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Les vies spirituelles, l'Atlantide

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Le texte qui suit est tiré de l'ouvrage Des vies antérieures aux vies futures de Patrick Drouot. Physicien français, Patrick Drouot s'est dévoué à l'exploration de la nature de la conscience humaine et a accompagné plus d'un millier de personnes à la recherche de leurs vies passées. Il nous parle ici de vies spirituelles, de connaissance et de l'Atlantide.

Les voyages temporels dans des vies spirituelles sont des sources de connaissance des traditions ésotériques d'autant plus précieuses que ces traditions ont été perdues. C'est le cas pour les rites et en général l'initiation druidique. Ce que l'on sait d'eux aujourd'hui est infime, malheureusement, par rapport à l'immense connaissance qu'ils véhiculaient. L'enseignement était donné exclusivement par tradition orale et par les druides, bien entendu. Or pendant l'invasion romaine ceux-ci furent décrétés hors-la-loi et exécutés : les Romains arrivaient avec leurs propres dieux. Ensuite s'instaura ce que l'on a appelé la civilisation gallo-romaine. Vers la fin du IIIème siècle et le début du IVème siècle, lorsque le christianisme commença à s'implanter en Gaule, les druides qui restaient encore se réfugièrent au fond des forêts et l'enseignement classique s'abâtardit au fur et à mesure de sa transmission, jusqu'à disparaître. On en a pourtant retrouvé des traces encore au Xème siècle dans certaines contrées de France et d'Angleterre. On sait aussi que les romans de la Table Ronde ont leurs racines dans une lointaine tradition druidique perdue. Mais on n'en sait guère plus. Or un certain nombre de personnes en état d'expansion de conscience ont décrit l'initiation et les rites druidiques.

Il semble que l'initiation s'étalait sur un grand nombre d'années : trente ou quarante ans, selon la majorité des témoignages. Mais ces années ne concernaient que la partie « terrestre » de l'enseignement. Ensuite, pour parachever son initiation, l'apprenti druide devait passer sur un autre plan, c'est-à-dire acquérir la maîtrise du voyage hors du corps – ou voyage astral. Cette nécessité de passer à un moment donné de l'« autre côté » n'a rien pour surprendre puisqu'on la retrouve dans beaucoup de traditions connues à commencer par la tradition alchimique. A la recherche du Grand-Oeuvre, de la Pierre Philosophale qui va lui donner la clef de l'immortalité, le disciple est en effet censé passer d'abord par l'étude des livres et des grimoires avant de se lancer dans l'expérimentation et de pratiquer lui-même ses mélanges dans le grand alambic qu'on appelle l'athanor. Mais qu'il travaille alors dix, vingt ou trente ans, un jour viendra où il butera sur le dernier élément, celui qui précisément lui manque pour parachever le Grand-Oeuvre. Et ce dernier élément, dit la tradition cachée, il faut aller le chercher de l'autre côté, dans les mondes de lumière où il se trouve et le ramener dans le monde incarné.

De même, dans le rite égyptien de la mort initiatique qui comprend huit étapes, le disciple est-il invité, à la cinquième étape, à s'allonger dans un sarcophage, dans une crypte. Il se livre alors à des exercices de respiration, le prêtre étant à ses côtés, jusqu'au moment où maître et disciple sortent tous les deux de leurs corps et montent ensemble vers le monde des dieux l'un guidant l'autre. Lorsqu'il « revient », l'élève est devenu à son tour un initié, un « maakherou », celui qui est « né deux fois », qui a visité le royaume des morts et transcendé ses limites terrestres, un justifié vivant, parce qu'il a accompli en lui-même le Grand-Oeuvre.

Très fréquemment, les personnes qui revivent une vie de druide font allusion à l'existence d'un bouclier astral. Ce bouclier – d'énergie pure puisée dans le monde de l'invisible – servait, semble-t-il, aux druides pour se protéger contre les agressions extérieures. Il les entourait comme une coque. Voilà, penseront certains, qui fait très science-fiction. Sans doute pour mieux comprendre ce dont il s'agit faut-il se souvenir de certains épisodes de la vie des Saints où l'on voit ceux-ci miraculeusement préservés (du feu, du bûcher, des lions, des flèches, etc) par une invisible protection spirituelle.

On peut, bien entendu, se demander pourquoi, alors, ce bouclier astral n'a pas fonctionné pendant la conquête des Gaules par Jules César ! Sans doute parce que l'histoire est faite de cycles et qu'il était l'heure pour les druides de passer dans les replis cachés du temps et d'apporter désormais leur connaissance aux hommes d'une autre manière.

On retrouve aussi l'expérience du voyage astral dans nombre de récits sur l'Egypte rapportés en expansion de conscience. Du reste, aux côtés des descriptions classiques des pyramides et de la vie au temps des pharaons, les voyageurs égyptiens rapportent parfois des récits étranges qui ne correspondent à rien de connu mais semblent, en revanche, s'accorder avec la thèse que développe Albert Slosman: l'Egypte serait l'héritière directe de l'Atlantide et le mot « Egypte » proviendrait d'une déformation de « AHA-KA-PTAH » qui signifie « le deuxième cœur de Dieu » ; le « cœur aîné de Dieu », « AHA-MEN-PTAH », étant à l'origine du mot « Atlantide ».

