• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

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La vie au coeur de la matière

La vie au coeur de la matière

La vie dans la matière

Vie et matière, deux principes immuables de la création. Leurs divergences paraissent inconciliables. Pourtant, elles s'expriment dans l'être vivant en une synthèse prodigieusement harmonieuse.

L'économie divine, l'harmonie de l'univers, est parfaite. Dans le cas contraire, le chaos régnerait. Monsieur de La Palisse n'aurait pas dit mieux.

Ainsi, lorsque la science admet que la vie n'est que le résultat d'une complexification chimique de la matière, la démonstration est loin d'être probante. C'est un postulat qui ne repose que sur des présomptions intellectuelles et des expériences incomplètes dans lesquelles sont exclues les vraies causes. L'analyse du développement de la vie est négligée dans les propos des savants. Il y manque l'explication de cette force qui contraint les électrons à se regrouper selon une disposition et un ordre précis, non anarchique, autour du proton. D'où vient cette énergie de cohésion inhérente à chaque particule ?

Cet auto-agencement de la matière n'est compréhensible que par la stimulation intérieure d'une force de vie qui s'exprime différemment de celle de la matière.

Partout où se constate un regroupement de plusieurs parties, se découvre un principe prépondérant qui dirige. Que ce soit les choses, les animaux ou les personnes, tous gravitent autour d'une partie principale ou centrale ; quand ce n'est pas à la suite d'un chef qui les subjugue. Depuis la plus grande jusqu’à la plus petite des créations, existe un élément organisateur qui domine, soit de l'extérieur, soit de l'intérieur.

En fait, cette force, la force de vie est présente partout. Elle exprime plus particulièrement sa présence à l'intérieur de ce qui caractérise les individualités au sein de la matière. Dans tous les règnes sur l'échelle de la création, la vie est la force maîtresse. Ses qualités assument l'unité du monde et de l’univers.

La vie, qui se déploie à l'intérieur de ces unités-énergie, réside autant dans la plus microscopique que dans la plus macroscopique des manifestations. Cela signifie que toutes les particules sont animées par un centre de vie. Il en est ainsi pour chaque noyau électronique, atomique, moléculaire et cellulaire.

Au niveau supérieur de sa manifestation dans le plan de la matière, la vie rayonne à partir du cœur de la plante, de l'animal et de l'Homme.

Sautons au stade suivant pour nous rendre compte que la vie est encore présente dans les planètes, les systèmes solaires et les galaxies. Car dans le cas où la vie serait absente de ces centres successifs, l'harmonie dans le cosmos n'existerait pas.

Par ses sens ou par l'intermédiaire de machines, l'Homme ne perçoit que l'aspect extérieur de la matière. Celle-ci n'est pourtant pas toute la création. À chaque étape, à chaque niveau de son expression, c'est la vie qui, par ses impulsions, structure les "briques" de matière.

 Le concept des champs gigognes

Chaque unité de création étend son champ d'influence et d'action sur tout ce qui lui sert à sa manifestation. L'unité est binaire dans son expression par la matière extérieure et par la vie intérieure. Quelle que soit sa situation sur l'échelle de la création, une unité est toujours régie par une autre unité qui lui est supérieure, mais en même temps régit elle-même celles qui lui sont inférieures.

C'est le fameux retour à l'unité cher aux occultistes, appelée réduction théosophique dans l'étude des nombres mystiques, qui éclaire cette vérité que rien ne vient de rien. (1)

"Les nombres démontrent amplement par leur étude tant superficielle qu'étendue, que tout provient de l'unité : telle est la loi primordiale. L'autre loi qui lui est opposée, et à laquelle abouti tout chercheur consciencieux, précise que tout retourne à l'unité". (2)

Cela signifie que tout ce qui existe résulte toujours de circonstances paraissant fortuites qui l'ont fait apparaître.

Mais, et surtout, il convient de ne pas oublier que la présence d'une chose en un lieu particulier, en un point spatial défini, est reliée à des motivations futures non évidentes à l'observateur. Elles ne sont généralement pas décelables à la raison, car l'Homme est trop fortement habitué à prendre en compte son expérience individuelle du passé.

Considéré du seul point de vue du passé, un objet subit un déplacement involontaire de sa part. Quoique cela soit sans doute inconscient, le mouvement de toutes choses semble de toute façon ne dépendre d'aucune loi sinon celle du hasard.

