• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

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A.E.I.O.U.

A.E.I.O.U.

 

Ces cinq voyelles primordiales venant des Dieux Cosmiques1 ont apporté “la gamme pentatonique” dite celto-asiatique ou gamme à quinte pure, nommée aussi pythagoricienne mais, les Doriens dit-on – suivant en cela leurs ancêtres Atlantes*2 boréens – rajoutèrent deux voyelles accentuées à ce système pour noter les sept tons de la “gamme diatonique” européenne (cf. notre article romancé Ulysse* et Nausicaa).

« La Loi de Cinq, ou Loi des Maîtres-Sons majeurs, permet de dessiner un zodiaque sonore qui sera seulement significatif lorsqu’on aura fait intervenir les harmoniques supérieurs dans le parcours ascendant du soleil et les harmoniques inférieurs (les partiels)n dans son parcours descendant, et qu’on utilisera un support de soutien positif (dièse) dans le premier sens et négatif (bémol) dans le second sens. Il ne s’agit pas de communiquer ici un procédé magique*, mais d’établir que le passage du plan E–O (équinoxial)n correspond, en fait, à une note comprimée, alors que les “angles” nord et sud du ciel correspondent à une note étalée3. De plus, dans les mantras, ce passage est également caractérisé par une interruption calculée du chant, car c’est “l’accouchement et l’enterrement” du soleil qui sont les portes du chant destiné aux puissances cosmiques. »

R. Montaigu, revue La Voie Solaire, l’Air. (Voilà qui, n’étant pas d’emblée très clair, mérite réflexion)

 

« LE SEPTÉNAIRE ASTRO-VOCAL »

C’est Arzh bro Naoned “l’Ours de Nantes” qui nous donne dans son livre Énergies sacrées, Les Runes*, (Ed. Trédaniel, 1991) l’intéressant tableau4 ci-dessus de l’association des voyelles et des planètes.

Comme on pourrait le voir en se regardant dans une glace tout en prononçant “A E I O U”, la bouche, ouverte, se ferme peu à peu mais se fend, puis se referme en se projetant en avant, et la progression des voyelles suit cette déformation qui n’est donc pas si conventionnelle qu’il y paraît.
Il existe aussi une correspondance des cinq voyelles avec les doigts de la main dans “l’alphabet des initiés” dans laquelle leur ordre AOUEI n’est plus le même, la progression se fait depuis la bouche ronde, jusqu’à la bouche étirée…

Cet ordre est le même dans l’alphabet secret Ogham, celui des Druides de la période post-évangélique, dans lequel on remarquera (infra) que la haste ou hampe évoque une corde sur laquelle la voyelle est notée par une à cinq frettes ou barres qui indiquent sa hauteur : c’est cet ordre qui a été conservé par les Bretons de Gaule qui disaient Aoue(i)n, le “n” servant à la fermeture : remarquons qu’on y retrouve Awnn, “idée de dieu des enfers5 mais aussi Awynn, “idée d’éloquence”.

Dans l’écriture cryptée druidique appelée “ogham”, les lettres sont conventionnellement représentées par des bâtonnets disposés contre ou sur une ligne : à gauche, 1=b, 2=l, 3=v, 4=s, 5=n ; à gauche, h d t c q ; en oblique, m g ng z r ; et les 5 voyelles a o u e i sont à cheval sur la ligne...

Ceci évoque le mantra indou Aum (Aum padi aum) et permet de rappeler que la vocalisation “magique*” – ou mise en auto-condition – était aussi pratiquée dans le Nord européen sous son nom nordique de galdr.

Écrit ultérieurement Awen6, cela fait penser à un “amen7 ” paganisé qui permettait à certains druides de subsister et de diffuser discrètement des bribes de leur enseignement dans le cadre de la “nouvelle foi”. Mais on sait que la chasse aux sorcières* allait bientôt commencer pour radicaliser le “nouvel ordre spirituel” ! Nous reverrons cela à l’article Gioïa* (La Joie des Troubadours)…

Remarquons au passage que les notes ont aussi une correspondance dans le domaine visuel de la couleur. Tel une gamme, l’arc en ciel Bifrost/Iris offre 7 couleurs dans chaque ton et le peintre a le choix de les utiliser en harmonie ou de faire, lui aussi, une cacophonie (mais ne parlons pas ici “d’art” moderne sans définir ce qu’est l’Art et… ce qu’est le commerce : c’est plus prudent !)

