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Le tarot serait-il le livre de Thot-Hermès ?

Le tarot serait-il le livre de Thot-Hermès ?
« Le Tarot offre le cachet suprême de l'art qui est la simplicité. Les hiéroglyphes du Tarot, ce vieil et vénérable Livre de la Nature, cette bible d'Hermès, correspondent à un nombre, signe actif et universel d'une idée. » (François Jollivet-Castelot)

« Les tarots sont l'hiéroglyphe complet du Grand Œuvre alchimique qui contient 21 opérations avant d'atteindre la perfection de l'Élixir. » (Fulcanelli)

 

LE TAROT SERAIT-IL « LE LIVRE DE THOT-HERMÈS »?

Le Tarot, dont nul ne connaît l'origine véritable, est considéré par ses amis comme le résumé symbolique de la Tradition primitive commune à l'ensemble de l'humanité.

Mon cheminement personnel, à la recherche de vérité, m'a donc tout naturellement conduit jusqu'à lui et j'ai entrepris ma pérégrination au sein du labyrinthe de ce Livre unique il y a plus de 20 ans maintenant ; ce qui ne présente pas d'intérêt particulier pour autrui excepté celui de signifier qu'une telle complicité est une œuvre de longue, très longue haleine, et qu'il ne suffit pas de se rendre dans une librairie spécialisée pour acquérir un “jeu” et compulser une méthode de divination pour entrer en intimité avec lui, car un tel compagnonnage est le résultat personnel d'une vie.

                                  
                                

Près de vingt années ont été nécessaires pour me résoudre à fixer quelques-unes des réflexions conservées de mon pèlerinage incessant au sein des Arcanes, de ce “topo-guide” en images des mystères enseignés dans la grande pyramide de Thot et dans le Temple d'Hermès, et au cours duquel j'ai suivi le conseil donné aux adeptes des écoles de mystères égyptiennes et grecques, hermétique et pythagoricienne, selon lequel l'initié doit, à un moment donné de son parcours intime, se consacrer à l'étude de l'une des trois sciences sacrées de la Tradition Primordiale, c’est à dire : L'Astronomie sacrée, (à ne pas confondre avec l'astrologie évènementielle des pythonisses autoproclamées des hebdomadaires du week-end), la Cabbale Mystique (bien antérieure à la Kabbale hébraïque - relative à l'étude des idéogrammes du Grand Livre de la nature et qui ne saurait se limiter à la correspondance analogique des lettres et des chiffres des textes vétérotestamentaires), et enfin, l'Alchimie Transcendantale ou "Alchimie Philosophale", laquelle est indépendante de l'alchimie opérative avec laquelle elle ne présente que des rapports ténus, souvent incompris; étant précisé que le Tarot appartient à la seconde de ces voies de l'Esprit et que l'étude intime de l'une d'entre elles met inévitablement l'adepte en rapport implicite avec les deux autres.

L'origine et la signification du nomen “Tarot” restent incertaines ; il proviendrait selon Court de Gébelin des mots égyptiens « Tar » : la voie, et « Ro » : royal, et c'est à Etteilla que nous devons l'appellation utilisée par les compagnons de cette première bande-dessinée hermétique : “Le Livre de Thot”.

Pour ma part, en raison de ses correspondances, je lui réfère une alliance directe avec le « Corpus Herméticum » et la « Table d'Émeraude », que le Tarot, en vérité, traduit en images-idéogrammes...

 

LE LIVRE DE « THOT-HERMÈS »

                                  
                                

Thot était, et demeure, comme Hermès son correspondant gréco-romain actualisé par la pensée occidentale, le « Néter » utilisé par les prêtres-médecins initiés aux grands mystères de l'Égypte ancienne pour désigner l'intelligence de l'âme incarnée en correspondance directe avec l'Intelligence cosmique universelle qui préside à la Grande Architecture Universelle et organisant et “gouvernant tous les mondes”. Il peut se traduire par : “TOUT”. C'était, pour les anciens égyptiens, l'archétype de la sagesse et des sciences sacrées, l'inventeur des nombres et de l'écriture occulte transmis aux humains par son alter ego féminin Séschat :

“La Dame aux écritures, Maîtresse de l'architecture”.

