• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

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Les drogues et leurs risques

Les drogues et leurs risques

Chlorhydrate de kétamine

Le chlorhydrate de kétamine, ou « Spécial K », est une puissante drogue hallucinogène largement utilisée par les vétérinaires comme tranquillisant pour les animaux. Les consommateurs de Spécial K appellent parfois « K hole » l’effet euphorique qu’il produit, c’est-à-dire de profondes hallucinations. Au cours de celles-ci, leur vision est déformée, ils oublient la notion du temps et ils perdent leurs sens, dont celui de leur propre identité. Ces effets peuvent durer entre une demi-heure et deux heures. La Drug Enforcement Administration américaine, pour sa part, indique que ses effets manifestes peuvent durer une heure, mais que la drogue peut continuer d’agir sur l’organisme jusqu’à 24 heures durant.

La consommation de Spécial K peut entraîner de graves problèmes physiques et mentaux comme le délire, l’amnésie, des déficiences motrices et des problèmes respiratoires potentiellement mortels.

Le Spécial K est une poudre. Habituellement, on inhale cette drogue, mais on peut également la saupoudrer sur du tabac ou de la marijuana qu’on fume ensuite.

Le Spécial K est fréquemment mélangé à d’autres drogues comme l’ecstasy, l’héroïne ou la cocaïne.

La kétamine liquide a été créée au début des années 1960 pour servir d’anesthésique lors de chirurgies. On l’a également utilisée sur les champs de bataille du Vietnam, toujours comme anesthésique. La kétamine en poudre a fait son apparition comme drogue à usage récréatif dans les années 1970, et on l’a surnommée « Vitamine K » dans les années 1980. Elle est réapparue dans le milieu des partys raves dans les années 1990 sous le nom de Spécial K.

 

Rohypnol (Roofies)

Drogues du viol (Rohypnol, GHB)

Le RohypnolMD (« roofies ») et le GHB sont des dépresseurs du système nerveux central. Ces deux drogues se sont fait connaître au début des années 1990 en raison d’agressions liées aux drogues. Quand elles font les manchettes, ces drogues sont mieux connues sous les noms de rophies, roofies, roach, rope, roche et drogue du viol.

Les gens peuvent, sans le savoir, consommer cette drogue qui rend une victime apathique et incapable de résister à une agression sexuelle. De plus, le RohypnolMD peut être mortel lorsqu’il est mélangé à de l’alcool ou à d’autres dépresseurs.

Le RohypnolMD produit des effets sédatifs et hypnotiques comme le relâchement des muscles et l’amnésie. À Miami, un des premiers endroits où des gens se sont drogués au RohypnolMD, les centres antipoison ont relevé une augmentation des crises d’épilepsie liées au sevrage chez les personnes dépendantes au RohypnolMD.

Le clonazepam, commercialisé aux États-Unis sous le nom de KlonopinMD et au Mexique sous le nom de RivotrilMD, est une drogue semblable au RohypnolMD. Il est parfois consommé pour accroître les effets de l’héroïne et d’autres opiacés.

Pourquoi est-il important que vous, les parents, soyez au courant ?

Que votre adolescent se rende à une fête ou parte en voyage avec des amis, il est important qu’il sache ce que sont les roofies et le GHB, qu’il soit au courant de l’utilisation de ces drogues et qu’il sache comment s’en protéger. S’il est vrai qu’on les mélange souvent aux boissons alcoolisées, les boissons non alcoolisées ne sont pas à l’abri.

Voici quelques conseils à donner à votre adolescent :

  • Ne bois rien que tu n’as pas vu être versé, que tu n’as pas ouvert toi-même ou que quelqu’un d’autre qu’un serveur t’a offert, même si c’est la plus attirante boisson au monde.
  • Surveille toujours ton verre. Si tu le laisses sans surveillance, même pour UNE seconde, jette-le et prends-en un nouveau.
  • Dissoudre des roofies ou du GHB dans une boisson peut la rendre amère ; fais attention à un verre au goût bizarre.
  • Lorsque déposés dans une boisson claire, les roofies dernier cri la feront virer au bleu. Dans ce cas, jette ton verre immédiatement et sois très vigilant.
  • Déplace-toi en groupe, idéalement d’au moins trois personnes. Les amis devraient prendre soin l’un de l’autre et rester à l’affût de tout comportement étrange comme un trouble d’élocution ou un manque d’attention.
  • Si tu crois avoir été drogué, demande de l’aide IMMÉDIATEMENT (et idéalement pas à un étranger) et rends-toi dans un endroit public si tu n’y es pas déjà. Tu pourrais n’être alerte que pour quelques minutes encore.
  • Si tu crois qu’un ami a été drogué, ne le laisse pas seul et demande de l’aide immédiatement.

