• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

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Le druidisme éternel : Retrouver le chemin initiatique de nos ancêtres

Le druidisme éternel : Retrouver le chemin initiatique de nos ancêtres

Le Druidisme au XXIème siècle : voilà une idée farfelue ! Sans Uderzo et Goscinny avec Astérix qui ont eu la bonne idée ; de nous rafraîchir le mémoire, nous aurions oublié ce que c’était. Or, voilà qu’en plein siècle d’Internet et des voyages dans l’espace, quelques originaux prétendent se référer à ces sorciers du fond de la préhistoire. Alors, on pourrait se poser la question : Pourquoi des gens, dont quelques-uns au moins paraissent sérieux, prétendent-ils se raccrocher à cet te lignée ? En fait, on se rend compte que cet te société était tout à fait évoluée, et que les Romains ont plutôt profité de la civilisation gauloise que le contraire. De là, un pas a été franchi qui attribue aux Druides une sagesse et une philosophie très avancées.

Pendant des millénaires, l’homme, pour survivre, a dû composer avec son environnement. Petit à petit, il s’est fait sa place à force d’ingéniosité et surtout d’observation. Il a appris comment fonctionnent tous éléments de la Nature, en a tiré des enseignements, et a compris ce qui pouvait être bon ou mauvais pour lui. Dès la plus lointaine civilisation, il a su observer les astres, les minéraux, les végétaux et les animaux et déterminer ce qui pouvait lui apporter de quoi manger, se vêtir, se soigner et se procurer de la joie et du plaisir. Notre civilisation a perdu l’essentiel de ces connaissances et asservit la Nature pour lui faire produire de la quantité et non de la qualité, ce qui la transforme et l’empêche de jouer correctement son rôle. Une culture de la Nature et du savoir-vivre Le druidisme, quant à lui, est une religion de la Terre qui trouve dans les manifestations de la Nature et dans l’héritage de nos ancêtres celtes la source divine de son inspiration et de son but : l’Amour Universel.

La civilisation gauloise ou celtique a toujours fait grand cas de la liberté individuelle. En effet, chaque être est unique, selon les Triades (textes sacrés de la religion celte), mais ne doit pas renier son milieu ni sa famille. Les anciens sages étaient capables de déterminer rapidement la personnalité et les traits de caractères de chacun, que l’on a appelé dans les
contes les « dons des fées ». A partir de là, il était attribué à chaque enfant une place correspondant à ce qu’il était, et non pas selon ses capacités en mathématiques par exemple. Tous les enfants étaient non seulement formés aux connaissances matérielles nécessaires pour apprendre leur métier, mais aussi aux valeurs morales et spirituelles leur permettant de l’exercer avec joie, plaisir et générosité. On a pensé pendant quelques centaines d’années que la paix romaine avait apporté la civilisation et la générosité aux Gaulois. N’oublions pas que les habitants des pays celtes, de l’Irlande et de l’Anatolie, avaient déjà une civilisation raffi née pour l’époque, aussi raffinée que celle des Grecs ou des Egyptiens. La classe des guerriers avait le pouvoir politique, mais aussi le devoir, très contrôlé par les Druides, de se comporter de façon généreuse et bienveillante envers leur peuple. Les candidats à la royauté étaient choisis par les Druides, puis une élection était organisée, à laquelle participaient tous les guerriers. En réunion, les rois ne pouvaient prendre la parole avant leur Druide. La parole avait une valeur magique, et personne n’aurait eu l’idée de renier sa parole, sous peine de graves ennuis. Quelle n’a pas été la surprise des Gaulois de découvrir la duplicité et le mépris du prochain qui habitaient un politique retors et inflexible comme le romain Jules césar. Où retrouver les vestiges de cette religion et de cette philosophie ? Dans la Nature Les lois de la Nature sont immuables. Il est nécessaire d’observer profondément la Nature pour comprendre ses lois. En effet, la domination humaine a transformé le fonctionnement naturel de la création. 

Nous pouvons, grâce à l’étude des Triades et un sérieux effort d’attention, tirer quelques lois :

- Le but ultime de la Nature pour le druidisme est la progression de l’Amour Universel, et la régression de l’égoïsme.

- Dans la Nature, les jeunes apprennent l’essentiel des anciens.

- Dans la Nature, tout est hiérarchisé, et c’est le meilleur qui commande, celui qui sait, et non pas celui qui s’imagine qu’il est meilleur que les autres, ou qui « bluffe » les autres. Le chef s’impose naturellement et tout le monde lui obéit sans problème majeur.