Pourquoi ne pas envisager que la présence d'un objet entre dans l'organisation d'un plan d'ensemble ? Imaginons que sa conception prenne sa source dans une nécessité transcendante. Alors de nombreux phénomènes, tant irrationnels qu'inexplicables, trouvent une logique explication.

En généralisant cette notion d'influences transcendantes, il est possible d'affirmer que tout ce qui est créé existe en subordonné tout en étant subordonnant. Synthétisé autrement, le concept le plus adéquat est celui des champs gigognes.

Afin de mieux assimiler ce principe universel des champs gigognes, il n'est pas utile de s'attarder sur l'aspect extérieur de ce qui se manifeste aux sens. Il faut savoir que c'est la vie intérieure de l'unité immédiatement supérieure qui exerce son influence évolutive. Chaque unité supérieure est comme une lumière qui donne et précise les caractéristiques des unités inférieures. Toutes sont regroupées sous son emprise, qu'elle fait évoluer vers elle en leur insufflant toujours plus de vie. Mais la vie que projette le champ gigogne supérieur dans ceux inférieurs, est déjà le résultat de sa propre assimilation.

Nous avons là un déterminisme à rebours. Autrement dit, la vie de l'unité supérieure, source d'une plus grande lumière coordinatrice, aide toutes celles évoluant dans sa sphère d'influence. La raison de son intelligence dirigeante est trop au-delà de celles qu'elle modèle.

Les particularités physiques de la matière ne représentent que les aspects plastiques de la conception cristallisée de la création.

Ils manifestent ainsi les défauts ou les imperfections qui s'expriment dans l'objet matériel par sa texture, sa forme, sa couleur, son caractère, sa personnalité.

L'image suivante révélera mieux l'idée que le but futur du devenir ne réside pas dans l'objet ni dans l'individualité mais est une fonction appartenant au plan créatif supérieur.

Imaginons un bloc de marbre qui serait conscient d'exister. Il éprouve les coups de ciseau du sculpteur : ce sont ses expériences. Au fur et à mesure de sa progression depuis la pierre brute jusqu'au moment où il atteint son achèvement en tant que but du sculpteur, le marbre ne peut que constater son évolution vers un sommet de l'art sculptural. Toutefois, il n'en connaît pas l'aboutissement, ni à plus forte raison le pourquoi et le comment de sa propre venue à l'existence.

Où découvrir son état final, sa future évolution ? Son propre passé de marbre peut-il lui faire supposer le but vers lequel il est dégrossi, taillé, ciselé, poli ? Ce sont autant de phases dont il ne ressent que des malheurs ou des joies ; ce sont autant de règnes différents dont il se demande la raison pour laquelle il est contraint de passer par-là.

Ses malheurs peuvent être la conséquence des coups répétés qui lui enlèvent, presque de force et contre son gré, des parties de lui-même, ses défauts.

Ses joies résultent peut-être de sa prise de conscience lorsque, par exemple, un bras s'est ébauché, façonné, lui transmettant ainsi, par révélations successives, la connaissance de ce qu'il devient.

Dans cette lointaine époque où il végétait à l'état de matière informe, de matériau brut, le marbre ne pouvait avoir aucune notion de ce qu'il serait plus tard. Le but de son apparition n'est pas à rechercher dans son passé mais bien dans la direction de ce qu'il devient lentement.

Le bloc de marbre doit devenir la parfaite représentation de la conception du sculpteur. Les détails de l'élaboration ont bien été fixés d'une façon précise dans le passé : époques, pays, aspects techniques, phases du travail, etc. Toutefois, la réalisation ne sera accomplie, donc pleinement vécue par le marbre, que lorsque, dans un temps futur, il aura atteint l'exacte harmonie fusionnante avec l'image mentale de son créateur.

Ce n'est que lorsque le marbre devient de plus en plus conscient, par imprégnation de la pensée du sculpteur, qu'il perçoit dans l'esprit de son créateur, le but lointain pour lequel il a été conçu à partir du chaos informe des éléments bruts. Dans le tableau qui vient d'être décrit, le sculpteur ne doit pas être assimilé à Dieu. Il n'est que la personnification de la force positive agissante supérieure à celle de la statue.

Cette notion de Dieu, afin de justifier la possibilité de la venue à l'existence du chef-d’œuvre, doit englober et la force agissante, le sculpteur, et celle qui est pétrie, le marbre. Les deux sont nécessaires pour motiver l'idée de Dieu.

