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La gloire de la Shekinah et le divin féminin

La gloire de la Shekinah et le divin féminin

 

Dans cet article nous considérerons la signification mystique de la Gloire de la Shekinah. Les voyants Hébreux comprirent que l'intellect et la vision humains, étant limités, ne pouvaient voir et connaître Dieu, même en tant qu'Etre Suprême ou comme Logos Solaire dans sa plus pure essence ; car la raison humaine ne va pas plus haut que le Monde de la Pensée Abstraite, où l'Ego fonctionne. Ils savaient encore aussi que là il y a une perception spirituelle, ou intuition, aussi loin au‑delà de la raison ordinaire qu'elle est au‑delà de la ruse ; car cette perception, ou connaissance divine, est le fruit de ce que les mystiques Rosicruciens appellent l'Esprit de Vie ou Christ Intérieur‑Sagesse ou Gnose. (La mythologie Grecque nous parle aussi de Gnostos, qui était l'époux de Circée, et de qui descendait une des Sybile).
 
Si nous appelons cette impression intérieure intuition nous aurons peut‑être une meilleure approche, bien que ceci soit un faible mot pour exprimer ses gloires cosmiques.
 
Maintenant c'est par ce Médiateur, le Christ Intérieur, l'esprit de vie ou principe d'amour sagesse, que l'être humain est capable de sentir la présence de Dieu, le UN, dans une communion mystique. Même le plus humble des mortels a ce pouvoir, car c'est une faculté innée de l'Esprit ou Divinité en l'homme, une partie intégrale de son Etre essentiel. Il se manifeste comme un sens d'unité‑un sens réellement universel‑par lequel nous aimons notre prochain comme nous‑mêmes.
 
Ainsi, par la méditation sur le Christ intérieur, nous percevons, nous ressentons actuellement, la Présence de Dieu‑mais cette Présence est invisible. C'est une communion à l'autel du coeur où Christ est le Grand Prêtre dans l'Ordre de Melchisédech ; car comme démontré dans les Enseignements de la Sagesse Occidentale, les messages du Christ intérieur sont reçus en premier dans le coeur et ensuite dans la tête.
 
Par conséquent le mystique connaît Dieu dans son coeur avant de pouvoir voir quelque évidence de Dieu, même par ses yeux physiques ou spirituels. Mais le temps vient où ses perceptions s'éveillant, la Présence de Dieu deviendra visible. Non comme une personne, ni comme une chose, mais comme Lumière : Dieu est Lumière ! N'importe où et à n'importe quel moment le mystique la Présence dans son coeur, la Lumière apparaît. Lumière‑radieuse, gloire transcendante‑la gloire de la Divinité, et dans cette Lumière l'univers spirituel, la rose mystique, devient visible à sa vision enchanteresse.
 
Le mystique, en adoration à l'autel de son coeur, réalise son unité avec l'univers spirituel et peut communier avec tous ses glorieux habitants.
 
La Cosmogonie enseigne qu'avant la venue du Christ, Son pouvoir spirituel vint à nous par le chemin de la Lune, ou le canal Jéhovistique. C'est à dire, il vint à nous indirectement, par réflexion du dehors, par la voie de la conscience de Jéhovah, l'expérience commune de la conscience de race collective. L'initiation sous le Dieu Jéhovah n'était pas individuelle mais raciale. Elle était accomplie à travers l'union de l'Initié avec l'Esprit de la tribu, qui dans le cas des Israélites, était l'Archange Michaël. Même dans la Période d'Initiation Mosaïque, dans les Mystères Solaires ou du Christ, était encore reçue par la voie du pouvoir médiateur de la Lune. Ainsi le Zohar établit que Moïse devint la Lumière de la Lune en raison de cette union avec la Shekinah.
 
