• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

5 minutes de lecture (972 mots)

La conjuration des quatre

conjuration-des-quatre

 

Oraisons des Sylphes, des Gnomes, des Ondins et des Salamandres

 

Oraison des Sylphes

Esprit de lumière, esprit de sagesse, dont le souffle donne et reprend la forme de toute chose ; toi devant qui la vie des êtres est une ombre qui change et une vapeur qui passe ; toi qui montes les nuages et qui marches sur l'aile des vents ; toi qui respires, et les espaces sans fin sont peuplés ; toi qui aspires, et tout ce qui vient de toi retourne à toi : mouvement sans fin dans la stabilité éternelle, sois éternellement béni.

Nous te louons et nous te bénissons dans l'empire changeant de la lumière créée, des ombres, des reflets et des images, et nous aspirons sans cesse à ton immuable et impérissable clarté.

Laisse pénétrer jusqu'à nous le rayon de ton intelligence et la chaleur de ton amour : alors ce qui est mobile sera fixé, l'ombre sera un corps, l'esprit de l'air sera une âme, le rêve sera une pensée.

Et nous ne serons plus emportés par la tempête, mais nous tiendrons la bride des chevaux ailés du matin et nous dirigerons la course des vents du soir pour voler au-devant de toi.

Ô esprit des esprits, ô âme éternelle des âmes, ô souffle impérissable de la vie, ô soupir créateur, ô bouche qui aspirez et qui respirez l'existence de tous les êtres dans le flux et le reflux de votre éternelle parole, qui est l'océan divin du mouvement et de la vérité.

Amen.

 

Oraison Des Gnomes

Roi invisible, qui avez pris la terre pour appui et qui en avez creusé les abîmes pour les remplir de votre toute puissance ; vous dont le nom fait trembler les voûtes du monde, vous qui faites couler les sept métaux dans les veines de la pierre, monarque des sept lumières, rémunérateur des ouvriers souterrains, amenez-nous à l'air désirable et au royaume de la clarté.

Nous veillons et nous travaillons sans relâche, nous cherchons et nous espérons, par les douze pierres de la cité sainte, par les talismans qui sont enfouis, par le clou d'aimant qui traverse le centre du monde.

Seigneur, Seigneur, Seigneur, ayez pitié de ceux qui souffrent, élargissez nos poitrines, dégagez et élevez nos têtes, agrandissez-nous.

Ô stabilité et mouvement, ô jour enveloppé de nuit, ô obscurité voilée de lumière ! Ô maître, qui ne retenez jamais par devers vous le salaire de vos travailleurs ! Ô blancheur argentine, ô splendeur dorée ! Ô couronne de diamants vivants et mélodieux !

Vous qui portez le ciel à votre doigt comme une bague de saphir, vous qui cachez sous la terre dans le royaume des pierreries la semence merveilleuse des étoiles, vivez, régnez et soyez l'éternel dispensateur des richesses dont vous nous avez fait les gardiens.

Amen.

 

Oraison des Ondins

Roi terrible de la mer, vous qui tenez les clefs des cataractes du ciel et qui renfermez les eaux souterraines dans les cavernes de la terre ; roi du déluge et des pluies du printemps ; vous qui ouvrez les sources des fleuves et des fontaines ; vous qui commandez à l'humidité, qui est comme le sang de la terre, de devenir la sève des plantes, nous vous adorons et nous vous invoquons.

Nous, vos mobiles et changeantes créatures, parlez-nous dans les grandes commotions de la mer, et nous tremblerons devant vous ; parlez-nous aussi dans le murmure des eaux limpides, et nous désirerons votre amour.

Ô immensité dans laquelle vont se perdre tous les fleuves de l'être, qui renaissent toujours en vous ! Ô océan de perfections infinies ! Hauteur, qui vous mirez dans la profondeur ; profondeur, qui vous exhalez dans la hauteur, amenez-nous à la véritable vie par l'intelligence et par l'amour !

Amenez-nous à l'immortalité par le sacrifice, afin que nous soyons trouvés dignes de vous offrir un jour l'eau, le sang et les larmes, pour la rémission des erreurs.

Amen.

 

Oraison des Salamandres

Immortel, éternel, ineffable et incréé, père de toutes choses, qui est porté sur le chariot roulant sans cesse des mondes qui tournent toujours ; dominateur des immensités éthérées, où est élevé le trône de ta puissance, du haut duquel tes yeux redoutables découvrent tout, et tes belles et saintes oreilles écoutent tout, exauce tes enfants, que tu as aimés dès la naissance des siècles ; car ta dorée et grande et éternelle majesté resplendit au-dessus du monde et du ciel des étoiles ; tu es élevé sur elles, ô feu étincelant ; là, tu t'allumes et t'entretiens toi-même par ta propre splendeur, et il sort de ton essence des ruisseaux intarissables de lumière qui nourrissent ton esprit infini.

Cet esprit infini nourrit toutes choses, et fait ce trésor inépuisable de substance toujours prête pour la génération qui la travaille et qui s'approprie les formes dont tu l'as imprégnée dès le principe.

De cet esprit tirent aussi leur origine ces rois très saints qui sont autour de ton trône, et qui composent ta cour, Ô père universel ! Ô unique ! Ô père des bienheureux mortels et immortels.

Tu as créé en particulier des puissances qui sont merveilleusement semblables à ton éternelle pensée et à ton essence adorable ; tu les as établies supérieures aux anges, qui annoncent au monde tes volontés; enfin tu nous as créés au troisième rang dans notre empire élémentaire. Là, notre continuel exercice est de te louer et d'adorer tes désirs ; là, nous brûlons sans cesse en aspirant à te posséder. Ô père ! Ô mère, la plus tendre des mères !

Ô archétype admirable de la maternité et du pur amour ! Ô fils, la fleur des fils ! Ô forme de toutes les formes, âme, esprit, harmonie et nombre de toutes choses !

Amen !

Dogme et Rituel de la Haute magie par Eliphas Lévi

 

 

La Pensée Esotérique de Léonard de Vinci
Sur les catégories de Devas et les esprits de la n...

Articles en Relation

 

Commentaires

Donnez votre avis
déjà membre vous connecter
Invité
jeudi 15 novembre 2018

Image Captcha