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Les femmes sans peur

Les femmes sans peur

Aujourd’hui, j’ai la joie d’être invitée sur le blog de Jean-Philippe Touzeau. C’est un honneur et un véritable cadeau pour moi ! Pourquoi me direz-vous ? Et bien parce que Jean-Philippe écrit sur les femmes et sur leur courage. D’ailleurs, son article “Les femmes sont elles courageuses ?” a véritablement fait trembler mon petit cœur !…

Je crois que, de nos jours, la femme a vraiment de quoi faire peur. Tout d’abord, c’est Elle qui donne la vie. Il faut tout de même avouer que cette puissance peut fasciner, voire, effrayer la gente masculine ! Ensuite, elle détient tant de qualités qu’elle peut paraitre inaccessible : beauté, force, créativité, empathie, sensibilité …. Alors quand, malgré tout, un homme lui rend hommage, cela me touche ! C’est pourquoi j’ai envie aujourd’hui de partager avec lui et avec vous, ses lecteurs, ma vision de la vie et mes petits secrets de réussite. Et vous expliquer en quoi l’argent est un révélateur spirituel.

La fierté d’avoir de l’argent, de “posséder”

Vous l’aurez compris, moi, Caroline Aubert, je suis une femme, une femme fière de son parcours, fière de son chemin et qui aime beaucoup la vie. Mais ça n’a pas toujours été le cas.

Je suis issue du monde de la bourgeoisie et fille de cadres bancaires. J’ai donc naturellement suivie la voie familiale et obtenu un bon travail dans le domaine du contrôle de gestion. J’étais fière d’être cadre, d’avoir un bon salaire ce qui me permettait d’être propriétaire de mon logement et de ma voiture et de pouvoir offrir ce que je souhaitais en terme matériel à mes deux beaux enfants qui ne manquaient de rien…..excepté que je ne les voyais quasiment pas et que leur éducation m’échappait complètement.

J’ai très vite passé le cap de cette fierté de “réussite” pour me rendre à l’évidence : je n’aimais pas ma vie, je ne m’y sentais pas bien, j’avais l’impression de ne pas la vivre et d’être une véritable esclave dans un monde asservi. Tout le monde, en commençant par mes plus proches, me disait que c’était normal, que c’était ainsi, qu’il fallait se sacrifier, d’autant plus que j’avais des enfants. Ma pression intérieure montait doucement et je l’évacuais en écrivant et en scandant mes textes sur scène. A ce moment-là, je menais une double vie, à côté de mes enfants : la journée j’étais au travail et le soir avec des poètes. Je voyais encore moins mes enfants mais au moins je survivais ! La séparation avec leur père est apparue rapidement comme une évidence : il ne me comprenait pas, il ne comprenait pas cette soif de liberté qui remontait de plus en plus à la surface, il ne trouvait pas cela digne d’une “bonne mère de famille”. (Je ne sais pas où est la dignité quand on est en train de devenir folle ! Je crois surtout que la société nous met dans des cases, d’autant plus facilement quand on est une mère de famille).

L’argent comme zone de confort

Pendant des années je pensais que je n’aurai pas d’autres choix que de mener une vie qui ne me plaisait pas parce que j’avais des enfants : Ah, les enfants!…ils mangent, ils jouent, ils s’habillent et grandissent vite, bref vous connaissez la chanson, n’est ce pas ? Il faut assurer pour eux, il faut gagner beaucoup d’argent pour assumer tout ça….Il faut donc accepter une vie qui ne nous plait pas et quelque part, rester dans sa zone de confort….L’argent dans ces cas là est considéré comme un but : il FAUT en gagner pour être heureux !

Mais voilà, un jour la pression est trop montée et ma colère a explosé : j’ai demandé à mon patron de me licencier et il l’a fait…immédiatement ! J’ai été virée sur le champ ! Moi-même en allant travailler ce matin-là, je ne m’y attendais pas !

Beaucoup de personnes auraient pu trouver cela terrible. Moi j’étais heureuse, sans travail mais heureuse ! Les réflexions allaient bon train mais je ne les écoutais pas, je ne les écoutais plus, j’avais retrouvé ma liberté. Ma liberté d’écrire la vie qui me convient ! Devant moi, une page blanche : plus d’homme, plus de travail, beaucoup était possible. Tout était possible!