La Gloire de la Shékinah était la Présence visible de Dieu, considérée comme féminine en Judaïsme ésotérique (pas en exotérique). Ainsi Moïse dit avoir été marié à la Shekinah. Dans la théologie Phénicienne, la divinité était souvent appelée la Face, ou manifestation, du dieu, et les Hébreux parlent de la Shekinah exactement dans le même sens. Ce terme abstrait tend à supplanter tous les noms plus anciens, plus anthropomorphiques, pour l`Esprit Saint.
 
 
 
Un document apocryphe cite Jésus de Nazareth se référant au Saint Esprit comme "Ma Mère". Et les Manichéens appellent la Mère du Christ "la vierge de Lumière".
 
Cette Gloire de la Shekinah, cette Lumière qui signale la Présence de Dieu et dans laquelle l'univers vivant est révélé, est toujours féminine pour l'ancien voyant. Elle est l'Eurydice de l'Orphisme. Elle est la reine de l'Océan de Lumière d'Enoch. Elle est l'Egyptienne Isis. Elle est Ishtar des Etoiles, la Fiancée, la Lumière, avec laquelle l'Inconnaissable s'est marié à l'aube de la création et de la joie de cette union l'univers spirituel est né, vit et brille comme un Saint Enfant. Dieu et la Shekinah (et toutes choses inclues) sont 'un' et indissolubles
 
"Regarde, O Israël, le Seigneur notre Dieu est Un". Ainsi l'univers, fait d'après Son image, à Sa ressemblance, est Un, une Unité spirituelle.
 
Sous l'ancienne dispense Hébraïque, la Lumière de la Présence était manifestée dans son propre chemin particulier car pour l'illumination des Israélites. Cette voie, adaptée aux besoins évolutionnaires des Hébreux, passait par la méditation terrestre du Grand Prêtre une fois chaque année dans la chambre sombre du Saint des Saints, où Dieu révélait Sa présence en Lumière au‑dessus du Siège de Miséricorde. "Et la Gloire (Shekinah) brillait autour". Dans cette Lumière, La révélant et révélée par Elle, se tenait l'ange du Seigneur transmettant les Enseignements.
 
Cette relation de la Gloire de la Shekinah avec Michaël et les hôtes angéliques était généralement comprise parmi les mystiques Hébreux, ceci est montré dans l'apocryphe Révélation d'Esdras (à ne pas confondre avec le fameux Apocalypse désigné l'un II Esdras ou IV Ezra), où nous lisons : "Il vint à passer dans la trentième année... J'étais dans ma maison. Et je criais et disais au Plus Grand : 'Seigneur donne la gloire, pour que je puisse voir tes mystères !' Et lorsqu'il fit nuit, il vint un ange, Michaël l'Archange".
 
La chambre intérieure, l'adytum, ou Saint des Saints, était réellement sombre aux sens physiques, mais le grand Prêtre avait allumé la Gloire de la Shekinah dans son propre coeur, et elle était cette lumière intérieure qui brillait devant lui comme il tirait le rideau qui pendait devant le Très Saint. Ce rideau sacré (selon l'ancienne tradition) était, au temps du Christ, un rideau Babylonien, tissé de roses d'or pur.
 
Nous savons que lorsque l'équinoxe vernal (Pâques) précédait la constellation du Taureau en Bélier, le culte du Taureau‑Aphrodite (qui inclut à la fois la Lune et Vénus) parmi les anciens Hébreux fut graduellement supplanté par le culte Bélier‑Solaire. Ceci veut simplement dire, quoi qu'il en soit, que le Principe Féminin fut adoré secrètement, dans des rites ésotériques, alors que le Principe Masculin jouait un rôle dominant dans les rites exotériques. Une fois chaque année le Grand Prêtre entrait dans le saint des saints au Jour de l'Expiation quand le Soleil était près de l'équinoxe automnal, qui à cette époque avait lieu dans la constellation de la Balance, le Signe du Jugement. (II est à présent dans la Vierge, mais l'Expiation du Scorpion et le Jugement de la Balance continuent telles des notes dominantes du jour saint, car le Judaïsme n'a pas perdu la vraie signification de l'ancienne clef ésotérique).
 
