de-impermanence-communautaire

L'impermanence communautaire

Crée la peur dévastatrice à qui donne son cœur à la communauté.

Communauté familiale, petite enfance, amicale, scolaire, internat, professionnelle, amoureuse, spirituelle...

L'homme est mouvement, et les communautés se forment et se déconstruisent comme le sablier du temps glisse sur leurs fondations illusoires.

Ce besoin atavique de créer des communautés, d'en faire partie, de poser entre les bras d'autres complémentaires à soi les bagages karmiques et egotiques.

Quelle force alors que les relations quasi télépathiques ! Elles viennent du cœur, des goûts, de l'énergie mêlées des vies.

Par elles, nous partons à la conquête de soi, multiples quêtes vers un graal toujours plus proche, toujours plus loin, juste à la pliure de l'horizon.

Les rites de passage découlent de ces communautés.

Les petites morts.

Nous mourons un nombre incalculable de fois dans cette vie terrestre. Plus nous mourons, et plus nous vivons. Nous grandissons et nous entrons en relation avec l'intérieur.

Peut-être est-ce de là que nous pensons la souffrance nécessaire à l'évolution.

Cette souffrance particulière naît dans l'entre-deux. La présence temporelle de vide plus ou moins longue d'une communauté à une autre. Engendre peur, solitude, incompréhension, oppression du cœur non plus comme organe mais comme véritable système respiratoire émotionnel. Cette engeance donne naissance elle-même à la réflexion double : interne et externe.

Et la vacuité se remplit de ce dont elle a toujours été constituée.

Et l'on goûte à ce nouvel âge dans la communauté suivante, en la partageant ou tout simplement en vivant ce que nous sommes devenus.

Jusqu'à la prochaine mort.

Si l'espace est restreint, l'impact est moindre, l'évolution également, balancier parfait d'une clepsydre redondante.

Illusion de murs protecteurs. La forme carrée, rassurante, ordonnée, hiérarchique, rassemblée et finie.

L'espace plus large, de présence avec soi, prend la forme ronde. Comme une onde qui s'agrandit à l'infini jusqu'à l'harmonique des sphères.

Bien-tôt, bien-Thot

L'Angélique ☆