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Incident à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), deux blessés..

Incident à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), deux blessés..

Un incident a eu lieu mercredi à la centrale nucléaire de Fessenheim, dans l'est de la France. Selon EDF, deux personnes auraient été blessés par un dégagement de vapeur d'eau, survenu lors d'un exercice de maintenance.

Un accident qui risque de relancer le débat sur la sécurité des centrales nucléaires. Un dégagement de vapeur d'eau, survenu lors d'un exercice de maintenance à la centrale de Fassenheim, dans l'est de la France, a blessé deux employés aux mains, selon un porte-parole de l'opérateur EDF. L'incident aurait déclenché le système incendie, et entraîné l'intervention des pompiers.

Selon Reuters, la préfecture aurait été alerté à 15h50 pour un départ de feu. Plus tard dans l'après-midi, la préfecture a confirmé qu'il ne s'agissait pas d'un incendie, mais d'un dégagement de vapeur d'eau oxygénée produit suite à l'injection dans un réservoir de peroxyde d'hydrogène qui a réagi avec de l'eau.

D'après un officier du Codis, les pompiers "sont en cours d'intervention, avec une cinquantaine d'hommes sur place".

Lors de la campagne présidentielle, François Hollande a promis de fermer la centrale de Fessenheim, la plus ancienne du parc électronucléaire français. L'an dernier, Nicolas Sarkozy avait décidé de prolonger la durée de vie de cette centrale des bords du Rhin qui comprend deux réacteurs de 900 mégawatts mis en service en 1977.

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Fessenheim, une centrale nucléaire sous pression politique

La centrale nucléaire de Fessenheim, où un incident s'est déclaré ce mercredi, cristallise les tensions entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts depuis la campagne présidentielle. A cette époque, Nicolas Sarkozy promettait de ne jamais la fermer. 

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Ce mercredi, un dégagement de vapeur d'origine chimique a été constaté sur la centrale nucléaire de Fessenheim, dans l'Est de la France.

François De Rugy, président du groupe EELV à l'Assemblée nationale, a immédiatement réagi. Il estime que cet incident

"vient rappeler à tout le monde, à tous ceux qui croyaient qu'avec le nucléaire il n'y avait pas de problème de sécurité, qu'il y a toujours un danger"

Le député écolo demande qu'un calendrier précis soit établi pour la fermeture de Fessenheim. Il n'est pas le premier : le 30 août Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au Sénat, réclamait un tel calendrier pour l'ouverture de la conférence environnementale prévue à la mi-septembre.

Depuis longtemps, la centrale de Fessenheim, la plus vieille de France, empoisonne la vie politique. Le principe de sa fermeture était acté dans l'accord électoral signé entre Europe Ecologie-Les verts et le le PS en novembre 2011. S'il avait prévenu ne pas être lié par cet accord, François Hollande, candidat, avait toutefois promis dès le mois de janvier qu'il fermerait la centrale s'il était élu. La mesure faisait même partie des 60 propositions du candidat Hollande, ce qui lui avait valu en mars quelques huées de militants CGT à la sortie de son QG de campagne.

Une bataille politique

Qu'importe, le 2 mai, dans une interview accordée à plusieurs quotidiens régionaux, le candidat confirmait :

"La fermeture de Fessenheim est la seule à l'ordre du jour du quinquennat, et je n'en annoncerai pas d'autre."

L'arrêt de Fessenheim ne sera sans doute achevé qu'en 2017. La centrale aura alors quarante ans, ce qui correspond à la durée de vie d'une telle installation.

A l'inverse, Nicolas Sarkozy a martelé qu'il ne fermerait pas Fensenheim en cas de réélection. Le 9 février, le président candidat se rendait sur le site de Fessenheim pour promouvoir la filière nucléaire française. Le candidat déclarait alors :

"On ne la fermera pas cette centrale, il n'en est pas question (...) Pourquoi est-ce qu'on la fermerait pour des raisons politiques"

précisant que ce serait même "une erreur magistrale".

Tout au long de la campagne, les deux candidats ont opposé leurs visions, François Hollande défendant les énergies renouvelables et un meilleur équilibre entre les énergies, Nicolas Sarkozy valorisant l'expertise française dans le domaine du nucléaire.

Après la triple catastrophe de Fukushima au Japon - séisme, tsunami, rejet radioactifs - l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a réalisé un audit dans la plupart des centrales françaises. Les conclusions n'ont pas été sévères pour Fessenheim: obligation de travaux avant le 30 juin 2013 mais pas de fermeture prévue. Un début d'incendie le 25 avril avait été déclaré sans danger par EDF.

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lundi 19 novembre 2018

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