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Développement spirituel

Développement spirituel



La spiritualité est une fonction naturelle, un état de connexion avec Soi. Mais comme cette fonction est délaissée, elle nécessite d’être retrouvée et développée. Le développement spirituel n’est pas autre chose qu’un développement personnel dont le but est la reconnexion avec notre Essence. Nous portons un nouveau regard sur qui nous sommes, sur ce qu’est la vie, et nous le dirigeons sur la perception de notre Essence. Nous remettons notre personnalité à sa juste place et à sa juste fonction au service de l’Essence.

Pour cela, nous portons attention à nos sensations, nos émotions et nos pensées. Nous favorisons les positives (plus exactement celles qui nous élèvent) et transformons les négatives (plus exactement celles qui nous alourdissent, car rien n’est négatif), autrement dit nous apprenons à en devenir maitres. Nous identifions nos deux voix, celle de l’égo et celle de l’Essence. L’égo, tant qu’il n’est pas apaisé, tente d’accaparer le pouvoir et de nous couper de notre Soi, de nous diviser. C’est cette notion qui a été faussement représentée par le diable (dia-bolo, di-viser). La voix de l’Essence nous conduit vers l’unification de notre être. Ces deux voix sont comme deux enfants en nous, l’un intempestif et fantasque, l’autre sage, discret et patient, qui désirent qu’on les entende et qu’on s’occupe d’eux. Dans le développement spirituel, nous choisissons de porter attention à l’Essence tout en rassurant et intégrant la personnalité. C’est une rééducation qui demande de mettre en œuvre certaines qualités et d’adopter certaines attitudes. Voici quelques indications.

Sincérité et simplicité

Porter attention à nos sensations et nos sentiments, c’est dresser une description objective de nous-mêmes. Lorsqu’un entrepreneur veut bâtir une maison sur un terrain inégal, occupé d’arbres et de rochers, il fait d’abord l’état des lieux pour savoir quelles sont les données avec lesquelles il doit compter, ce qu’il doit éliminer et ce qu’il va renforcer. De même si nous voulons nous bâtir, il est nécessaire d’avoir une perception claire et nette de notre état des lieux intérieur. Cela demande un regard honnête et sans complaisance.

Mais contrairement à l’entrepreneur, nous devons faire cet état des lieux régulièrement, car il change en permanence, et les plans de nos constructions évoluent de façon vivante au fur et à mesure de notre progression. Être honnête avec soi, c’est aussi faire preuve de sincérité, d’humilité et de simplicité.

Le regard sur soi ne doit pas seulement rester dans notre pensée abstraite. Il doit aussi se manifester concrètement dans la façon de nous exprimer, d’agir, de nous comporter. Transparaissent alors les qualités d’authenticité et d’intégrité.

Détermination et patience

La mise en pratique de l’authenticité se heurte aux peurs évoquées plus haut (de perte, de l’inconnu, etc.) qui se manifestent sous forme de résistances, de jugements, d’appréhensions, d’inquiétudes et demandent à être dépassées. Une appréhension qui survient lorsque nous nous avançons sur ce chemin, est de nous sentir différents des autres et isolés. Nous sortons du moule social, celui des conventions et des règles morales qui semblent aller de soi et qu’il est incongru de remettre en cause. Justement, nous sommes dans la remise en cause et la révision de nos croyances. Alors que le moule social était notre sécurité, nous prenons maintenant la responsabilité de notre vie et nous assumons le chemin nouveau. Il nous semble alors – dans un premier temps – que nous avançons seul, sans soutien et sans protection et c’est très inconfortable.

Cela demande détermination, persévérance et courage. On peut dire aussi que cela demande de la volonté, mais ce terme est généralement mal compris. La volonté, ce n’est pas celle de la personnalité qui veut obtenir ou réussir à tout prix ce qu’elle a imaginé selon ses croyances et ses émotions. C’est être clair dans nos choix de vie et s’y tenir. C’est décider clairement de lâcher prise et de nous en remettre à notre Essence.

Cela demande également de la patience et de la confiance, car les changements se produisent selon l’intelligence du corps et de l’âme, au rythme de ce que nous avons à guérir et à intégrer, et non selon les désirs impatients de la personnalité.

Cesser d’accuser et de critiquer les autres

spiritualiteIl est des situations qui sont bien plus difficiles que d’autres pour porter attention à soi et à son Être intérieur, pour lesquelles notre personnalité s’impose. C’est par exemple quand nous nous sentons agressés ou spoliés par d’autres personnes et que nous sommes totalement accaparés par notre émotion. C’est une épreuve très intéressante, car elle nous permet d’aller plus loin dans notre évolution. Le travail consiste à percevoir ce qui est touché en nous et ce que cela révèle de nous. Nous découvrons généralement une vieille blessure, une peur de manquer d’amour, d’être rejeté, etc. Autrement dit, même si l’agression est réelle et doit être traitée concrètement (non en réaction, mais en construisant le meilleur pour nous-mêmes), il est encore bien plus intéressant de voir le message qu’elle nous invite à considérer. Il est une manifestation de l’être intérieur. Les situations auxquelles nous sommes confrontés sont le reflet de quelque chose de nous.

