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Des éleveurs en justice pour avoir refusé les puces RFID

Des éleveurs en justice pour avoir refusé les puces RFID
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Nous sommes paysans éleveurs à Mévouillon dans le sud de la Drôme, nous élevons un petit troupeau d’une soixantaine de brebis. Nous produisons également du fourrage, des plantes aromatiques, des légumineuses et des céréales, notamment du petit épeautre, le tout conduit en Agriculture biologique depuis 1986, c’est-à-dire 26 ans de contrôle sans aucun problème.

Le 18 avril 2012, Irène abordait donc sereinement un contrôle de l’ASP (Agence de services et de paiement) de son troupeau. Refusant de pucer le vivant, les brebis n’étaient identifiées que par une seule boucle non-électronique à l’oreille et le contrôleur n’a pu que constater l’absence d’identifiant électronique réglementaire (obligatoire pour les bêtes nées après 2010).

En effet, comme bon nombre d’éleveurs (ses) en France et en Europe, nous refusons l’obligation de l’identification électronique, prémices d’une industrialisation des pratiques de l’élevage telles que le génotypage, les vaccinations obligatoires aussi dangereuses qu’inutiles et l’interdiction de l’utilisation de plantes médicinales à usage vétérinaire.

Ces contraintes sont une atteinte à la liberté de l’élevage et ne font qu’accélérer la disparition certaine de nombreux petits troupeaux, dont l’utilité n’est plus à démontrer pour le maintien des milieux ouverts et l’impact sur les paysages.

Irène a été sanctionnée par une suppression de 6 000 € de primes et par des pénalités supplémentaires de 6 000 €. Soit 12 000 € au total. De plus, son troupeau a été classé à risques par la Direction départementale des territoires.

Nous refusons d’être considérés comme des délinquants, nous revendiquons simplement le droit d’exercer notre métier sereinement dans le respect de nos animaux et de l’environnement pour des productions de qualité.

Pour dénoncer les sanctions prononcées, nous avons saisi le tribunal administratif de Grenoble, 2 Place de Verdun. L’audience publique du jugement sur le fond aura lieu le 27 mai 2014 à 9 h.

Nous avons besoin de votre soutien.

Irène Bordel et Étienne Mabille

 

Notre action est soutenue par :
- Le collectif des éleveurs de la Drôme.
- MEVOUILLON
- Agribio Drôme
- Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN)
- Confédération paysanne
- Alliance Provence, Réseau Régional AMAP PACA
- Mouvement de l’Agriculture Bio-dynamique (MABD)
- Nature et progrès

Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Des-eleveurs-en-justice-pour-avoir-refuse-les-puces-RFID-25468.html

On en parle depuis des années, c'est prévu depuis des décennies, la puce RFID (puce de radio-identification) est une réalité, et pas seulement pour retrouver son chien/chat perdu.

Ici elle touche les animaux d'élevage (je ne savais pas que c'était obligatoire depuis 2010 et vous ?), ailleurs des vêtements, des cartes de paiement, des passeports.... Demain les êtres humains. Demain ou même aujourd'hui, on en parle beaucoup sur le net, les éléments fiables disparaissent peu à peu, laissant une plaisante angoisse afin de nourrir les complots divers et ainsi faire croire plus tard à une légende urbaine. Jusqu'à ce qu'elle devienne obligatoire.

Renseignons-nous, soyons conscients.

 

"Dans le monde, dans les années 2000, dans tous les pays industrialisés, les puces RFID se banalisent très vite, et en 2010, l'implantation de micropuces chez l'homme se pratique déjà (ex : puce VeriChip™ ou « code barre humain »), avec le risque corrélatif de formes de contrôle de l’individu et de la société », avant même que la législation n'ait eu le temps de s'appuyer sur une réflexion éthique approfondie, notamment concernant les dispositifs actifs ou passifs et de plus en plus miniaturisés (en 2006, Hitachi proposait déjà une puce carrée de 0.15 x 0.15 mm ; plus petite que le diamètre d'un cheveu). Implantables ou implantés dans le corps humain, dans ou sur les vêtements (wearable computing ou cyber-vêtement), les objets communicants (une société allemande, Ident Technology, a mis au point des dispositifs faisant de la peau humaine ou animale vivante ou d'autres parties du corps un transmetteur de données numériques, ces puces sont autant d'innovations qui sont aussi sources de questions éthiques et de risques de dérives nouveaux."

"En 2005, IBM dénombrait 4 millions de transactions RFID chaque jour.
En 2010, ce constructeur évalue à environ 30 milliards le nombre d'étiquettes RFID produites dans le monde et 1 milliard de transistors par être humain."

Citations Wikipedia

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Invité
mardi 13 novembre 2018

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