Pour en revenir aux influences des champs gigognes, constatons que notre Galaxie, la Voie Lactée, contient une certaine prédisposition de la vie. Son essence lui est probablement imposée par l'amas galactique dont elle fait partie. La force galactique de la vie s'exprime dans tout ce qui existe à l'intérieur de son champ d'action et de son rayonnement. La vie sur la Terre dépend du soleil, noyau de notre cellule cosmique. Il y est délimité une aire de manifestation de la vie avec ses propres attributs du devenir. Elle est donc capable de progresser jusqu'à un certain niveau de compréhension de l'existence consciente.

En effet, elle évolue grâce à l'emprise d'un suprême champ d'influence, le champ gigogne le plus global. À l'instar de la statue de marbre, l'Homme ne peut qu'en ressentir la présence par de multiples prises de conscience. La plus grandiose prise de conscience qu'il sera à même d'expérimenter sera celle par laquelle il s'harmonisera spirituellement avec le champ qu'il appelle Dieu.

Unité divine : le Tout

Précisons la formulation du concept des champs gigognes propres aux diverses hiérarchies tant terrestres que célestes. Pour ce faire, il s'avère utile d'englober dans une vaste synthèse unitaire les principes de la création. Pensons, par exemple, aux oppositions traditionnelles de la matière et de la vie, du connu et de l'inconnu, de l'espace et du temps, du passé et du futur.

Afin d'éviter qu'il ne s'égare dans la folie d'une imagination trompeuse, et parce que l'Homme a absolument besoin d'une idée limite comme garde-fou, il lui faut un repère comparatif et de synthèse dans l'éternelle gnose.

Cet incommensurable ensemble est bel et bien incognoscible dans sa globalité. En effet, en sa présente évolution sur le grain de poussière particulier que représente la Terre dans notre parcelle de l'univers, l'Homme ne se situe qu'à une certaine phase de sa progression vers l'omniconscience. Seule l'acceptation de plus de vie dans son être intérieur lui permettra d'accéder à un tel niveau supérieur de conscience.

Pour son propre raisonnement, il serait du plus grand intérêt de pouvoir définir l'Unité des unités. Il s'agit, bien entendu, de l'Unité originelle, c'est-à-dire le suprême champ gigogne qui crée, régente et couve aussi bien ce qui appartient au plan objectif de la matière que ce qui relève du plan subjectif de la vie.

Essayons, malgré les difficultés que l'emploi des mots beaucoup trop humains fait apparaître, de faire nôtre, en toute simplicité, un de ces nombreux vocables qui existent déjà. Inutile d'en inventer un nouveau qui brouillerait plus l'esprit qu'il ne le clarifierait.

J'ai longuement réfléchi sur les différents mots, noms et concepts qui forment la pierre de faîte des diverses religions et des nombreux mystères des ordres initiatiques. (3) Ma préférence salvatrice s'est naturellement orientée vers un seul mot, mais un mot simple à assimiler. Et même si les notions qu'il suggère ne sont pas d'une clarté vraiment extraordinaire pour tout le monde, il est lourd de potentialités universelles et divines. C'est un mot que nous ont transmis les philosophes d'Hermès ; il s'agit de cette dénomination réellement synthétique : le Tout.

Ce terme, le Tout, paraît être l'expression idéale susceptible d'apporter une meilleure compréhension de l'idée développée dans ce Carnet. Le Tout rend plus objectif le concept unitaire englobant tout ce qui peut exister, d'une nature entière et se suffisant à lui-même. Les différenciations particulières aux époques, aux civilisations, à tel ou tel univers ou autres facettes restrictives de la connaissance, sont comprises ou sous-entendues dans ce vocable.

Hermès, le Trois fois Grand, l'Initié sur les trois plans, a transmis à la postérité sa connaissance du Tout en sept principes dont le premier est exprimé d'une façon synthétique, ce qui dénote un être profondément mystique : "Le Tout est esprit, l'univers est mental." (4)

C'est d'ailleurs à partir d'une méditation sur cette affirmation d'Hermès qu'ont été développés, en relation avec le thème traité ici, sept principes préliminaires que je transmettrai dans un autre carnet de recherche.

En complément à cette proclamation, précisons que le Tout est une pensée vivante. Elle devrait se comprendre comme une conscience qui réfléchit et pénètre sa propre conception, sa propre matière. Affiner ces explications du Tout nécessiterait de plus amples développements.

