Contente-toi

 

Mon fils, pour monastère, contente-toi du corps

Car sa substance est le palais de la divinité.

Pour professeur, contente-toi de l'esprit,

La connaissance du vrai étant le début de la sainteté.

Pour livre, contente-toi des choses extérieures

Car leur nombre est le symbole du chemin de la délivrance.

Pour te nourrir, contente-toi de l'extase

Car l'immobilité est la parfaite image de la divinité.

Pour vêtement, contente-toi de la chaleur du dedans

Car c'est de félicité que se vêtent les déesses voyageuses.

Compagnons, contentez-vous du renoncement

Car la solitude préside la divine assemblée.

Contre les ennemis en fureur, contente-toi de la fuite

Car l'hostilité est un voyageur égaré.

Contente-toi des démons quand tu médites sur le vide

Car les apparitions magiques sont des créations de l'esprit.

 

Poème tibétain