• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

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De l’œuvre au noir à l’œuvre printanière : D’un feu à l’autre…

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De Samain au solstice d’hiver nous sommes l’œuvre au noir, la « décomposition », la séparation indispensable, le détachement nécessaire, afin de laisser place et bonne circulation aux bienfaits des minéraux contribuant à notre future croissance… La neige lors se devra de recouvrir toutes nos laideurs, toutes les scories accumulés, toutes les cendres, toutes nos branches mortes, nos vieilles écorces et nos vielles écailles, et ce jusqu’à la nudité première ouvrant le seuil des recouvrements vitaux…

Imbolc sera donc la période de la blancheur recouvrante et recouvrée… Les grandes eaux purificatrices délaverons le corps, l’esprit et le cœur de toutes les noirceurs faisant obstacle à la montée de la sève lumineuse et substantive… Nous irons aux bassins et aux fontaines de recouvrance retrouvé ce « féminin » qui en garde l’accès et en protège l’usage…

Brigid nous accueillera et nous initiera alors aux secrets de la Poésie qui est acte de faire en beauté, en vérité, en équité, en générosité, en connaissance et amour… Elle nous enseignera les règles d’équilibre et d’harmonie, la façon de trouver en soi la concorde, la juste mesure, l’accord fondamental afin que soit la plus parfaire « résonance »…

Le printemps et ses violettes suivront en un temps de juste balance et d’équilibre, de médiation et de régulation, entre toutes les forces en présence… Alors en cet équilibre tout pourra prendre naissance, toute création s’en viendra en ce monde….

Toute nuit accouchera du jour et toute étoile s’en retournera dans le cœur lumineux et immense de l’amour…

Aux feux du solstice d’hiver aura succédé la flamme d’Imbolc puis l’embrasement auroral printanier autant d’étapes pour accompagner la croissance de notre « Enfant-Lumière » et celle de l’Arbre de la Vie sous lequel il se tient pour présider à nos éveils, à nos entendements, à nos désirs de perfectionnement et d’épanouissement…

Les deux feux de Bel feront cortège à ce pas sage vers la réalisation plénière… Aux purifications de l’eau succéderont celle des feux, brassant et embrasant, notre Chair/Matière !… Plus tard encore les feux du solstice d’été viendront couronner l’acheminement solaire… Alors viendront les moissons de l’être ayant engrangé dans les greniers obscures la manne solaire et le « Grand Mercy » qui sera donné à cette Terre et Mère, bienfaisante et bienveillante, généreuse et pourvoyeuse des vraies richesses….

Le parcours ainsi conceptualisé et analogiquement décrit implique de comprendre que nous ne pourrons boire, porter nos lèvres, à l’Eau de Vie et aux feux qu’elle contient (car Eau de Feu tout autant) que dans la mesure où nous réalisons en nous et par « décantations » successives une indispensable « épuration »….

L’or (philosophique et spirituel) repose au fond du tamis corporel lequel se doit d’être épuré, débarrassé de ses encombrements… Et il nous faudra puiser dans l’écoulement plus ou moins tumultueux du cours de notre vie, en racler et en secouer le fond afin que brille le diamant qui s’y tenait en attente !

Cherchons en nous l’épure, le souffre et ou le mercure, afin de libérer la Matière que nous sommes de son gemme spirituel, lequel seul, nous fera advenir dans le Monde Blanc de notre plus profonde et intime aspiration existentielle…

Source : lesditsducorbeaunoir

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vendredi 16 novembre 2018

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