La Bible ne nous dit rien au sujet de célébration au solstice d'hiver. Ce fut le cas jusqu'au deuxième siècle avant J.C. où la Fête des Lumières fut instituée, soi‑disant pour célébrer la restauration du culte de Jéhovah dans le Temple de Jérusalem. A cette fête, les dévots Hébreux plaçaient des chandeliers allumés aux fenêtres de leurs maisons pour célébrer le retour de la vraie Lumière au sanctuaire. Assez curieusement, tout ceci prit place un 25 décembre ! Comment pouvons‑nous douter qu'une compréhension ésotérique soit la base de cette Fête ou que quelque part en Israël elle ait sa contrepartie en rites et enseignements secrets.
 
 
 
Il est généralement connu parmi les mystiques que la Lumière symbolise la compréhension, et donc la Sagesse. Comme toutes déclarations mystiques authentiques, ceci a son fondement dans le phénomène du monde de l'âme, qui à son tour est gouverné par la Loi métaphysique
 
le Logos Spermaticos (Raison Générative) du Stoïque. Beaucoup de mystiques ont vu le Soleil intérieur, le Soleil de l'âme, qui est une émanation du Christ Soleil des mondes spirituels. Beaucoup ont vu la Lumière dans laquelle le monde de l'âme baigne continuellement. Beaucoup ont ressenti, aussi bien que vu, cette Lumière. Mais peu réalisent que cette Lumière qui pour le sens de l'âme est si tangible, a une signification, et celle‑ci est la présence de l'Intelligence. Un manque d'intelligence spirituelle est expérimenté par l'âme comme obscurité, et c'est pourquoi l'Hadès du monde païen était une sombre et noire région où les ombres erraient dans la pâleur et le silence, quand elles n'étaient pas au supplice.
 
Mais si l'esprit peut à la fois voir et ressentir, il peut aussi entendre ; et là il y a un "son" qui en appelle à l'oreille intérieure comme le doux carillon d'une cloche. Maintenant il est intéressant de savoir que dans la tradition Hébraïque la Gloire de la Shekinah était fréquemment accompagnée du bruit de tintement de cloches, qui nous révèle une fois la signification symbolique des douze cloches qui ornaient l'ourlet de la robe du Grand Prêtre et qui donnaient leur délicate musique lorsqu'il entrait dans le Saint des Saints.
 
C'est un fait curieux que ces bijoux doivent davantage leur séduction magique à leur ressemblance à certains aspects du monde de l'esprit ; ils parlent, dans un véritable sens, directement en l'esprit lui‑même. Ainsi le cristal donne une fois frappé, le son d'une petite cloche et la pureté du son est déterminée par la pureté du cristal. Par conséquent, dans la "nouvelle langue" du mysticisme, le cristal est la pierre de la pureté et de la chasteté féminines, et son 'son de cloche' exprime la douceur extrême qui est la touche d'esprit du Divin Féminin. Pour cette raison Elsa, la pure Servante de l'histoire du Graal, lorsqu'elle fut en détresse, sonna une petite cloche qui fut entendue dans l'intérieur étincelant du Château du Graal, et en entendant le son de cette cloche l'esprit Héros vint à son secours.
 
Mais même si l'Ego est une incarnation féminine ou masculine, le cristal est toujours le symbole de cette clarté d'esprit dans laquelle seul l'univers spirituel est révélé à la vision intérieure. Car Dieu est le Grand Cristal gardant à l'intérieur de Lui‑Même l'image de l'univers spirituel; et nous sommes à la ressemblance de Dieu, en tant qu'Esprits Vierges‑une multitude de microcristaux vivants, gardant à l'intérieur de nos orbes transparentes une infime réflexion du même univers spirituel, le Macrocosme, l'Homme Divin, le Christos. De là l'invocation mystique
 
Invocation du Cristal
 
Dans la clarté et l'ultime pureté Tu gardes mon esprit. Change le adroitement Par ton frôlement libère l'ineffable Doux .son de sa cloche emprisonnée, Habitant dans la Cristal.
 