(Certains de ces conseils ont été reproduits avec l’autorisation de l’Iona College. Les autres renseignements sur cette page proviennent du National Institute on Drug Abuse [NIDA], National Institutes of Health, NIDA InfoFacts Report : Rohypnol and GHB, juin 2004.)

 

MDMA : Adam, Ecstasy, XTC

La MDMA, qu’on appelle Adam, drogue de l’amour, ecstasy ou XTC sur la rue, est une drogue synthétique psychoactive (qui modifie les perceptions) aux propriétés hallucinogènes semblables à celles des amphétamines. Sa structure chimique est semblable à celle de deux autres drogues synthétiques, la MDA et la méthamphétamine, qui causent des dommages au cerveau.

Les croyances au sujet de la MDMA rappellent celles formulées au sujet du LSD dans les années 1950 et 1960, qui ont depuis été réfutées. Selon ses adeptes, la MDMA aide les gens à se faire confiance et peut éliminer les entraves aux relations entre thérapeutes et patients, entre des amants et entre des membres d’une même famille.

 

Risques pour la santé

Symptômes physiques et psychologiques. Bon nombre des problèmes auxquels font face les consommateurs de MDMA sont semblables à ceux qu’on observe chez les consommateurs d’amphétamines et de cocaïne :

  • Problèmes psychologiques comme la confusion, la dépression, les troubles du sommeil, l’état de manque, l’anxiété grave et la paranoïa au cours de la consommation de MDMA et, parfois, des semaines durant (des épisodes de psychose ont été rapportés dans certains cas).
  • Symptômes physiques comme la tension musculaire, les grincements de dents involontaires, la nausée, la vision trouble, les mouvements oculaires rapides, l’évanouissement, les frissons ou la transpiration.
  • Augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle, un risque particulièrement dangereux pour les personnes atteintes de maladies du système circulatoire ou du cœur.

Effets à long terme. De récentes recherches ont conclu que la consommation de MDMA était liée à des dommages durables aux régions du cerveau responsables de la pensée et de la mémoire. On croit que cette drogue endommage les neurones qui, au moyen d’une substance chimique, la sérotonine, communiquent avec d’autres neurones.

La structure et les effets de la MDMA sont proches de ceux de la méthamphétamine, qui entraîne une dégénération des neurones qui contiennent de la dopamine, un neurotransmetteur. Il s’agit d’ailleurs de la cause sous-jacente des troubles locomoteurs associés à la maladie de Parkinson. Les premiers symptômes de cette maladie sont un manque de coordination et des tremblements, et elle peut entraîner une forme de paralysie.

 

Héroïne

Il y a quelques années, certaines personnes tentées de consommer de l’héroïne y renonçaient par peur d’utiliser une aiguille. Ce n’est plus le cas : l’héroïne d’aujourd’hui est si pure qu’on peut la fumer ou l’inhaler, ce qui incite de plus en plus de jeunes de moins de 18 ans à en consommer. Les jeunes qui inhalent ou fument de l’héroïne s’exposent aux mêmes risques élevés de surdose et de mort que ceux qui se l’injectent. Malgré tout, selon l’étude nationale annuelle Monitoring the Future, plus de 40 % des finissants du secondaire ne croient pas qu’essayer l’héroïne comporte de grands risques.

De récentes études laissent entendre qu’en raison de la pureté de l’héroïne d’aujourd’hui et de l’idée fausse selon laquelle on n’acquiert pas de dépendance en inhalant ou en fumant de l’héroïne, ces deux modes de consommation sont maintenant plus populaires que l’injection.

On produit de l’héroïne en transformant de la morphine, une substance naturelle qu’on extrait de la gousse du pavot asiatique. L’héroïne prend habituellement la forme d’une poudre blanche ou brune. Dans la rue, on l’appelle notamment smack, H, skag, héro, poudre, schnouffe, cheval et junk. D’autres noms décrivent des types d’héroïne produits dans une région en particulier, comme Mexican black tar.

Une seule dose suffit à déclencher les effets à court terme de l’héroïne, qui durent quelques heures. Après s’être injecté de l’héroïne, l’héroïnomane affirme ressentir une poussée d’euphorie (« rush ») qui s’accompagne de rougeurs, de l’assèchement de la bouche et d’une sensation de lourdeur aux extrémités. Après cette première période d’euphorie, l’héroïnomane entre dans un état tantôt d’éveil, tantôt de somnolence. Ses capacités mentales deviennent troubles en raison de la dépression du système nerveux central.