 

Sur une gravure sur bois d’origine italienne, datant de 1496, d’inspiration très alchimique*, nous trouvons des correspondances entre divers éléments mythologiques tels que :

  • les 7 Muses sous la direction d'Uranie…
  • les 7 Sons ou notes (intervalles) dans leur dénomination grecque…
  • les 7 Modes : Lydien, Phrygien, Dorien, les sous modes et les modes mixtes…
  • les 7 tons et demi-tons sous la domination du Jour-Dieu…
  • les 7 Dieux/Jours/Corps Célestes (animés) sous la domination du Ciel :
  1. Saturne-Cronos-Loki, dans son "haut siège”, la faucille à la main, fait face à un monstre marin (raz de marée, Méduse)…
  2. Jupiter-Zeus-Tyr, sur son "haut-siège" Hlidskjalf, (cf. in Wotan*). Ce char est tiré par les Grues Sacrées. Ce trinêtre "enseigne" à ses enfants, en la personne de son fils ???…
  3. Mars-Arès-Thor, muni de "l’épée de la Justice", sur son char de guerre…
  4. Sol-Apollon-Hélios, sur son char solaire tiré par un quadrige de chevaux xanthos
  5. Vénus-Freyja-Aphrodite, sur son char tiré par des cygnes, que mène le petit Cupidon/Éros…
  6. Mercure/Hermès/ Wotan, son Caducée*/Irminsul* à la main, sur son char tiré par des aigles-corbeaux…
  7. Luna/Men/Mani en Diane/Sagittaire avec ses flèches/phases ascendantes et descendantes…
    ...et les symboles archaïques des astres, ce que nous verrons à l’article Astrologie*.

Cette "échelle" est structurée par le grand Dragon/Wurm chthonien, tricéphale, qui se nourrit des 4 éléments : Terre (et Sels), Eau, Air, Feu, sous la "domination" d'Apollon (latin domine) en Dieu-Musicien que "règlent" les trois Moires dans leur aspect joyeux de Muses8 archaïques (avant le Grand Raz-de-marée de la Mer du Nord (Cf. art. Déluges*) :

  • Euphrosinebon courage” : joie, gaieté, plaisir, bonne chère…
  • Aglaiala brillante” : éclat, beauté, joie de fête, triomphe, gloire, et…
  • Thalia la joyeuse”, la Salasse*/Thalassienne, le “sel de la terre” : en “vierge”.

Des angelots (Messagers, Enfants Sirènes* ou Elfes*) accompagnent cette Harmonie Cosmique ou Musique des Sphères9 : ce qui est le Moulin de la Grande Chanson (Cosmos) pour les Germano-Scandinaves.

AEIOU” est le titre d’un célèbre chant choral de l’Empire Austro10-Hongrois car il est le sigle de la Maison d'Autriche depuis le XVème siècle. Voici un abrégé de sa devise que Marol traduit judicieusement en cet alexandrin :


Mais sous Frédéric III elle était :
Austria est Impérare Orbi Universae

Assez curieusement on retrouve nos voyelles dans : le mot grec Aéitoujours, pour toujours, éternel” ; dans aïaterre” (l’éternelle !), aéa, Aétéa le “séjour de Circé” ; dans le nom de la Muse primitive du chant qui se nommait Aoidé. Et, d’autre part, dans le mot provençal Adiéou qui signifie adieu, À-*Diew, à demain, à la prochaine, “belle journée” (de ciel clair : indo-européen *diew !).

 

Notes :

1 Dieux cosmiques, c’est-à-dire selon le sens odhiniste, des astres : cf. le Cercle de l’Année ou “trinôme sacré” in art. Runes* lesquelles offrirent, pour la première fois, la possibilité d’une écriture* et d’une transcription phonétique de toutes les langues.