À jamais enfoui dans l'éternité de l'inconnaissable, le moment où le Tout a émis le germe de la prise de conscience de son existence, n'a jamais et ne fera jamais l'objet d'une certitude pour la raison humaine. Nul être vivant ne démontrera un commencement dans l'éternel passé ni une fin dans l'éternel futur.

Étant donné que l'ensemble de la création passée, présente et future doit nécessairement exister, en manifesté ou en potentialité, rien ne saurait lui être rajouté ou retranché. Car, si cela pouvait se produire, le surplus comme le manque de matière ou le manque d'énergie engendreraient le désordre.

La loi de la conservation de la masse, et donc de l'énergie, a admirablement été vulgarisée par les expériences de Lavoisier (5) en ces termes : "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". Cette loi s'applique d'une façon absolument universelle dans tous les plans de la création ainsi que dans toutes les expressions de la vie, peu importent les règnes de sa manifestation vivante.

L'origine de la dualité du Tout

Lors du déploiement de la conscience du Tout, c'est la même essence originelle qui s’est modifiée, et qui se modifie encore, puisque c’est éternellement la même opération alchimiquement divine, en abaissant sa fréquence vibratoire. Il agit par volonté propre, créant ainsi dans son esprit un état de dualité : Lui et Sa pensée. Ayant pensé le concept de son existence, le Tout produit une réaction en lui-même qui est son propre miroir dont le reflet n'est réel que dans sa conscience.

L'existence de la dyade (ou de la dualité) est indubitable puisque l'analyse par la raison est possible prouvant par cette réflexion intelligente la dissociation de l'unité (ou du tout). Néanmoins, bien que l'essentialité de l'une soit différente de celle de l'autre, car de fréquence vibratoire inférieure, elles manifestent toutes deux leur emprise solidaire dans la création avec ordre et harmonie.

Les impulsions de conscience se propagent de conception en conception, de sphère en sphère, d'éon en éon. Du fait qu'elles sont produites dans la pensée du Tout, elles engendrent une cristallisation d'énergie spirituellement cohérente. Le cœur d'impulsion du Tout est source rayonnante de lumière divine. Mais aux confins de son existence apparaît l'obscurité réactionnelle de l'inexistence. Malgré son éloignement, il se découvre en effet, tout au long de cette ouverture vers l'immensité spatio-temporelle, un ordre parfait où règne une harmonie proprement divine.

Résultat de l'action du Tout, la présence lumineuse et dynamisante existe partout : l'obscurité ainsi que le chaos qui lui est associé, ne sont-ils pas des images dans l'esprit du Tout ? Ils ne sauraient être autre chose que l'absence même de l'activité du Tout. S'ils devenaient passifs, ces aspects extrêmes de la dualité se résorberaient dans le Tout, comme tout rêve s'estompe dans le subconscient.

Cette dynamique existentielle de la dualité du Tout est créatrice de rythmes. En effet, l'Unité-Réalité du Tout agit sur sa réflexion que constitue le second état en lui imprimant le mouvement stabilisateur. Par conséquent, le mouvement du Tout, stimulateur du rythme, donne naissance à des vicissitudes vibratoires.

Le mouvement est inhérent à l'action oscillatoire génératrice de la dualité. Par évidence, l'un des pôles de la dualité, celui qui manifeste la présence du Tout au cœur de toute chose, paraît être absence de mouvement. L'on a trop tendance à associer l'unité à l’immobilité. Pourtant, la réflexion oblige à reconnaître que les mouvements sur les plans de la vie et de la matière devraient se définir comme une amplification du mouvement du Tout.

Sans doute que les impulsions du Tout vibrent selon une fréquence à jamais inimaginable tant ce mouvement doit se confondre en un statisme éternel. L'autre pôle, qui est projection, émanation ou cristallisation, est l'expression extériorisée de la vie, soumise aux cycles de la création. L'Homme est une particularité de ce pôle.