Thot est représenté avec une tête d'ibis, oiseau des dieux, et les grecs se l'approprièrent sous la dénomination d'Hermès le “trois fois mage”, synthèse en Un des rois mages de la tradition de l'ancien testament ; c'est le Néter de l'Intelligence suprême accessible à l'initié qui a redressé son djed et qui a recourbé son temps propre.

L'Hermétisme personnifié par Thot-Hermès, science et spiritualité opératives conjuguées, n'est donc ni une religion, ni un système de pensée parmi tant d'autres, ni une école où se transmettrait un savoir particulier, c'est tout simplement l'Art d'apprendre par le miracle de la connexion de l'intime humain avec l'Universel céleste, ce que les chrétiens d'origine, avant les réinterprétations erronées de Paul et de ses épigones, dénommaient la Voie du Salut Tri-Unitaire enseignée par le Christ incarné, que les hermétistes désignent sous le terme d'Idéal de Résurrection.

"Hermès Trismégiste", auteur supposé de nombreux ouvrages grecs, n'est autre que le "Thot" égyptien. 

                                  
                                

Dès les temps de Platon, Hermès fut identifié à ce personnage fabuleux qui passait pour l'inventeur du langage de l'alphabet, de l'écriture et de toutes les sciences. De tous les écrivains de l'ancienne Égypte, le dieu Thot a été le plus fécond, pour la bonne raison que c'est sous ce nom collectif qu'écrivait la caste sacerdotale, ce qui explique la variété et la valeur des nombreux ouvrages dits hermétiques attribués à Hermès, lesquels ne sont parvenus jusqu'à nous que par leur traduction grecque et avec de nombreuses interpolations.

Les livres de Thot sont au nombre de quarante-deux ; ils renfermaient toutes les règles, préceptes et documents relatifs aux arts, aux sciences, à la religion et au gouvernement de l'Égypte ; dans leur ensemble, ces livres sacrés embrassaient toutes les connaissances humaines et formaient pour ainsi dire une vaste Encyclopédie égyptienne, dépositaire de tout savoir.

"Les livres de Thot étaient conservés dans les sanctuaires des temples, n'étaient jamais ouvert pour le peuple, on les lui montrait seulement dans les fêtes solennelles pendant les cérémonies religieuses."
(Ernest Bosc, Isis dévoilée, page 27)

Ce qui précède explique pourquoi il convient, selon moi, de dénommer le Tarot en sa forme originelle du Tarot dit de Marseille : « Livre de Thot-Hermès », car il constitue une synthèse parfaite des 42 livres du Thot des mystères de la Vieille Égypte et de celui de l'Hermès des mystères d'Éleusis réunis, c'est-à-dire de la totalité de la Connaissance accessible à l'homme, pour celui qui peut la déchiffrer.

Le « Tarot » ou « Livre de Thot-Hermès » constitue donc l'Ouvrage Unique destiné aux Mages réalisés, modèles discrets d'humanité, qui sont à la fois prêtres et médecins, qui portent en eux à la fois l'Intelligence divine, la Pensée incarnée et le Verbe vivant ; ce qui se trouve confirmé aussi dans cette autre citation d'Ernest Bosc (Isis dévoilée, page 26) :

“Généralement, dans tous ces manuscrits, la médecine est associée à la magie, presque toutes les recettes pharmaceutiques y sont accompagnées d'incantations spéciales qui devaient en assurer le succès ; ajoutons que les égyptiens n'accordaient pas au mot magie le même sens que nous”.

Le Livre de Thot-Hermès a été conçu et mis en forme par des guides anonymes selon l'idée que la Tradition Primordiale qu'il conserve et transmet aux initiés ne survit pas à travers une organisation quelconque, car toute organisation humaine ne peut que se limiter à embaumer, momifier, rigidifier et trahir ce à quoi elle a eu accès.