Les rapports émanant des données recueillies en 1997 par le Drug Abuse Warning Network (DAWN) auprès des médecins légistes démontrent que l’héroïne et la morphine étaient les drogues ayant causé le plus de décès dans 14 grandes régions métropolitaines des États-Unis. Dans huit autres de ces régions, elles arrivaient au deuxième rang.

Selon les données sur les services d’urgence de 1998 du DAWN, 14 % de tous les épisodes de soins liés à la drogue dans les services d’urgence cette année-là faisaient mention de l’héroïne ou de la morphine. De 1991 à 1996, le nombre de mentions de l’héroïne ou de la morphine a plus que doublé.

 

Risques pour la santé

Effets irréversibles. La consommation d’héroïne entraîne de sérieux problèmes de santé comme une surdose mortelle, une fausse couche, l’éclatement de veines ainsi que des maladies infectieuses comme le VIH/sida et l’hépatite.

Effets à long terme. L’héroïne entraîne des effets à long terme comme l’éclatement de veines, l’infection des parois et des valvules cardiaques, des abcès, la cellulite et des maladies du foie. Des complications pulmonaires peuvent découler de la mauvaise santé de l’héroïnomane et des effets négatifs de l’héroïne sur les capacités respiratoires.

Infections. En plus des effets de la drogue elle-même, l’héroïne vendue dans la rue peut contenir des additifs qui, parce qu’ils ne se dissolvent pas immédiatement, peuvent obstruer les vaisseaux sanguins menant aux poumons, au foie, aux reins ou au cerveau, ce qui peut causer une infection ou encore la mort de petits groupes de cellules dans les organes vitaux.

 

Cocaïne

La cocaïne est une drogue qui crée une puissante dépendance. Les personnes qui essaient la cocaïne décrivent leur expérience comme un puissant état d’euphorie qui leur donne un sentiment de supériorité. Cependant, il est impossible de prédire dans quelle mesure une personne qui commence à prendre de la cocaïne continuera à en consommer. Il est également impossible, pour une personne qui commence à prendre de la cocaïne, de maîtriser son niveau de consommation.

On peut principalement consommer de la cocaïne en l’inhalant, en se l’injectant et en la fumant (y compris la cocaïne épurée, ou crack), et les risques pour la santé demeurent les mêmes, peu importe la méthode. Cependant, il semblerait que la consommation compulsive de cocaïne s’acquiert encore plus rapidement en la fumant qu’en l’inhalant. En fumant la cocaïne, d’extrêmement fortes doses atteignent le cerveau très rapidement, ce qui produit immédiatement un état d’euphorie intense. L’injection de cocaïne est également propice à l’infection au VIH/sida ou à la transmission de celui-ci en cas de partage d’aiguilles ou d’autre matériel d’injection.

 

Risques pour la santé

Effets d’ordre physique. La cocaïne entraîne des effets d’ordre physique comme la constriction des vaisseaux sanguins périphériques, la dilatation des pupilles et l’augmentation de la température corporelle, du rythme cardiaque et de la tension artérielle. Certains consommateurs de cocaïne disent ressentir de l’agitation, de l’irritabilité et de l’anxiété tant au cours des périodes de consommation qu’entre celles-ci. Une tolérance considérable à l’état d’euphorie peut se développer, ce qui fait que bon nombre de toxicomanes affirment qu’ils tentent, sans succès, d’atteindre de nouveau le niveau de plaisir ressenti à la première consommation.

Paranoïa et agressivité. De fortes doses ou une consommation à long terme de cocaïne peuvent provoquer la paranoïa. Un consommateur qui fume du crack peut adopter des comportements paranoïaques particulièrement agressifs. Lorsqu’un toxicomane cesse sa consommation de cocaïne, il peut souffrir de dépression, ce qui l’incite à poursuivre sa consommation de drogue pour apaiser sa dépression.

Effets à long terme. À long terme, l’inhalation de cocaïne peut se traduire par l’ulcération de la muqueuse du nez et causer des dommages assez graves à la cloison nasale pour qu’elle se perfore. Les décès liés à la cocaïne sont souvent le résultat d’un arrêt cardiaque ou d’une crise d’épilepsie suivie d’un arrêt respiratoire.