2 N. B. : Les mots avec astérisques* sont des titres d’articles consultables aussi dans le Livre CD de l’association et ils correspondent au deuxième volume de notre étude sur Les Origines de l’Arbre de Mai comme étant issu d’une Atlantide boréenne pré cataclysmique du XIIIème s. AEC.
Les articles de ce 2° tome “Les Sources” sont chargés progressivement (mais provisoirement) sur le site et ils sont mis à jour en fonction de vos interventions…
Visitez nous donc régulièrement puisque : “Il y a toujours du nouveau” sur < racines.traditions.free.fr > !

3 Note étalée : un mathématicien vous dirait que la dérivée de la sinusoïde (variations du sinus dans une courbe circulaire) aux points solsticiaux est nulle, alors qu’elle est infinie aux points équinoxiaux…

4 Tableau auquel nous nous sommes permis de rajouter les correspondances runiques probables en 3° et 4° colonne grisées (cf. aussi l’article Astrologie* nordique).

5 Enfer : en iconologie alchimique*, la chimère Aiôn est un monstre léontocéphale (solaire) entouré d’un serpent zodiacal (cf. Niddhog in Dragon* et Fenrir in Mythologie* Nordique).

6 Awen est l’inspiration sacrée, acquise par l’initié* après un long entraînement : elle va de la “science du respir” (Mazda), à la réception des vérités, c’est l’intuition sacrée.

7 Amen n’est pas du latin, il signifie “approbation” en Hébreux : oc en occitan, devenu o.k…

8 Trois Muses : remarquons qu’elles sont devenues neuf, chiffre de perfection :
Caliope "beau-visage" : la poésie
Clio : l'Histoire, le temps passé rythmé par les lunaisons
Euterpe : flûte et poésie lyrique
Melpomène : tragédie (le Chant du Bouc)
Terpsichore : danse chorale et chant (caroles)
Érato : lyre et poésie lyrique érotique
Polymnie : Hymnes aux Dieux
Uranie : astronomie*
Thalie : comédie et poésie bucolique.
Le mot grec historiê signifie “enquête, savoir par enquête” (et non pas “images d’Épinal” comme de notre temps depuis que l’Histoire est devenue une annexe de la propagande idéologique, que ce soit la religion* ou la politique”… Euphronios Delphyné)

9 Musique des astres : à défaut (puisqu’il n’y a pas propagation des sons dans le vide) il existe bel et bien une "musique solaire" :

"le groupe Sol Invictus a sorti "Sol veritas lux", SVL 002 CD et “Lex Talionis", Tursa 001 CD, et le groupe Ordo Equitum Solis, "Ordre Equestre du Soleil", a sorti un CD nommé Solstiti Temporis Sensus, EEE0/MMM regroupant des hymnes et incantations pour le solstice"… (cit. revue Solaria N°4, hiver 94/95, c/o J.C. Mathelin, 7 rue Christian Dewet, 72012 Paris.) et, qui sait, peut-être aimerez vous ?…

10 Austro : l’Autriche est le pays d’Ostara, Auster “la brillante” et non l’Empire de l’Est, pas plus que les Ostrogoths ne sont les Goths de l’Est puisqu’ils sont les Auster Goten “les Goths Brillants” c’est à dire habiles, civilisés. Précisons ici que leurs cousins, les Wisigoths du Royaume de Toulouse, puis de Tolède, étaient les Goths “savants”, les Weise Goten. Ces Goths (du Gotland) donnèrent leur nom à l’art goth ou gothique et à son “langage des oiseaux” l’argot (Gérard de Sède, Le mystère gothique, Laffont, 1976). Les “connaissances” wisigothiques se plaquèrent aisément sur la micro-culture de Toulouse qui était une métropole de la pensée platonicienne (rev. Témoignages, Nov 46).

« De même elles avait heureusement fusionnées avec celles des Ibéro-romains pour donner un synécisme Wandalous que la paix et le commerce Berbéro-musulman allait rendre très brillante (bourgeoise) mais partiellement in-signifiante : monothéisme exige !… ». E. D.

 

Christian Mandon, auteur de Les origines de l'Arbre de Mai dans la comogonie runique des Atlantes boréens

Source : racines.traditions.free.fr 
Image : Le monogramme de la devise A.E.I.O.U. à l'académie militaire de Wiener Neustadt, Basse-Autriche
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mercredi 21 novembre 2018

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