L’attitude spirituelle commence lorsque nous cessons d’accuser les autres de nos malheurs, car nous comprenons qu’ils sont le reflet de nos propres blessures. Elle commence lorsque nous cessons d’attendre des autres qu’ils satisfassent nos besoins d’amour et d’attention et que nous comprenons que nous pouvons être maitres de notre vie en lâchant prise et en nous connectant à notre être intérieur. Avec cette compréhension, nous sommes capables d’être compatissants et bienveillants, ce qui n’empêche pas d’exprimer son point de vue et de se faire respecter fermement. Par notre conscience élargie, nous sommes capables de développer l’amour, nous pouvons voir en les autres des êtres blessés et maladroits certes, mais aussi avec leur partie lumineuse et leur cœur.

On tente d’éviter de se laisser contrarier par quoi que ce soit, d’avoir du ressentiment, de rester dans la honte, la peur, ou le jugement. Cela permet de se maintenir à une fréquence élevée. Si cela arrive, pas de culpabilité, nous considérons que nous sommes en apprentissage. Nous pouvons nous aider d’un exercice spécifique (voir plus bas).

Conscience et responsabilité

En nous appliquant à développer ces qualités, nous augmentons et affinons la conscience de nous-mêmes. Devenir de plus en plus conscients de ce qui se passe en nous et autour de nous est une autre façon de nommer le développement spirituel. C’est prendre du recul, avoir une vue plus large et distinguer les véritables forces derrière les apparences des jeux de la vie. La conscience est la clé de notre évolution.

Souvent, nous sommes amenés à penser que nous sommes le jouet de forces extérieures incontrôlables et que nos souffrances et difficultés sont causées par un hasard malchanceux ou par les autres. Ils ne nous apportent pas l’attention que nous leur demandons, empiètent sur notre territoire, nous sommes victimes d’une catastrophe naturelle ou de la crise économique (voir article Catastrophes naturelles, les véritables causes). Une conscience accrue nous révèle avec évidence que nous sommes responsables de notre vie. Comprendre que nous sommes les acteurs de notre vie est un pas extrêmement important de notre évolution spirituelle. C’est peut-être le plus difficile à comprendre et à intégrer, car cette notion ne fait pas partie de notre culture et de notre éducation standard.

Les difficultés que nous vivons sont l’expression des aspects de nous non résolus qui demandent à être apaisés et guéris. Être responsables de notre vie consiste à nous demander ce que ces difficultés veulent nous faire comprendre. Quel message notre Essence cherche-t-elle à nous communiquer? (voir Ma vie, miroir de ma pensée). Notre régénération et notre transformation dépendent de nous. En expérimentant et comprenant cette loi de fonctionnement, nous devenons maitres de notre vie: nous ne sommes plus des victimes, mais des créateurs.

Se regarder avec tendresse

Devenir un observateur lucide sur soi-même et regarder en face nos qualités et nos zones ombrageuses ne signifie pas que nous devons comptabiliser nos défauts et imperfections et nous en sentir honteux ou coupables. Cette attitude ne ferait que contribuer à entretenir d’autres zones ombrageuses, la honte et la culpabilité par exemple. En connexion avec son être intérieur, l’observateur se comporte comme un parent attentif au développement de son enfant, mêlant bienveillance et rigueur. Nous nous observons avec le regard tendre d’une mère qui regarde son enfant faire ses premiers pas, trébucher, tomber, s’agripper, se relever, etc. Qu’est-ce qui suscite cette tendresse? C’est de voir en l’enfant sa progression, ses apprentissages, sa croissance, sa bonne volonté, sa patience, son courage.

Nous observer comme un enfant signifie le faire sans jugement, avec tendresse, mais sans complaisance. Y compris quand nous sommes en colère ou tristes. Verser sur soi la bienveillance et la compassion est une excellente pratique pour la guérison de notre âme et l’ouverture au Soi (voir article L’enfant intérieur – l’attitude bienveillante). Être capable de ressentir la compassion envers soi-même, c’est permettre le déploiement et l’équilibrage en profondeur de l’énergie dans les corps physique et subtils.

Rire de soi-même

Un regard tendre sur soi est le signe que nous pouvons nous voir avec du recul, comme on voit une autre personne. Alors, nous pouvons rire de nous-mêmes. Nous pouvons rire de tout, car nous détectons tous les jeux qui sous-tendent nos actions et nos attitudes: peurs, pouvoir, séduction, etc. Lorsque nous nous prenons au sérieux, c’est généralement une rigidification du mental qui veut nous faire croire que nous sommes quelqu’un. Dans ce cas, nous ne faisons pas preuve d’honnêteté ni de simplicité. Bien entendu (et je le répète pour ne pas risquer d’être incompris), ce rire s’accompagne d’un regard tendre et aimant sur soi-même et sur les autres. Il ne s’agit pas de moquerie. La moquerie rabaisse, l’humour élève.

Lorsque que le rire de quelqu’un à propos de nous nous blesse et que nous ne pouvons pas nous associer à ce rire, si nous nous sentons choqués, cela décèle une zone d’ombre qui reste en nous. C’est donc un signal très intéressant pour progresser. Notre faculté à rire nous indique où nous en sommes dans notre libération émotionnelle.

Dans cet exposé des qualités nécessaires à notre transformation, certains pourraient reconnaitre des règles morales, mais il ne s’agit pas de cela. La morale est un produit de la culture, une composante mentale de la personnalité liée à nos croyances sur le bien et le mal, à la notion de culpabilité et de honte. Le développement spirituel est fondé sur une reconnaissance de nos forces internes et de leur façon de fonctionner. C’est une reconnaissance quasi biologique et neurologique des forces et des sensations qui nous habitent. De fait, le développement spirituel se traduit dans notre corps par un changement de vitalité et d’énergie.

Source : science spirit

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jeudi 15 novembre 2018

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