Nous pouvons ajouter qu'entendre le son de la cloche est justement une expérience commune mystique. Les théosophes parlent de "cloches astrales" par exemple; et pour le sens éthérique le coeur peut être entendu sonnant comme une cloche d'église dans son corps le plus le plus clos. A.E., le célèbre mystique Irlandais, a décrit une expérience personnelle dans laquelle le Feu Serpent se précipitait en remontant dans son corps accompagné d'un son comme des cymbales s'entrechoquant, en tant qu'autre aspect du phénomène de cloche.
 
 
 
Maintenant lorsque le Maître Jésus descendait dans le Jourdain au Baptême, il nous a été dit dans un des Apocryphes qu'il était entouré par le feu. Lorsqu'Il s'éleva du feu la Gloire de Dieu descendit sur Lui, et de l'intérieur de la Nuée de Gloire vint cette parole
 
"Ceci est mon Fils bien‑aimé en qui j'ai toute mon affection".
 
Désormais non pas Marie, mais la Shekinah, est la Mère du Christ: "l'Esprit Saint, ma Mère". Clément d'Alexandrie écrit, "Baptisés, nous sommes illuminés; illuminés, nous sommes faits fils; faits fils, nous sommes rendus parfaits; 'Je, disait‑il, 'dis vous êtes des dieux et des fils de la plus Grande Lumière, vous tous'. Cette Oeuvre a beaucoup de noms; elle est appelée cadeau (grâce), illumination, perfection, baptême... le volonté Parfaite donne ce qui est parfait".
 
Même dans le propre Ancien Testament, aussi bien que dans des documents et différents apocryphes, nous trouvons la Sagesse (Celle Qui illumine) exprimée au féminin. C'est la Gnose et la Sagesse des Gnostiques. Dans la chapitre 4 des Proverbes nous lisons : "La sagesse est la chose principale. . . Exalte‑la et elle t'élèvera; elle fera ta gloire si tu l'embrasses. Elle mettra sur ta tête un ornement de grâce: elle te donnera une couronne de gloire".
 
Une couronne de gloire ? Oui, car elle est elle‑même la Gloire : la Lumière.
 
Les étudiants ésotériques se demandent souvent pourquoi il n'est pas fait mention du Divin Féminin dans les Ecritures Hébraïques, puisqu'il est manifeste qu'un Créateur ne peut être uniquement masculin. Ici nous avons la réponse : les Hébreux reconnaissaient le principe Féminin‑sous le nom de Sagesse. La sagesse est la Consolatrice, qui enseigne toutes choses à Ses Disciples. Ce ne fut qu'après que les premiers siècles du Christianisme aient passé, que cette vérité fut oubliée par 1Eglise orthodoxe et la Consolatrice‑réellement concept féminin‑fut considérée en tant que masculin.
 
II est intéressant de savoir, que de récentes découvertes archéologiques en Palestine comprennent au moins une inscription dans laquelle le nom de la déesse Anath est couplée avec celui de Yavhé (Jéhovah). Maintenant le même nom apparaît dans les rapports Phéniciens, et les Phéniciens Héllènes identifiaient Anath à la déesse Grecque de la sagesse, Athéna, celle qui surgit , pleine de pouvoirs, du front de Zeus; c'est à dire, de l'Esprit du Dieu. Ainsi dans l'Israël préhistorique la sagesse est Anath, l'épouse de Yavhé. Les Gnostiques identifièrent Yavhé à Zeus, Père des dieux Grecs et le "Notre Père qui est aux cieux" du peuple Grec. Athéna, comme nous le savons, était une Déesse Vierge.
 