Dangers supplémentaires. Lorsque les gens mélangent cocaïne et alcool, ils aggravent les risques que pose chacune des drogues et créent, à leur insu, une interaction chimique complexe à l’intérieur de leurs corps. Des chercheurs ont découvert qu’à partir de la cocaïne et de l’alcool, le foie humain fabrique une troisième substance, le cocaéthylène, qui intensifie l’effet d’euphorie que cause la cocaïne et accroît possiblement le risque de décès hâtif.

 

Meth (méthamphétamine)

La méthamphétamine est une drogue stimulante qui engendre une dépendance et produit de puissants effets sur certains systèmes du cerveau. D’un point de vue chimique, la méthamphétamine est étroitement apparentée aux amphétamines, mais ses effets sur le système nerveux central sont plus forts. Les deux drogues peuvent être utilisées à des fins médicales, particulièrement pour traiter l’obésité, mais leur utilisation à ces fins est restreinte.

Sur la rue, on utilise de nombreux noms pour désigner la méthamphétamine, comme speed, meth, chalk, bonbon et peanut. Le chlorhydrate de méthamphétamine, des cristaux clairs ressemblant à de la glace qui peuvent être fumés, est connu sous des noms comme ice, crystal et glass.

 

Risques pour la santé

Risques d’ordre neurologique. La méthamphétamine libère de fortes doses d‘un neurotransmetteur, la dopamine, qui stimule les cellules du cerveau et amplifie l’humeur et l’expression corporelle. Elle semble également produire des effets neurotoxiques : elle endommage les cellules du cerveau contenant de la dopamine et de la sérotonine, un autre neurotransmetteur. Au fil du temps, la méthamphétamine semble réduire le niveau de dopamine, ce qui peut causer des symptômes semblables à ceux de la maladie de Parkinson, un grave trouble du mouvement.

Dépendance. On consomme la méthamphétamine par voie orale ou intranasale (en inhalant la poudre), par injection intraveineuse ou en la fumant. Dès qu’une personne fume ou s’injecte de la méthamphétamine, elle ressent une sensation intense appelée « rush » ou « flash » qui ne dure que quelques minutes et qu’on dit extrêmement agréable. La consommation orale ou intranasale produit une sensation d’euphorie, mais pas de « rush ». Les consommateurs peuvent devenir dépendants rapidement et en prendre de plus en plus fréquemment en doses de plus en plus grandes.

Effets à court terme. La méthamphétamine, même en petite dose, produits des effets sur le système nerveux central comme un état de veille, un niveau accru d’activité physique, une perte d’appétit, un rythme respiratoire accru, de l’hyperthermie, de l’euphorie, de l’irritabilité, de l’insomnie, de la confusion, des tremblements, des convulsions, de l’anxiété, de la paranoïa et de l’agressivité. L’hyperthermie et les convulsions peuvent entraîner la mort.

Effets à long terme. La méthamphétamine augmente le rythme cardiaque et la tension artérielle et peut causer des dommages irréversibles aux vaisseaux sanguins du cerveau, ce qui peut se traduire par un accident vasculaire cérébral. La méthamphétamine peut aussi entraîner des problèmes respiratoires et une anorexie extrême en plus de dérégler le rythme cardiaque. Sa consommation peut causer un collapsus cardio-vasculaire et la mort.

Quel danger pose-t-elle pour les adolescents?

S’il est vrai que la consommation de méthamphétamine diminue aux États-Unis, la vaste couverture médiatique dont cette drogue fait l’objet soulève de nombreuses questions et fait en sorte que les parents ont peur que leurs enfants soient mis en contact avec cette dangereuse substance, voire qu’ils la consomment. La méthamphétamine est un stimulant consommé pour ressentir un effet d’euphorie, pour perdre du poids et pour intensifier sa libido. L’inconvénient de ces effets est la dépendance, qui est accompagnée d’une variété d’effets toxiques à court et à long terme. Un des effets secondaires les plus graves et désagréables, la « bouche meth », fait en sorte que les dents pourrissent de l’intérieur.

Les parents doivent parler de la méthamphétamine et de ses effets sur l’organisme à leurs enfants. Les parents doivent aussi reconnaître les signes de consommation de méthamphétamine chez leurs adolescents. Certains des signes et symptômes les plus courants sont une dilatation extrême des pupilles, l’assèchement ou le saignement du nez et des lèvres, des problèmes chroniques au nez ou aux sinus et la mauvaise haleine. Puisque la méthamphétamine est un stimulant, les consommateurs deviennent aussi hyperactifs et irritables. Ils ne sont plus intéressés à dormir ou à manger, ce qui se traduit par une perte de poids draconienne, voire l’anorexie. La méthamphétamine peut aussi rendre les consommateurs agressifs, nerveux et incohérents.

