais où vont les connaissances, que deviennent-elles, une fois que nous quittons la place, que nous disparaissons à la vue de nos semblables ? Nous avons seulement l’impression ou le sentiment que nous laissons véritablement quelque chose derrière nous. Sommes-nous certains qu’il en est ainsi et d’où pourrait venir cette soi-disant certitude ?

Religieusement, nous répétons continuellement des textes sacrés, nous rabâchons des crédos et vénérons les grands penseurs habiles tout en les canonisant. Nous philosophons sans cesse le Message Unificateur pourtant simple et limpide de Ceux et Celles qui ont manifesté leur Véritable Nature d’Etre Libre durant leurs expériences vitales ici-bas, les édifiant telles des statues d’or, figées solidement sur des socles de marbre. Nous savons inconsciemment ou même consciemment que ces Etres Vrais ne reviendront pas nous réprimander sur les dogmatismes que nous avons faits de leur relation naturelle avec la Vie Unitive. Nous avons fait de ces Beaux Etres d'Amour et de leur Juste Message, des sujets théosophiques ardus et d’eux, des entités supérieures sanctifiés, surtout hors d’atteinte. Pour beaucoup de croyants, il est malheureusement rassurant de préserver Jésus attaché sur la croix, des fois qu’il aurait l’idée d’en descendre !!

Chers Compagnons de route, réagissons avec justesse et lucidité à tout ce cirque mental nauséabond adopté aveuglément et voyons par nous-mêmes ce qui est vraiment comme ce qui se passe réellement. L’intelligence employée lucidement permet la compréhension simple de notre véritable nature mais encore faut-il se rendre compte de l’emploi que nous en faisons à travers l’idée que nous en avons. Voilà où nous en sommes, nous les hommes et femmes d’aujourd’hui avec cette intelligence merveilleuse, pourtant capable de Véritables Miracles. Nous voilà autant prisonniers et aussi crédules de l’idée égotique ancienne que nos prédécesseurs, nourrissant encore et toujours ce monde d’illusion où la division nous sépare de la vie simple, une et libre. C’est notre crédulité comme nos certitudes aveugles qui entretiennent cette fâcheuse dépendance.

L’homme d’aujourd’hui est malheureusement comme celui d’hier, il vit encore sous l’emprise de la dépendance, il dépend de tout et de tout le monde, il marche aveuglément dans les sillons de la sujétion. Tout le monde souffre de cette maladie mentale chronique qui rend l’homme automatisé, aveugle, sourd et borné. Combien sont ceux qui recherchent véritablement la racine de ce mal contagieux, l’éclipse de leur lumière intérieure et qui ressemble fort à un tabou, une interdiction dictée par la mémoire conditionnelle et cela depuis le début des temps. Si nous cherchons la racine de ce mal être avec assiduité, nous sommes obligés de la trouver car nous avons la faculté mentale pour découvrir tout ce que nous ne sommes pas. Ce que Nous Sommes en vérité, nous ne pouvons que l’être au-delà d’un mental qui fabule et ratiocine.

Ce mal être, cette addiction à tout ce qui est cru n’est pas nous et ne nous appartient pas. Ce ne sont que des formes pensées égotiques, des idées viles entretenues, des leurres enregistrés mentalement qui nous collent à la peau et nous avilissent. Nous les avons seulement fait nôtre comme une habitude certifiée avec la conviction que cela ne peut être autrement. Cette conviction basée sur la fausseté de l’idée est le piège pour tout un chacun qui croît comme une tache d’encre noire sur une feuille blanche de papier glacé. Tant que nous restons enchaîner à ce cirque fictif nauséabond, nous en dépendrons, oubliant que nous avons intérieurement la faculté juste pour découvrir la fausseté de cette mise en scène manipulatrice et le moyen efficace d’y remédier, de s’en défaire totalement.

La seule certitude que nous ayons ici-bas sur cette terre nourricière, est le fait d’être vivant, la reconnaissance indiscutable de ce sentiment de présence nommé Je Suis qui existe au-delà des apparences et des évènements, des expériences et de leurs multiples conditionnements.

Réfléchissons sérieusement à cela : Si l’on nous demande individuellement : Crois-tu en Dieu ? Notre réponse ne peut être que duelle et mentale, oui ou non. Ce qui porte à discussion philosophique controversante et bien sûr à conflit. Si par contre la demande est : Existes-tu ? La réponse ne peut–être que Oui, non duelle, expérientielle, factuelle. Alors ce simple Oui devient une certitude vivante et une preuve tangible d’où nous pouvons entamer une enquête studieuse nous concernant et certaine d’atteindre un résultat probant du Qui ou Que suis Je ?

Le Je Suis ou sentiment de présence sans nom et sans âge précède et témoigne de toute apparition comme de toute disparition. Sans ce Je Suis Impersonnel qui est la preuve de l'existence de chacun-chacune et qui se vit toujours ici dans le maintenant, tout le reste : objectivations, croyances, dépendances, identifications, interprétations, conceptions et connaissances multiples de tous bords n’ont pas lieu d’être.

Surtout ne me croyez pas, faites-en simplement l'expérience en vous demandant seulement : Que devient tout le reste si Je ne Suis pas là, pour le précéder et le confirmer ? 

 Tiré du livre Notes sur le Chemin, Amano
Annales Akashiques pour Décembre 2015
L'évolution et les croyances... à méditer

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Invité
vendredi 16 novembre 2018

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