C'est pourquoi ce Grand Livre de la Nature et de l'Univers n'est pas écrit avec un alphabet particulier, mais avec le langage universel des symboles communs à l'ensemble de l'humanité, qu'il n'appartient à aucune école de pensée en particulier, que personne ne peut en revendiquer la paternité, mais qu'il reste à la disposition, individuellement, de celui qui présente les qualités requises pour recevoir son enseignement, ce qui peut justifier une vie entière pour l'approcher dans sa globalité, traduisant en cela la loi énoncée par ceux, anonymes, qu'il convient de désigner sous le générique de Saint Jean :

“Le vent souffle où il veut, tu entends sa voix mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va – ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit”.

Cela a déjà été dit, le Livre de Thot-Hermés est une synthèse en images-idéogrammes du « Corpus Herméticum » attribué à Hermès Trismégiste et de la « Table d'Émeraude ».

Or, France Yates a démontré que ces ouvrages universels ne constituent pas seulement des traités ou recueils de pratiques occultes, mais qu'ils correspondent à une véritable somme scientifique qui a influencé des “esprits universels” tels : Pic de la Mirandole, Copernic, Giordano Bruno, John Dee, Léonard de Vinci, Newton ; elle a aussi établi que le Corpus Herméticum, à travers son récit de la Création, explique l'Adam Hermétique qui connaît certes une chute, mais qui, à la différence de celui de la Genèse, reconquière son pouvoir sur la nature par une communion magique avec le cosmos, avec le Maître du Tout et que cet Être régénéré, qui a retrouvé sa part interne de Divinité, n'est plus seulement un homme mais un Mage, c'est-à-dire à la fois un prêtre de la Religion Universelle et un médecin pour les corps et les âmes incarnées.

Le Tarot retrace en cartes, véritables “topoguides” successifs destinés à la conscience, les étapes de ce processus de réalisation de l'Être incarné et de sa réintégration, de sa réinsertion, dans le Grand Plan Cosmique.

La multiplicité innombrable des “jeu de tarots” en circulation démontre l'intérêt que lui porte les “chercheurs”, voire les passions qu'il suscite, or nous savons que, sur le chemin de La Connaissance, les passions ne sont pas les meilleurs conseillères; de surcroît, cette abondance de jeux indique qu'à chaque époque Le Livre de Thot-Hermès a subi, sous des formes diverses et variées, les influences culturelles et philosophiques de la pensée dominante, donc relative, des multiples sociétés humaines où elle s'exprimait, d'où l'intérêt d'essayer de déterminer la forme du Grand Jeu qui se rapproche le plus de “l'original”.

Beaucoup d'hypothèses ont été émises quant à l'origine du Tarot, dont aucune n'est prouvée.

Ce que nous savons avec certitude aujourd'hui, c'est que le plus ancien livre connu sous cette forme imagée est le livre de la Roue du « Yi King » (un Tarot ?), composé de 64 cartes, qui serait apparu vers 3000 avant notre ère vulgaire à partir du livre sacré chinois : « Le Livre des Mutations ».

Il résulte des recherches sérieuses que, sous sa forme actuelle, le Tarot ne provient pas d'Égypte, mais qu'il a été colporté par les Tsiganes, autrement appelés Bohémiens souvent de façon péjorative, grands opératifs des sciences divinatoires en raison du caractère nomade de leurs clans ou tribus (favorisés en cela par leurs circonvolutions permanentes sur notre planète Terre en concordance avec le mouvement perpétuel de la Nature), lesquels Tsiganes sont génétiquement d'origine indo-européenne alors qu'ils ont été considérés à tort pendant longtemps comme les descendants errants des anciens égyptiens en mal de la Vieille Égypte.

L'origine historique et géographique égyptienne du Tarot n'est donc pas établie, et si la référence à la culture ancestrale de l'Égypte ancienne reste pertinente, c'est par le fait qu'il porte en lui les grands mystères des écoles du mêmes nom à l'origine des enseignements dispensés dans les temples et pyramides de la vallée du Nil.

C'est en Italie, au XVe siècle, à Milan, Ferrare et Bologne, que le Tarot dit de Marseille trouve sa pleine expansion; il rayonne ensuite sur l'Europe entière, et c'est à cette époque que sont fixés sous leur forme actuelle les Arcanes majeurs ou Triomphes ; ce que nous dénommons donc le Tarot de Marseille peut être considéré comme d'origine italienne sans que cette constatation logique puisse toutefois être retenue avec certitude.