La méthamphétamine entraîne des effets à long terme comme l’irritabilité, l’anxiété, l’insomnie, des tremblements semblables à ceux du Parkinson, des convulsions et de la paranoïa ainsi que des effets à long terme comme l’augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle, des dommages aux vaisseaux sanguins du cerveau, un accident vasculaire cérébrale ou même la mort. Les symptômes psychotiques peuvent parfois durer des mois ou des années, même après avoir cessé de consommer la drogue.

La consommation de méthamphétamine chez les jeunes diminue. L’étude Monitoring the Future indique que chez les jeunes de 8e, de 10e et de 12e année, la consommation de méthamphétamine a chuté de 28 %, 47 % et 51 % respectivement au cours des trois dernières années.

Il est important de prendre note que la marijuana demeure la drogue la plus consommée au pays — environ 2,5 millions de personnes en ont consommé au cours du dernier mois, tandis qu’un demi-million de personnes ont consommé de la méthamphétamine ou de l’ecstasy au cours de la même période. On parle souvent de la méthamphétamine dans les médias en raison du caractère spectaculaire de ses effets et de ses conséquences. Des laboratoires illégaux de méthamphétamine explosent souvent, et les incendies mettent les collectivités en danger. Les laboratoires de méthamphétamine situés sur des terres publiques menacent les randonneurs et les touristes. Les services sociaux de bien des régions débordent d’enfants des consommateurs de méthamphétamine, souvent abandonnés et négligés. Puisqu’on peut aisément fabriquer de la méthamphétamine avec des ingrédients courants et de l’équipement ménager facile d’accès, sa distribution peut être vaste et peu coûteuse.

De nombreux adultes dépendants de la méthamphétamine deviennent si obsédés par la drogue qu’ils en négligent leurs enfants. Dans 20 % des laboratoires de méthamphétamine ayant fait l’objet d’une rafle en 2002, des enfants étaient sur place. En plus d’être négligés, les enfants qui vivent dans des laboratoires de méthamphétamine courent une variété de risques, dont ceux habituellement liés à ces laboratoires : incendies, explosions et contact avec des produits chimiques extrêmement toxiques. L’exposition prolongée aux produits chimiques qu’on retrouve dans un laboratoire de méthamphétamine peut endommager le cerveau, le foie, les reins et la rate et peut causer le cancer.

Si vous croyez qu’un adolescent que vous connaissez consomme de la méthamphétamine ou est mis en contact avec celle-ci, prenez votre courage à deux mains et parlez-lui. Abordez avec lui les risques et les effets de cette substance. Même lorsqu’on n’est pas dépendant à la méthamphétamine, l’expérimentation est déjà un trop grand risque. Si votre conversation est interrompue, reprenez-la dès que possible.

La méthamphétamine, communément appelée meth ou ice, est une drogue psychostimulante et sympathomimétique. Elle s’introduit dans le cerveau et libère successivement de la noradrénaline, de la dopamine et de la sérotonine. Puisqu’elle stimule la voie biochimique de récompense du cerveau, ce qui entraîne euphorie et agitation, il est très facile d’en consommer de façon excessive et d’y devenir dépendant. Le consommateur de méthamphétamine peut devenir obsédé ou exécuter à répétition certaines tâches comme le ménage, le lavage des mains ou le montage et le démontage d’objets. Le sevrage se caractérise par des symptômes comme l’excès de sommeil, des troubles de l’alimentation et des symptômes semblables à la dépression qui s’accompagnent souvent d’anxiété et d’un état de manque.

 

Crack

Le crack, ou cocaïne épurée, est une forme de cocaïne pouvant être fumée qui ressemble à des cristaux ou à des roches. On obtient cette forme de cocaïne en faisant subir une transformation chimique à de la poudre de cocaïne.

Surnoms : angie, blow, C, Charlie, coca, coco, coke, crack, dust, flake, freebase, hard, Henry, neige, nose candy, poudre, roche, rock, snow, stardust. La cocaïne épurée, qu’on surnomme le plus souvent « crack », aurait été créée et popularisée au début des années 1980. En raison des risques que pose l’utilisation d’oxyde de diéthyle dans la fabrication de crack pur pour les producteurs, ceux-ci se sont mis à sauter l’étape qui consiste à retirer le précipité du mélange d’ammoniac. Généralement, ils sautent également certains processus de filtration. Aujourd’hui, on utilise le plus souvent du bicarbonate de soude comme base au lieu de l’ammoniac afin de réduire l’odeur et la toxicité du produit ; cependant, toute base faible peut servir à produire du crack. Lorsqu’on « cuisine » la cocaïne, le ratio cocaïne/bicarbonate de soude se situe entre 1:1 et 2:3.

