• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

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La forêt de Thoreau

La forêt de Thoreau

 

Pour ne pas affronter la ville, je traverse la Forêt de Thoreau.
Une lune, des étoiles, un univers pour ma retraite.
La nuit jamais un voyageur ne passe, j'y cherche quelque chose à être.
Les animaux y vivent sauvages, signe extérieur de liberté, de vérité.
Mais pour combien de temps encore ?
Ici les lois de l’univers ne sont pas différentes, elles sont évidentes, à jamais du côté des plus sensitifs.
Ici l’instinct d’une vie plus élevée m' enclin à faire l'examen de minuit.

Comme si seul le sauvage peut comprendre et respecter la nature, quel sorte d’espace est celui qui sépare l'homme civilisé des autres espèces avec les quelles il partage la planète, et ses ressources.
Il vit dans une vaste mesure en faisant du plus faible sa proie, c’est une triste méthode d’agir.
L'humain est la seule espèce qui évolue en éradiquant toutes formes de vie, en détruisant son environnement, en menaçant sa propre survie.
 
En cette foret Cathare je me refuse à tuer et à consommer le moindre animal,
Hérétique aujourd'hui, je ne doute pas que la race humaine en son graduel développement n’ait entre autres destinées, que celle de renoncer à manger des animaux, et ainsi réglera les problèmes d'écologie, de famine, et de cruauté.
Ma virilité est déjà discutée, pourquoi faut-il toujours descendre au niveau de notre perception la plus lourde, et louer cela comme sens commun, le taureau symbole de virilité ne mange que des végétaux.
 
Avant de pénétrer cette foret J'étais une chenille carnivore et vorace, et même si je ne tuais pas pour me nourrir d'une façon effective, je participais à ce génocide.
Je mangeais sans fin et buvais sans soif. Je décidais de ne plus quitter la forêt du Taureau pour un aussi bon motif que j’y étais rentré.
Peut-être me sembla-t-il que j’avais plusieurs vies à vivre, et que je ne voulais plus donner de temps à l'autre.
J'ai appris que si l’on avance hardiment dans la direction de ses rêves, et s’efforce de vivre la vie qu’on s’est imaginée, on est payé de succès inattendus en temps ordinaire.
 
Comme le sage, mon corps entier n’est plus qu’un sens, et par tous les pores absorbe le délice.
Je vais et viens avec une étrange liberté, la forêt est devenue partie de moi-même.
Il ne peut être de solitudes pour qui vit ami de la nature et possède encore ses sens.
Tant que la cruauté, la peur, et la souffrance feront partis de ce monde, mon repos ne sera jamais complet, je resterai ici, veilleur, guerrier spirituel, chaînon qui relie l'homme à la nature.
L'@lchimiste.
Qui ne risque rien n'a rien
Ce que nous nommons réalité

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Commentaires 1

AngeAdmin le jeudi 11 juin 2015 09:16

C'est magnifique ! Le Minotaure n'a qu'à bien se tenir

C'est magnifique ! Le Minotaure n'a qu'à bien se tenir :D
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Invité
jeudi 15 novembre 2018

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