- Dans la Nature, chacun fait ce qu’il doit et non pas ce dont il a envie, selon ce qu’il EST.

- La Nature est généreuse pour celui qui est positif et attentif à son Devoir et à tenir sa place.

- Il n’y a aucun acte gratuit dans la Nature, surtout aucune cruauté non nécessaire.

- Il n’y a pas de rivalité entre les espèces, chacune est consciente d’être complémentaire des autres.

- Toutes les espèces se respectent, et tous les individus également, sauf si quelqu’un met le groupe en danger ou que la nécessité absolue le demande (pour ne pas mourir de faim par exemple).

- Chaque espèce a parfaitement conscience de son appartenance à un groupe et fait tout pour le protéger et garantir sa pérennité.

-Tout est fait pour préserver l’équilibre écologique.

- Tous les êtres vivants connaissent la peur, l’angoisse, l’insécurité, le joie et le bonheur du Devoir accompli, que chacun exprime à sa façon.

Comment s’approcher du druidisme au XXIème siècle ?

Par la découverte de la Nature Il est tout à fait indispensable à un adepte du druidisme de se plonger dans la Nature. Non pas comme un nageur qui va s’intéresser à ses performances ou à la température de l’eau, mais comme un poisson qui percevra par tous ses sens. Pour cela, il convient d’être seul, et de disposer de tout son temps. Il est fondamental de « déconnecter » l’intellect et de regarder, sentir, écouter et se fondre dans un endroit que l’on aura envie de connaître à fond. Le silence, des mouvements lents et doux, ou pas de mouvements du tout. Et puis attendre, en situation de réception. Au bout d’un temps plus ou moins long, des sensations vont nous envahir, des détails nous parler et des manifestations de la vie apparaître. Car les êtres vivants, minéraux, végétaux et animaux savent, en cas de danger, se rendre invisibles en bloquant leurs émanations énergétiques. Et l’homme représente actuellement un danger pour la Nature. Par la recherche des anciens lieux rituéliques et énergétiques de sa région Presque toutes les régions de France et même d’Europe possèdent des lieux sacrés utilisés par les Druides, plus ou moins abimés ou enfouis au fond des forêts, ou récupérés par le christianisme triomphant.
Il n’est pas du tout évident de retrouver l’intégralité des sites, surtout s’ils comportent un parcours spécifique, et encore moins de savoir à quoi ils pouvaient servir et comment s’en servir. Il peut être dangereux de jouer les apprentis sorciers et de faire des expériences sans respecter les règles que l’on ne connaît pas.

En particulier, les pierres levées (menhirs, dolmens, cromlechs, pierres percées ou qui dansent…), les sources, les chapelles romanes et le bois des fées, entre autres. Exercice d’écoute et de communication avec les êtres de la nature La Nature comprend tous les minéraux, végétaux, animaux et humains, mais aussi les élémentaux, les élémentaires et tous les êtres plus ou moins matériels qui nous entourent. Elle est un magnifique livre ouvert que nous pouvons découvrir sans limites. Mais avant toute expérience, il est absolument nécessaire de se débarrasser de l’état d’esprit du XXIème siècle, rationaliste, et surtout qui considère les êtres vivants non humains comme limités et inférieurs. Il ne peut y avoir de véritable dialogue avec la Nature sans retrouver notre âme d’enfant, celle qui nous permettait, grâce aux contes et légendes, de trouver normal de parler avec une plante ou un animal, de vivre des aventures avec tout ce qui nous entoure, en-dehors de nos tristes blocs de béton. Il faut apprendre à se servir de ses cinq sens, et entièrement, plus celui que l’on nomme « le sixième sens » et qui en réalité est le plus naturel pour nous : c’est l’intuition, la sensibilité, la capacité à sentir, voir et entendre à des distances supérieures à l’ordinaire, à prévoir l’orage ou les événements si l’on s’y tient, et surtout à décrypter ce qui nous entoure.
La Nature, dont les éléments vont cela continuellement est un excellent professeur. Pour communiquer avec nos partenaires de la Nature, et obtenir qu’ils nous donnent leur confiance puis leurs secrets, il faut devenir absolument modestes, sans imaginer une seconde que nous sommes supérieurs au moindre bout de caillou ou de plante. Chaque parcelle de la Nature est à la place qui lui a été assignée et la tient à la perfection.

par François Willigens

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samedi 17 novembre 2018

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