 

Effets à court terme

La consommation de cocaïne produit de nombreux effets indésirables et dangereux. Un cocaïnomane peut être agité et se sentir nerveux. La cocaïne peut aussi produire chez le consommateur un état d’euphorie qui le fait sentir éveillé, plein d’énergie et loquace. Les sens de la vue, de l’ouïe et du toucher s’aiguisent, et on peut se sentir calme et en maîtrise de la situation. Cependant, ces effets ne durent pas longtemps. Lorsque l’état d’euphorie s’estompe, la personne peut devenir anxieuse et dépressive et ressentir un état de manque intense. Certaines personnes prolongent l’état d’euphorie en continuant de prendre de la drogue des heures ou des jours durant.

À court terme, la consommation de cocaïne peut produire bon nombre d’autres effets :

  • fatigue mentale et physique retardée ;
  • perte d’appétit ;
  • augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque ;
  • réflexes exagérés ;
  • respiration accélérée ;
  • pupilles dilatées ;
  • assèchement de la bouche ;
  • anxiété ;
  • pensées paranoïdes.

De plus, la personne peut aussi souffrir des symptômes suivants :

  • agitation sévère ;
  • psychose paranoïde ;
  • nausées et vomissements ;
  • hausse de la température corporelle et sueurs froides ;
  • hallucinations ;
  • tremblements et secousses musculaires.

Une surdose de cocaïne peut être mortelle. Le décès peut se produire en raison d’une arythmie cardiaque, d’un accident vasculaire cérébral, d’une crise d’épilepsie ou d’un arrêt respiratoire. Aucun antidote connu ne peut neutraliser les effets de la drogue. Si vous croyez être témoin d’une surdose, faites appel aux services d’urgence sans tarder.

 

Effets à long terme

La consommation de grandes quantités de cocaïne pendant longtemps peut produire bon nombre d’effets indésirables. Les cocaïnomanes peuvent souffrir de dépression, éprouver des changements d’humeur ou devenir agités et nerveux. Leur comportement peut être imprévisible, bizarre ou violent.

Certains peuvent devenir psychotiques et manifester les symptômes suivants :

  • paranoïa ;
  • hallucinations ;
  • délire.

Les cocaïnomanes endurcis peuvent souffrir de troubles du sommeil et passer d’une faim extrême à une perte d’intérêt envers la nourriture. Ils peuvent aussi souffrir d’impuissance (dysfonction sexuelle) et d’autres complications d’ordre médical comme l’augmentation de la tension artérielle et l’arythmie cardiaque.

L’inhalation régulière de cocaïne se reconnaît à un nez rouge et crevassé qui coule fréquemment. Un cocaïnomane peut perdre son sens de l’odorat et contracter des infections au sinus. La paroi entre les narines peut se perforer et saigner souvent.

Fumer du crack peut entraîner des douleurs à la poitrine et des difficultés respiratoires (le « poumon du crack »).

Les cocaïnomanes souffrent souvent de problèmes sociaux. L’achat, la préparation et la consommation de drogue les préoccupent, ce qui peut nuire à leur rendement scolaire et professionnel.

Le partage du matériel lié à la drogue, comme les aiguilles, les pipes, les pailles et les cuillères, favorise la transmission de virus comme le VIH/sida, l’hépatite B et l’hépatite C.

La cocaïne et le crack peuvent-ils nuire aux fœtus et aux nouveau-nés ?

La consommation de cocaïne au cours de la grossesse peut accroître les risques de fausse couche et d’accouchement prématuré. Le poids des nouveau-nés peut être inférieur à la moyenne. Les bébés nés de parents cocaïnomanes peuvent :

  • être irritables ;
  • être difficiles à nourrir ;
  • ne pas bien dormir plusieurs semaines après leur naissance.

La cocaïne crée-t-elle une dépendance ?

Oui, la cocaïne crée une dépendance. Sa consommation régulière peut entraîner une tolérance à ses effets. Les cocaïnomanes peuvent aussi acquérir une dépendance psychologique qui se caractérise par un état de manque intense même lorsque le cocaïnomane est conscient de ses graves conséquences.