Libre, sans argent

A ce moment là, je ne savais plus trop qui j’étais; mon cerveau a lâché beaucoup de pression d’un seul coup et c’est ainsi que j’ai (re)découvert un autre côté de la vie : celui de notre responsabilisation en tant qu’être humain conscient, celui de l’énergie, celui du chemin de la vie, de l’amour et de l’empathie. Comprenez bien, toutes les barrières que je m’étais construites lorsque j’étais dans ma zone de confort, dans ma prison dorée, se sont littéralement brisées. Il ne me restait plus grand chose hormis la recherche de la compréhension de la vie et les expériences sensibles que le lâcher-prise permet. Ce fut un merveilleux voyage, il m’a ramené à mon enfance qui était remplie de questionnements existentiels, de prémonitions, de visions et d’intuitions (un peu comme celui de tous les enfants, non ?)

J’ai cherché, j’ai questionné, et j’ai littéralement compris que je “dirigeais” ma vie. Que l’argent pour moi, était une obligation. Je me suis aperçue que je ne m’étais jamais interrogée sur le rapport que j’entretenais avec lui. J’ai travaillé cette conscience de moi, des autres, de la vie et je n’ai pas fini ! Pour une fille de directeurs de banque asservis, m’autoriser à penser à tout cela et à le travailler était révolutionnaire !

L’argent, révélateur spirituel

Le voyage que j’ai entrepris m’a amené à comprendre que l’argent est un outil qui sert de révélateur spirituel. Ce voyage m’a donné la joie d’écrire mon premier livre Le Capital au Grand Cœur – le lien entre l’économie et la spiritualité. En effet, il nous montre nos croyances limitantes et nous aide à les transmuter. L’argent est une énergie qui s’adapte à la notre et à nos intentions.
Tout dépend de notre façon de l’appréhender et de l’éducation que nous avons reçue par rapport à lui. En effet, si pendant toute votre enfance vous entendez vos parents vous dire que l’argent est sale et qu’il ne fait pas le bonheur, il y a fort à parier que vous ne finirez pas riche à million. Si on vous inculque, comme à moi, que l’argent est une fin en soi, vous ne verrez plus le chemin à parcourir mais uniquement le but final. Si au contraire, on vous explique que l’argent est une énergie, que l’argent est un échange entre nous autres, êtres humain, que l’argent est amour, vous devriez être plus serein; et vous n’en manquerez sûrement pas…..

L’argent s’accouple fort bien avec l’amour de soi. Et surtout, l’argent nous sert à créer notre vie, celle qui nous ressemble, qui nous plait, celle qui est à notre image. Pour toutes ces raisons j’aime l’argent. Et vous ? Quel est votre rapport à l’argent ? 

Pourquoi une catégorie Les femmes sans peur ?

Pendant mes recherches pour écrire ma série La femme sans peur, plus je me suis documenté sur l’apport de la femme à travers les âges et plus j’ai découvert des informations incroyables sur leur position centrale dans la société (je les partage en particulier dans le volume 3 de la série). Ce sont des éléments que l’on passe trop souvent sous silence. Je le dis sans condescendance aucune, je suis simplement admiratif par tout ce que peuvent accomplir les femmes, sans fanfaronner et sans rien demander en retour. Mais ça, vous le saviez déjà si vous lisez mon blog. 

Alors, Les femmes sans peur qui sont-elles de nos jours ? Elles œuvrent partout, à tous les niveaux de l’échelle sociale et dans tous les pays du monde, le plus souvent anonymement. Il n’y en a pas qui sont meilleures que d’autres. Elles méritent toutes notre respect. 

Et vous ? Êtes-vous une femme sans peur ? Avez-vous surmonté certains obstacles (petits ou grands) qui se dressaient devant vous ? N’hésitez pas à me contacter pour venir témoigner ici, comme l’a fait Caroline Aubert et d’autres, très bientôt. Merci d’avance ! 

Je voulais terminer sur cette photo, prise il y a quelques jours :

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De gauche à droite, vous reconnaitrez peut-être les présidentes actuelles de l’Argentine (Cristina Kirschner), du Chili (Michelle Bachelet) et du Brésil (Dilma Rousseff). Il y a quarante ans, ces trois mêmes pays étaient opprimés, commandés par des généraux dictateurs.

Un beau symbole, non? 

http://revolutionpersonnelle.com/2014/04/les-femmes-sans-peur-caroline-aubert/

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Invité
mercredi 14 novembre 2018

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