Ce qui est sûr, c'est qu'il correspond sous la forme que nous lui connaissons aujourd'hui à la pensée occidentale de la Renaissance italienne portée par les Maîtres du mysticisme, de l'occultisme et de l'ésotérisme, tels Pic de la Mirandole, Giordano Bruno, Léonard de Vinci et Dante, pour ne citer que ceux qui suscitent depuis longtemps mon intérêt, lesquels Maîtres de “l'étrange” ont créé ce qu'il convient d'appeler la Renaissance en reprenant sous les formes diverses des arts et des sciences les enseignements du Corpus Herméticum et de la Table d'Émeraude contenus dans le Tarot avant même que l'œuvre gigantesque de traduction et de décryptage de Marcil Ficin n'ait été entreprise.

Ce Jeu sacré, dénommé Tarot de Marseille, fut pour la première fois imprimé à Avignon pour des raisons uniquement politiques et, surtout, fiscales.

L'un des jeux de tarots les plus anciens qui serait à l'origine du Tarot dit « de Marseille » sous une forme dessinée primitive est daté de 1392 et il est connu sous le nom de Tarot de Charles VI, avec les réserves nécessairement d'usage pour un tel sujet. Ce qui signifie, aussi, que le Tarot – Livre de Thot-Hermès a été conçu par ses auteurs anonymes comme un moyen de dépôt et de transmission cryptée de la Tradition Primordiale, de la Religion Universelle originelle, pour être tenu à la disposition de ceux qui le désirent, en se montrant respectueux et compétents, et qu'il ne saurait valable ment être rattaché à un auteur, à une époque, à une culture ou à une société particulière dès lors qu'il les comprend toutes à la fois.

Quelques-uns des Maîtres passés les plus respectables et respectés, essayèrent pourtant de transcrire dans le Tarot dit de Marseille leurs connaissances acquises en le réformant ; ces tentatives sont méritoires au regard de la volonté de léguer à leurs disciples sous forme cryptée le fruit de leurs recherches et découvertes ; elles ne doivent toutefois pas se substituer à l'œuvre originale, d'autant que, malgré leurs sincérités et compétences respectives indéniables, ces maîtres passés n'étaient souvent pas d'accord entre eux quant à l'essentiel sur ce point, et que, pour certains, ils n'eurent que le souci de relier ce Grand Jeu de la Nature à une tradition donnée (kabbale hébraïque pour certains, bible pour d'autres) ce qui est par essence même une erreur dès lors, d'une part, qu'il est constant que le Tarot n'est pas issu de ces traditions particulières et ponctuelles auxquelles il s'oppose même fondamentalement en de nombreux points et, d'autre part, qu'il ne peut s'agir dans la réalisation du Grand Œuvre de réduire le Tout, aux éléments diffractés donc imparfaits et incomplets d'une culture religieuse spécifique à une race ou à une histoire particulière.

Peuvent être en ce sens cités les travaux de Court de Gébelin, Docteur Encause dit Papus, d'Oswald Wirth et d'Etteilla (de son vrai nom Alliette) dont on dit de manière absurde pour ce dernier qu'il aurait inventé la divination par le Tarot, alors que les Bohémiens, certes sous forme orale mais de manière indiscutable, l'utilisent à cette fin depuis au moins 400 ans au moment où Etteilla en développe l'usage en 1785.

Le disciple du Livre de Thot-Hermès pourra se reporter avec intérêt aux travaux des maîtres précités, en prenant garde de ne pas substituer ses interprétations personnelles à la nécessaire approche intime du Livre original de la Nature; car, in fine, ces auteurs, comme tous les autres, ont travaillé à partir du Tarot originel dit “de Marseille” et ils ont tenté avec plus ou moins de bonheur de lui ajouter ou de lui retrancher des éléments personnels en fonction de leur propre compréhension ponctuelle, donc relative.

Malgré leurs compétences et sincérité respectives, ces adeptes de l'occultisme ne se sont pas rendu compte que la traduction du Grand Livre de la Nature que constitue le Livre de Thot-Hermès ne s'interprète pas de façon générale, qu'il est lu par chaque disciple compétent en toute intimité individuelle, qu'il se suffit à lui-même sans qu'il soit nécessaire de lui apporter quoi que se soit de supplémentaire à caractère humain ou intellectuel, voire philosophique.