Les cocaïnomanes qui cessent soudainement leur consommation peuvent éprouver les symptômes suivants :

  • épuisement ;
  • sommeil prolongé et agité ;
  • faim ;
  • irritabilité ;
  • dépression ;
  • pensées suicidaires ;
  • état de manque intense.

 

PCP – Poussière D’Ange

Noms commerciaux et noms utilisés dans la rue pour décrire la PCP : Phencyclidine, Angel dust, elephant, hog, mess, mescaline, pilule de la paix, poudre d’ange, poussière d’ange, rocket fuel (killer weed, supergrass : PCP mélangée à de la marijuana).

 

Description de la PCP

La PCP est une poudre cristalline blanche soluble dans l’eau ou l’alcool. Son goût chimique et amer est caractéristique. On la retrouve sous forme de comprimé, de capsule, de liquide, de cristal, de pâte et de poudre colorée. On la fait souvent passer pour une autre drogue comme le LSD. On peut l’inhaler, la fumer ou l’ingérer. Lorsqu’on la fume, on mélange souvent la PCP à des feuilles comme de la menthe, du persil, de l’origan, du tabac ou de la marijuana. Puisqu’on l’ajoute souvent à d’autres drogues, on peut consommer de la PCP sans le savoir.

 

Effets de la PCP

La PCP est une drogue « dissociative », c’est-à-dire qu’elle déforme la vision et l’ouïe et produit un sentiment de détachement par rapport à son milieu et à son identité. Dans la plupart des cas, ceux qui consomment cette drogue pour la première fois vivent un « mauvais voyage » (bad trip) et cessent d’en consommer. À petite dose, la PCP produit des effets comme la dépression respiratoire légère, des rougeurs et une transpiration abondante. À forte dose, elle entraîne des nausées, des vomissements, la vision embrouillée, des mouvements oculaires rapides, une production de bave, la perte d’équilibre et le vertige. Leurs propos sont souvent confus. La confusion que produit la consommation de drogue peut mener à un décès accidentel. À long terme, la consommation de PCP peut entraîner la dépendance, la perte de mémoire, des difficultés d’élocution et de réflexion, la dépression et la perte de poids. Les symptômes peuvent durer jusqu’à un an après l’arrêt de consommation de PCP. Des troubles de l’humeur et des flashs-back peuvent se produire.

 

LSD

Le LSD, ou acide, est inodore et incolore. Il possède un goût légèrement amer et est généralement consommé par voie orale. Souvent, on imbibe du papier absorbant – du buvard, par exemple – de LSD, puis on le divise en petits carrés ornés d’un dessin ; chacun représente une dose.

 

Risques pour la santé

Effets physiques et psychologiques à court terme. Les effets du LSD sont imprévisibles. Ils dépendent de la quantité de drogue consommée, de la personnalité, de l’humeur et des attentes du consommateur ainsi que des circonstances de consommation de la drogue. Le consommateur ressent généralement les premiers effets de la drogue 30 à 90 minutes après l’avoir prise. Ses effets d’ordre physique sont les pupilles dilatées, une hausse de la température corporelle, l’augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle, la transpiration, la perte d’appétit, l’insomnie, l’assèchement de la bouche et des tremblements.

Les sensations et les émotions du consommateur évoluent de façon beaucoup plus spectaculaire que les symptômes physiques. Le consommateur peut ressentir plusieurs émotions différentes à la fois ou passer rapidement d’une émotion à l’autre. Une assez grande quantité de drogue produit un délire et des hallucinations visuelles chez le consommateur, dont les sens du temps et de l’identité sont modifiés. Le consommateur peut avoir l’impression que ses sens se mélangent, qu’il peut entendre des couleurs et voir des sons. Ces changements peuvent être effrayants et entraîner la panique.

L’état hallucinogène que cause le LSD dure longtemps ; il commence habituellement à s’estomper après environ 12 heures. Certains consommateurs de LSD ont des pensées et des sensations extrêmement terrifiantes, craignent de perdre le contrôle, ont peur de devenir fous ou de mourir et deviennent désespérés. Des accidents mortels se sont déjà produits en raison de l’état d’ivresse causé par le LSD.