Ce premier « cœur de Dieu », cette Atlantide qui a tant fait parler d'elle et déchaîné tant de polémiques est, il faut bien le dire, au centre de nombre de souvenirs rapportés en état d'expansion de conscience. Étrange pour un continent que l'on dit « mythique » ? Mais comme le rappelait Jean-Yves Casgha dans un ouvrage qui tentait de faire le point sur la question2, on recense aujourd'hui [nous sommes en 1987] environ vingt mille ouvrages écrits sur l'Atlantide. Pour un continent mythique cela fait tout de même beaucoup !

Parce que je ne reviendrai pas sur l'Atlantide dans un autre livre, je voudrais faire ici un certain nombre de remarques. Si l'on en croit les textes anciens – à commencer par la Bible, les dialogues de Platon et les légendes de Chaldée – mais aussi de plus récentes études archéologiques, historiques, géologiques, on peut émettre les hypothèses suivantes :

  • Il y a bien longtemps existait dans l'Océan Atlantique une grande île qui était elle-même tout ce qui restait d'un vaste continent du monde antique (plusieurs dizaines de milliers d'années) connu sous le nom d'Atlantide.
  • La description que donne Platon de cette île et le récit qu'il fait de cette civilisation ne relèvent pas du mythe mais de l'histoire.
  • À travers les âges, s'est développée une civilisation extrêmement évoluée en Atlantide. Celle-ci s'est étendue du golfe du Mexique, de la rivière Mississippi, de l'Amazone et de toute la côte sud-américaine atlantique aux côtes européennes et africaines de l'Atlantique, à la Méditerranée mais aussi à la mer Baltique, la mer Noire et au-delà encore, à la mer Caspienne.
  • L'Atlantide a été le berceau de toutes les civilisations. Elle est à l'origine de tous nos arts, de toutes nos sciences et de toutes nos croyances fondamentales.
  • L'Atlantide était le véritable monde antédiluvien dont parlent toutes les traditions : le jardin d'Eden, celui des Hespérides, les Champs Elysées, l'Olympe, l'Asgard. Elle demeure dans la mémoire universelle le grand pays où l'espèce humaine a évolué en paix.
  • Les dieux et les déesses des Grecs anciens, des Phéniciens, des Hindous et des Scandinaves étaient simplement des rois, des reines et des héros de l'Atlantide. Les actes que les différentes mythologies leur attribuent sont en fait tissés de souvenirs confus d'événements historiques réels.
  • Les mythologies de l'Egypte et du Pérou sont une traduction de la religion originelle atlante qui était l'adoration du soleil.
  • L'une des colonies les plus prospères formées par les Atlantes a probablement été l'Egypte dont la civilisation a reproduit celle de l'Atlantide.
  • L'alphabet phénicien, parent de tous les alphabets européens, était dérivé de l'alphabet atlante qui a été transmis par l'intermédiaire des Mayas d'Amérique centrale.
  • L'Atlantide a été le berceau des races aryennes ou indo-européennes, sémites et peut-être aussi touraniennes.
  • L'Atlantide a péri dans une terrible convulsion de la nature : elle a plongé dans l'océan il y a douze mille ans et toute sa civilisation ou presque a été engloutie avec elle.
  • Quelques rescapés qui avaient pu s'échapper sur des bateaux et des barcasses de fortune ont propagé dans toutes les nations occidentales et orientales le récit de la catastrophe. Il est parvenu jusqu'à nous à travers la légende du déluge.

Il faut noter à ce propos que la Bible n'est pas seule à faire état du déluge. On retrouve celui-ci dans absolument toutes les traditions : chez les Indiens d'Amérique du Nord, notamment les Cherokees et les Hopis, comme chez ceux d'Amérique centrale et d'Amérique du sud, comme d'ailleurs dans les îles lointaines du Pacifique.

Que l'Atlantide soit, depuis des millénaires, considérée comme un continent mythique et tout ce qu'on a rapporté à son propos comme une fable, ne prouve rien. Pendant deux mille ans on a raconté les « légendes » des cités englouties de Pompéi et d'Herculanum sans douter un seul instant qu'il ne pouvait s'agir d'autre chose que de mythes, de « cités fabuleuses ». Il a fallu deux mille ans aussi pour que le monde civilisé, qui n'accordait aucun crédit aux récits d'Hérodote sur les splendeurs des anciennes civilisations du Nil et de la Chaldée, finisse par reconnaître leur existence, géographes en tête, au début de notre siècle.

Dans la même veine, on a longtemps mis en doute le fait que les Egyptiens avaient pu mener à bien une expédition maritime autour de l'Afrique dans l'Antiquité. Car, disait-on, les explorateurs égyptiens affirmaient qu'après avoir progressé pendant un certain temps, ils avaient trouvé le soleil au nord par rapport à eux. Ce point précis qui fit lever à l'époque toute la suspicion sur la réalité de l'expédition, constitue aujourd'hui pour nous la preuve que les navigateurs égyptiens avaient bel et bien passé l'Equateur et par conséquent anticipé de deux mille ans sur Vasco de Gama et sa découverte du cap de Bonne-Espérance.

Quoi qu'il en soit, ces hypothèses sur l'Atlantide, si elles font figure de folles aux yeux de certains, elle apparaissent en revanche tout à fait sages quand on les compare aux récits que rapportent de leur vie atlante les voyageurs du passé.

 

Notes :
  • 1La grande Hypothèse, Robert Laffont
  • 2Les Archives secrètes de l'Alantide, éditions du Rocher
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mardi 20 novembre 2018

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