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La loi des loups

La loi des loups
Pierre Derlon est un homme, qui à dix-neuf ans, sauva la vie d’un patriarche gitan. C’était en 1939, 4 jours avant la déclaration de la guerre. Ce patriarche, un sorcier gitan, l’adopta et lui transmis son savoir. Il est l’unique non-gitan de son époque à avoir eu accès à ce savoir.
 
 
Certains disent de Pierre Derlon
qu'il est marginal.
Jacques Breyer pense que tout ce qui est marginal
vit un destin particulier situé au-dessus ou au-dessous de l'ensemble, donc tout ce qui est marginal représente le meilleur ou le pire
notamment par le fait de pouvoir plus ou pouvoir moins.
 
Pour devenir marginal il faut cesser d'être les autres et oser être soi,
je ne pense pas que pierre ait osé.
Seul le destin voulut qu'il naisse marginal
et sa famille d'abord puis son maître d'école, enfin la société qui n'admet pas le meilleur lorsqu'il est différent des normes qu'elle a instituées.
 
C'est vrai Pierre est marginal
mais seulement comme le loup l'est aux hyènes et aux chacals
Lorsqu'il s'évadera de la chaleur de la louve
il te faudra avec ta peau lui donner la chaleur du soleil,
et puis encore le parfum des étoiles à travers ton regard
la force à travers l'étreinte et l'amour.
 
Lorsque le posant au sol il regardera vivre les deux sources de son existence.
 
"Vivant à cheval sur deux civilisations, la vôtre et celle des gitans, mon mode d'exister va du soleil à la pluie. J'ai respecté entièrement la loi des loups pour l'éducation de mes 4 derniers enfants. La société qui est nôtre en tant que mode de vie, ne put, sur eux, poser son empreinte qu'à partir de leur septième année, où, jamais avant ce cap franchi ils ne connurent en tant que présence affective, que celle de leurs parents.
L'expérience fut fantastique.
 
Vingt ans après, ma cavale et moi récoltons les fruits de ce que dans l'amour et l'instinct avons construit tous deux.
Car la loi des loups dit : "Il ne suffit pas de semer la vie de tes enfants, il faut également la construire".
S'il vous arrive un jour de rencontrer un des patriarches de grande route, un vrai, authentique voyageur,
qui jamais ne consentit à dormir à l'intérieur d'une maison,
qu'il soit ce jour-là tout aussi bien,
accoté au talus d'un fossé,
les yeux face au soleil,
ou bien encore en hiver, les mains tendues au feu,
regardez-le vivre ce patriarche.
regardez-le ce patriarche,
ce fils maudit parmi les hommes :
il n'a pas de lunettes, et pourtant, il voit loin
il est sec, et pourtant, il marche
il sourit comme le loup, car il a toutes ses dents,
et pourtant, oui pourtant, il a 96 ans
presque un siècle, et cependant,
il marche
il rit
il va.
Mais quel est le chemin ?
La route qu'il lui a fallu parcourir pour arriver à cette plénitude qui fait sa force.
 
Cela commença neuf mois avant qu'il ne jette son premier cri aux 96 années qu'il se devait de vivre... le jour ou son père, sa mère, firent l'amour pour créer la vie. Car le tzigane, le vrai, celui que n'a pas pourri notre civilisation, ne fait l'amour à sa cavale que pour cela, et prend son plaisir animal, tout comme le loup, à perpétuer ce qui se doit de vivre, sans faux-semblant.
L'amour pour l'amour et récolter le fruit, l'enfant, l'enfant-roi, le petit loup.
 
La future maman de ce patriarche, par vous rencontrée au bout d'une halte, le soir en sa roulotte prêtait son ventre riche de vie à la parole de rom.
Et l'homme, ce gitan inculte, parlant au ventre de sa romnie, chantait la chanson de la loi des loups et pour la vie à venir, elle chantait cette bouche ; tout près de la peau tendue par cette promesse de vie, elle chantait :
 
" Je t'ai fait fort petit loup
avec mon sang
avec ma peau.
Et si tu es louve,
je t'ai faite tendre et forte,
déjà là où tu es,
tu es ma mère
fille des hommes, sans qui ne nous serions pas.
Viens dans ma roulotte
éclate à la lumière, je protégerai tes yeux.
éclate au vent, je protégerai ton souffle.
éclate au feu, je protégerai ta peau.
éclate à l'eau, elle et moi purifierons ton corps ;
car tu seras fille ou fils de la pluie et du vent,
et frère ou soeur du soleil ".
 
CE QUI N'EST PAS DONNE ou PARTAGE, EST PERDU 
( proverbe Gitan)

 

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Invité
mardi 20 novembre 2018

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