La raison pour laquelle la conscience de l'Homme est la faculté discriminatrice de l'activité du Tout s'explique parce qu'elle est l'état d'être essentiel du Tout. Présente dans toutes les phases de la création, elle réalise au cours de l'éternité le suprême "Je suis", l'inexprimable expérience de la conscience universelle à laquelle ont abouti, voire dépassé dans un ultime détachement, tous les grands Avatars. De tels êtres ne sont plus conditionnés par la volonté d'exister aux fins de satisfaction d'un quelconque désir, ces désirs heureux ou malheureux qui trompent l’Homme puisqu’ils ne restent jamais semblables à eux-mêmes. Les Réalisés ont annihilé tout désir pour ne vivre dorénavant que dans l'unité du Tout. Ils existent holistiquement, corps et âme, dans le cinquième règne. Pour eux, et plus particulièrement pour ceux qui reviennent sur la Terre en tant qu'Avatars, la dualité n'existe que parce qu'ils ont accepté de venir en aide aux êtres qui n'ont pas encore compris l'illusion de la création.

Afin de spécifier les oppositions qui rendront intelligibles à la compréhension humaine les principaux aspects du Tout, penchons-nous sur sa dualité. Il est facile d'observer que l’une des projections du Tout, formant l'un des pôles de la dualité, est le mouvement, principe générateur de l'espace. L’autre pôle, naturellement au niveau de l'être vivant, est la conscience, principe générateur du temps.

Le Tout façonne ses pensées dans l’espace, dans son espace mental. Cela se réalise sous l'apparence d'une énergie en perpétuel état vibratoire, depuis le noyau infra corpusculaire jusqu'à la matière dans son état le plus complexe qui soit, complexité causée par la force de la vie. Quant au temps, il résulte d'une impression que produit le mouvement dans la conscience. C'est une actualisation, une prise de conscience des phases du mouvement.

Dans l'esprit du Tout, la dualité de l'espace et du temps enserre entre ses extrêmes toute la création tant celle matérielle que spirituelle. Le Tout, ainsi dissocié pour l'être vivant, se manifeste par une nature double de tout ce qui existe.

Par essence, le Tout étant semblable à lui-même, il reste inaltérable par quelque pensée ou création que ce soit. Le Tout est immuable. De ce fait, la présence du Tout dans toutes choses et dans tous les êtres vivants exprime toujours la puissance positive de l'activité du Tout que l'Homme appelle la vie. La matière en est la force négative, l'aspect passif, puisqu'elle n'est qu'une réflexion, une image miroitante du Tout. C'est ce qui explique d'ailleurs sa qualité particulière que l'Homme lui a découverte sous le nom d'inertie.

L'image de la statue consciente, précédemment développée, symbolise bien la vie qui s'active dans la matière et la fermente de l'intérieur. Les coups de ciseau qui font souffrir le marbre sont analogues à l'action de la vie qui, lentement, amène le matériau à se conformer à ce qu'il doit devenir. C'est parce que le sculpteur en a conçu la parfaite représentation dans son esprit que le chef-d’œuvre s'est façonné depuis l'équarrissage jusqu'à son polissage.

Si la conception peut être assimilée à la source de la vie, l'élaboration, à partir de la matière, s'apparente à la vie elle-même. Il en résulte que, conformément au devenir ultime de l’œuvre, la vie est bien présente à tous les instants caractérisant les phases du travail. Le marbre a besoin du sculpteur pour se transformer en sculpture. L’Homme a besoin de Dieu ou du Tout pour se découvrir humain.

[1]  Voir dans Mes carnets de recherche : 35 Gnose et arithmologie.

[2]  Méditations numériques, chapitre : Vers la mystique du nombre, par Christiama Nimosus, Guy Trédaniel Éditeur, Éditions de la Maisnie, 1988.

[3]  Les notions suivantes idéalisent de nombreuses quêtes spirituelles : Brahma, Allah, Dieu, Adonaï, Jéhovah, le Démiurge, la Cause première, le Grand Être, l’Unité, l'Éternel, l’Incréé, l’Infini, le Tout-Puissant, l’Omniscient l’Omniprésent, l’Omnipotent, le Principe universel, le Souverain bien, la Vérité suprême, le Grand Architecte de l’univers, l’Idéal de perfection, etc.

[4]  Le Kybalion, par trois initiés anonymes, Éditions Perthuis, 1977.

[5]  Antoine de Lavoisier (1743-1794), célèbre chimiste français, né à Paris. Devrait être honoré en tant que martyr de la recherche scientifique. Ses travaux furent à la base de la chimie moderne.

 Source :  https://sites.google.com/site/mescarnetsderecherche/24---la-vie-au-coeur-de-la-matire

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mercredi 14 novembre 2018

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