Flash-back. Bon nombre de consommateurs de LSD vivent des flash-back, c’est-à-dire qu’ils revoient certains moments de leur vie, et ce, sans reprendre de drogue. Un flash-back se produit soudainement, souvent sans avertissement, et peut survenir quelques jours ou plus d’un an après avoir consommé du LSD. Les flash-back touchent généralement les gens qui font une utilisation chronique d’un hallucinogène ou qui souffrent d’un trouble sous-jacent de la personnalité ; cependant, les gens en santé qui consomment occasionnellement du LSD peuvent aussi subir des flashs-back. Les « mauvais voyages » (bad trip) et les flash-back ne sont qu’une partie des risques de la consommation de LSD. Les consommateurs de LSD peuvent subir des psychoses durables, comme la schizophrénie ou la dépression grave. Il est difficile d’établir l’étendue des liens entre le LSD et ces maladies ainsi que la façon dont le LSD provoque celles-ci.

 

Psilocybine (champignons)

La psilocybine est un hallucinogène naturel qu’on retrouve dans certaines espèces de champignons. Les hallucinogènes modifient les perceptions d’une personne de sorte qu’elle voit, entend ou ressent des choses qui n’existent pas. On la vend sur la rue sous forme de champignons entiers séchés ou de poudre brune. On fabrique parfois la composante active dans des laboratoires illégaux, puis on la vend sur la rue sous forme de poudre blanche, de comprimés blancs ou de capsules.

On peut manger les champignons crus ou cuits. On peut les tremper dans de l’eau chaude pour préparer un « thé » aux champignons ou les mélanger à du jus de fruits pour former un « délice aux champignons » (fungus delight). On peut aussi les inhaler ou se les injecter, mais ces méthodes sont moins courantes.

Surnoms : champignons magiques, champignons, magic, magic mushrooms, mushrooms, shrooms, shrums, mush, mushies, fungus, fungus delight

Quels sont les effets de la psilocybine sur l’organisme ?

Une fois les champignons ingérés, la psilocybine est absorbée dans la circulation sanguine. La vitesse à laquelle elle atteint le cerveau dépend de la méthode de consommation. On ressent généralement les effets de la psilocybine quelques minutes après avoir consommé du « thé » ou dans les 30 minutes suivant l’ingestion des champignons eux-mêmes. Ces effets durent de trois à six heures environ, et certaines personnes peuvent souffrir d’hallucinations jusqu’à quatre jours durant.

 

Effets à court terme

La psilocybine peut créer un sentiment d’anxiété et des crises de paniques chez celui qui la consomme. Les consommateurs peuvent avoir des hallucinations et perdre le contact avec la réalité. La psilocybine peut aussi déformer les perceptions visuelles. Certaines personnes peuvent aussi croire qu’elles « voient » la musique ou « entendent » les couleurs.

À court terme, la consommation de psilocybine peut produire bon nombre d’autres effets comme les suivants :

  • étourdissements ;
  • pupilles dilatées (et vision embrouillée) ;
  • nausées et vomissements ;
  • assèchement de la bouche ;
  • engourdissements, particulièrement du visage (paresthésie) ;
  • réflexes exagérés ;
  • transpiration et augmentation de la température corporelle suivies de frissons et de tremblements ;
  • affaiblissement et tremblements musculaires ;
  • augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque.

Elle peut également entraîner les symptômes suivants :

  • paranoïa ;
  • confusion et désorientation ;
  • agitation sévère ;
  • perte de coordination ;
  • incontinente urinaire ;
  • convulsions.

Une fois que les effets des champignons se sont estompés, le consommateur peut se sentir très fatigué, déprimé et léthargique pendant quelques jours.

Aucun décès directement lié à une surdose de champignons magiques n’a été signalé.

Effets à long terme

Les effets à long terme de la consommation de psilocybine n’ont pas été étudiés. Certaines personnes ont vécu une psychose prolongée qui s’apparente à la schizophrénie paranoïde. La psychose, une perte de contact avec la réalité, est un trouble mental qui touche la personnalité.

La psilocybine peut-elle nuire au fœtus ?

Les effets de la psilocybine sur le fœtus sont inconnus.

La psilocybine crée-t-elle une dépendance ?

Aucune donnée ne permet de prouver que la consommation continue de psilocybine crée une dépendance physique ou psychologique. Cependant, les gens qui en consomment régulièrement peuvent devenir tolérants aux effets qu’elle produit. L’acquisition d’une tolérance absolue, c’est-à-dire qu’aucune quantité de psilocybine ne peut produire les effets recherchés pendant plusieurs jours, fait en sorte que le consommateur doit cesser sa consommation pendant quelques jours pour retrouver une sensibilité.

 

Source : canadasansdrogue.org
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mercredi 14 novembre 2018

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