Point n'est donc besoin de redessiner, réécrire, réinventer le Tarot synthèse des sciences sacrées ; il suffit de s'en emparer en sa forme originelle fixée au moment de la Renaissance et de vivre en symbiose avec lui dans la durée, en étant conscient que le maître véritable dans cet accouplement d'une dimension “sur-naturelle” n'est pas celui que l'on croit.

À cet effet, l’initié s’en remettra à un Tarot de Marseille, traditionnel, et choisira préférablement une des versions d’un Tarot imagés par des initiés : Vieville, Noblet, Dodal, Payens, Burdel, Conver, ou le contesté Marteau.

 

                                  
                                

Parmi les éditions modernes, ré-édition, et rénovations de Tarots, on peut citer les travaux salutaires de Camoin-Jodorowski, de Jean-Claude Flornoy, de maître Henri Corbeau, artisan du Tarot, des éditions Dedalus et des éditions Bourg-Manoir. Ces derniers, nous proposent des Tarots de qualité, rénovés dans le respect, avec l’intention de redonner à cet instrument de divination ses lettres de noblesses...

Quelque soit le Tarot que vous choisirez, le meilleur conseil est de choisir un Tarot qui respectera l’ordre et le sens des archétypes du Tarot dit « de Marseille », donc de préférence un jeu qui respecte les préceptes du Livre de Thot-Hermès.

 

TAROT ET "CABBALE D’HERMÈS"

Pour la Providence ce qui est « union » ou « désunion », devient amour ou haine pour la Conscience, et plaisir ou souffrance pour le Destin.

 

Nous retrouvons au niveau des principes le Nombre 1, (la Providence), le Nombre 2, (la Conscience), le Nombre 3, (le Destin, et le germe transformateur).
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Essayons de voir comment s’articulent ces principes sur une des plus anciennes kabbales, mais aussi une des plus incontournables ; nous parlons ici des lames du livre de Thoth (le Tarot), et de ses 22 Arcanes majeurs.

Le livre de Thoth (le Tarot) peut paraître simple et facile et pourtant, ce principe est d’une profondeur quasi insondable...

C’est un processus fractal qui se retrouve à l’identique dans l’infiniment petit les fameux Quarks, et dans l’infiniment grand la Lumière, la Matrice Universelle, le Logos...

D’abord il convient de dire que le Nombre 1, le grand TOUT, ne se divise pas, Il ne fait que se multiplier, comme une corde qui se dédouble et donne l’impression de deux lorsqu’elle se replie sur elle même... Merveilleux symbole de l’ancienne Égypte et du dieu Ptah...

Ce grand « TOUT » est obligatoirement constitué de trois éléments indissociables, Amon-Râ-Ptah, (le « + », le « - », le « neutre »), le mâle, la femelle, l’androgyne, le père, la mère et le fils, le 1, le 2 et le 3, les plus purs symboles d’un principe que nous retrouvons chez Pythagore, qui n’en est pas l’auteur, mais le transmetteur...

1 (Potentialité) 2 (Apprentissage) 3 (Mise en Œuvre)

C’est aussi les triades Bardiques, les trois éléments fondamentaux du Yi King et encore le sage chiffre « 3 » des Tables d’Émeraude, qui ne commence jamais par le 1. C’est le mercure, le soufre et le sel des Alchimistes.

Et de ces trois fondamentaux nous obtenons le « 1 », qui les globalise, et qui devient par ce fait l’élément transformateur le 1 + 3 = 4 de la Croix, de la Tétractys, du trop sectaire YHVH, de l’INRI, de la ROTA ou du TARO.

C’est pourquoi, lorsque l’on ajoute 1 au 3 nous obtenons 4 la matérialité, qui n’est que le 1 sur un des trois plans du TOUT...

Ces trois plans qui ne sont que la perpétuation fractale du ternaire Divin, qui fait que TOUT est dans tout, nous les traduirons de la façon suivante :

  1. La Providence, Monde mental, archétypal, causal. 
  2. La Conscience, le monde astral, celui de la volonté, de l’ego.
  3. Le Destin, le monde de la matière, de la fatalité des lois de cause à effet, de l’instinct animalier.

