• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

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De la nature et de sa vision

De la nature et de sa vision

Il est très difficile à une époque où l’on croit que l’âme humaine, au cours de son évolution, a toujours ressemblé à ce qu’elle est actuellement, toujours vécu et ressenti ce qu’elle vit actuellement, il est donc difficile de se hausser vers cette pensée que, dans les temps anciens, l’âme humaine possédait des possibilités, des dispositions très différentes de celles qu’elle possède aujourd’hui, ou même qu’elle possédait encore à une époque antérieure peu éloignée, possibilités donc tout autres, particulièrement en ce qui concerne l’expérience de la nature.

Représentez-vous vraiment que l’âme d’alors voyait la nature autrement, grâce à l’œil que l’homme possédait, que celui-ci ne la voit de nos jours grâce à son œil actuel, que l’oreille ancienne entendait autrement la nature que ne l’entend l’oreille moderne : un exemple peut vous permettre d’en approcher l’idée, exemple qui, quoique radical peut-être, montre bien cette extraordinaire différence.

Vos yeux aujourd’hui regardent ce qui se passe dans la nature. Ils discernent le vert des plantes, le bleu des forêts, le bleu du ciel, le tapis des fleurs multicolores ; mais supposez qu’une révolution intervienne dans l’existence de la terre et que, par le fait de la nécessité, la possibilité pour l’homme de voir les couleurs disparaisse, que toute la nature lui apparaisse dorénavant en gris et encore en gris, et que, regardant le ciel, il ne voie plus qu’une espèce d’ombre grise, que, contemplant une prairie, il la voie grise, que partout il ne distingue que des nuances de gris, de noir et de blanc lorsqu’il cherche à apercevoir le tapis vivant et coloré de la terre.

Pensez un seul instant qu’une telle révolution soit possible dans la vision naturelle de l’homme et vous aurez un exemple de ce qui, en fait, s’est produit à une certaine époque, lorsque l’homme perdit la faculté de voir sur la prairie qu’il contemplait, par exemple, les entités élémentaires les plus variées qui avaient à faire avec la croissance, l’évolution, la nature, l’être des fleurs et des plantes.

A cette époque ancienne, les étoiles auraient tout à coup disparu, à cause d’une révolution importante dans les possibilités de vision de la nature, et l’homme n’aurait plus pu distinguer les esprits planétaires, les êtres spirituels vivants qui les entourent dans l’éther.

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jeudi 15 novembre 2018

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