En dépit de tout ceci, l'étrange croyance en un Dieu sans un Principe féminin persiste avec une étonnante ténacité parmi les orthodoxes. . Dans le Paradis Perdu Milton fait Adam s'exclamer en reproche à Eve: "O que nous étions comme les anges, sans une femme!"
 
Encore le mysticisme Hébreux reconnaissait plus assurément un ange féminin aussi bien qu'un ange masculin; quoique de la source la plus autorisée, il a toujours semblé que les hôtes angéliques ne soient pas des êtres sexués dans le sens humain du terme, mais expriment des puissances masculines et féminines en un seul et même moment.
 
Fra Angelico suit cette dernière tradition dans sa peinture, bien que pour le perspicace, ses anges semblent être assez définis comme masculins, car ils expriment la volonté de Dieu, qui est comme un axe de roue dans l'esprit, autour duquel tourne la conscience entière.
 
Seul un étudiant en littérature ancienne peut préciser que les mystiques Hébreux, en commun avec le reste du monde ancien, reconnaissaient un Féminin Cosmique. Les étudiants intéressés par cette vérification pour eux‑mêmes lirons soigneusement la sage littérature dans la Bible, et aussi les travaux apocryphes comme l'Ecclésiaste, le Livre de la Sagesse de Jésus . Ce Jésus, qui reçut l'Initiation Egyptienne, est souvent confondu par les étudiants occultes avec Jésus de
 
 
Nazareth (voir Cosmogonie , p. 379). C'était un Juif d'Alexandrie qui vécut environ cent ans avant le Christ. (Le Britannicus dit qu'il vint en Egypte en l'an 132, avant J.C.). Son livre prétend être une traduction du travail de son grand‑père en Hébreux, écrit en Palestine.
 
Le nom de son grand‑père était aussi Jésus. Il y a plus d'information lumineuse sur la signification de la sagesse dans l'Ecclésiaste, en dépit de la falsification par les orthodoxes. La beauté et le pouvoir du concept de Jésus d'Alexandrie sur l'Eternel Féminin est au‑delà de la description, mais nous pouvons entrer dans ce concept en esprit et cri vérité si nous en sommes vraiment conscients.
 
Dans tous les écrits de sagesse du canon orthodoxe, le plus beau et le plus stimulant pour la pensée est le Chant ces Chants. C'est le chant d'amour du mystique qui aspire à (union avec le Féminin Céleste. Les érudits reconnaissent que ce Chant n'aurait pu être l'oeuvre de l'historique Roi. Salomon, niais i‑1 en a été le héros et le personnage central parce qu'il est, d'Israël, l'amoureux de la sagesse par excellence.
 
Au concile de Jamnia, en fan 100 après. J.C., ce grand Chant fut presque exclus du canon Hébreux, mais en remerciement à l'éloquence dépassionnée du mystique Rabbi Akiba (dont (influence en Israël fut à d'autres égards plus malchanceuse), il lui fut accordé la place qu'il occupe à présent dans l'Ancien Testament. Il lui donna bien sûr une interprétation purement nationaliste, comme étant le chant de l'amour de Dieu pour son peuple choisi‑. L'ésotériste voit en lui ce chant d'amour du mariage mystique de l'esprit humain avec le Dieu intérieur, qui est le grand mystère de la Encre Ou, en terminologie moderne, l'union du Moi inférieur avec le Moi supérieur, le petit avec le grand Moi, la transmutation de (humain en angélique, la découverte de l'Homme ou de la Femme (ange) intérieur, comme Max Heindel le décrit dans sa causerie sur le Tanhaüser dans les Mystères des Grands Opéras.
 
Rays Mars/ Avril 99‑                                  ANNE BARKHURST
 
Traduction Chantal Duros
 

 

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lundi 19 novembre 2018

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