La Providence est irréductiblement séparée de la Destiné, l’une et l’autre, par ce principe de division, sont éternellement dissociées.

La Providence n’ayant aucune action directe sur la Destiné, et inversement.

La Conscience est l’intermédiaire qui a commerce avec les deux, le moteur du mouvement : la Volonté, la liberté.

La Providence, qui est aussi le sanctuaire des Lois de la Création, agit sur la conscience suivant le monde supérieur de l’Amour à savoir qu’elle n’impose rien, elle demande à être librement choisi et reçu par la conscience et dans ce cas la Providence devient des trois composants que sont : la Providence, la Conscience et son fils, l’âme.

La Destinée à l’inverse de la Providence exerce sa très forte domination par attraction, et dans ce cas elle impose les lois de causes à effets, de la matière et de l’incarnation, et la Conscience prisonnière de la Destinée est instinct pur.

Mais la conscience est aussi Volonté, et lorsque la Volonté se libère de la domination de la Destinée, cette dernière devient l’élément d’un ternaire, qui est constitué par la Destinée, la Conscience et son fils l’Esprit.

Ainsi, la Conscience est l’intermédiaire indissociable de la Providence, et de la Destinée, elle est dans son ternaire de Volonté constituée de :

La Conscience, l’Âme et l’Esprit.

L’âme dans sa partie mentale ayant affinité avec la Providence, et dans sa partie astrale avec la Conscience.

L’Esprit dans sa partie astrale a affinité avec la Conscience et dans sa partie terrestre avec la Destinée.

Ainsi la Providence assure la prééminence des lois de la Création sur la Destinée par l’entremise de la Conscience, si bien évidemment, celle-ci qui dispose du libre arbitre de la Volonté aspire à la recevoir, moyennant quoi son action dans la Destinée sera empreinte de la plus haute et la plus puissante illumination, celle de la Divine Création.

Dans le cas contraire, l’expression de la Conscience dans la Destinée sera celle de l’ego de l’Esprit, et quel que soit sont élévation intellectuelle, bien que supérieure à celle de la Destinée finira toujours par être absorbée par cette dernière...

Quant à la Destinée, sans l’influence de la Conscience et de la Volonté, libérées du joug de son implacable attraction, elle est impitoyablement soumise aux lois des causes à effets qui la font retomber inéluctablement dans un cycle perpétuel de temps et de mort.

Ce schéma, nous paraît parfaitement convenir aussi bien à l’atome d’hydrogène qu’à la galaxie la plus lointaine...

L’homme n’étant qu’un aspect de la Conscience de l’archétype universel qu’est l’Humanité l’Adam Kadmon, tout comme l’atome d’hydrogène n’est qu’un aspect de son humanité archétypale, et qui rend semblable dans ses fonctions, tous les atomes d’hydrogène de l’univers.

Lorsque l’atome d’hydrogène est dans les mâchoires de la Destinée il est eau, arbre, minéral, animal, et lorsqu’il s’élève en conscience il devient Soleil...

Alors la cabbale c’est facile 1, 2, 3 qui donne 4 et ce 4, est le 1 sur une octave différente, "le transformateur"...

 

Résumons : 

Disons que DIEU (le « TOUT ») se MANIFESTE au travers du TERNAIRE DIVIN : LA PROVIDENCE... LA CONSCIENCE... LE DESTIN...

  • LA PROVIDENCE est Loi de la Divine Création (Amour) et se reçoit par adhésion volontaire et confondement.
  • LA CONSCIENCE est Volonté et liberté.
  • LE DESTIN est Fatalité mais une invitation à l’affranchissement.

Ce livre, « Le Tarot », un jeu d’enfant certes ! Mais qui mène très vite aux écuries d’Augias !

Quoi qu’il en soit... Providence à celui qui s’ouvre pleinement à elles !

                                  
                                

 

Source : http://secretsdutarot.blogspot.fr/2012/07/le-tarot-serait-il-le-livre-de-thot.html
Alchimie des sept voiles
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jeudi 15 novembre 2018

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