• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

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Abracadabra, la force magique ..

Abracadabra, la force magique ..

"Pourquoi n'y aurait-il pas un arrière-fond de vérité ?"

 

Ce que l'on trouve dans les livres

En recherchant des adaptations philosophiques et ésotériques relatives à différents nombres interprétés du point de vue de l'occultisme, j'avais noté, au nombre 365, la formule magique Abracadabra. Au moment de sa découverte, ce terme, assez étrange au demeurant, ne m'avait pas suffisamment accroché au point de m'étendre sur ses possibles significations.

Il semble bien que ce mot soit encore employé, de nos jours, par des initiés avant toute opération magique. Je ne m'en étonnais pas outre mesure. De toute évidence, la prononciation de voyelles, modulées par des consonnes, met en mouvement vibratoire l'énergie vitale de la Planète.

Et les nombres peuvent servir à en découvrir quelques lois aux applications dynamiques. Ne forment-ils pas la trame des connaissances ésotériques. En effet, je l'avais lu quelque part au cours de mes lectures. Et cela me paraissait effectivement possible !

Incidemment, cette expression se mit à résonner avec insistance, d'une façon extraordinairement suggestive en mon for intérieur. Je me mis donc à réfléchir sérieusement sur l'explication rationnelle qu'il convient de lui donner.

Je commençai par consulter les dictionnaires pour en connaître les définitions les plus usuelles. J'appris qu'Abracadabra est un "mot cabalistique auquel les Anciens attribuaient une vertu magique pour guérir certaines maladies. Les lettres de ce mot devaient être écrites en triangle où il fut possible de les lire en tous sens."

Ma curiosité s'anima à la lecture de vertu magique et triangle. Si cela s'avérait, comment s'exprimait cette vertu magique ? Une telle opération impliquait-elle un rituel particulier ? Non pas que le terme magique me projetait dans le merveilleux ; mais la magie cache souvent des lois, pourtant tout à fait naturelles, qui ne sont pas encore bien connues, et dont l'application n'est donc pas à la portée de tout le monde. Quant au mot triangle, il faisait resurgir mes connaissances sur la loi créatrice du ternaire : le fameux jamais deux sans trois. En reprenant mon ouvrage sur les nombres, voici ce que je mentionnais au nombre 365.

L'incantation Abracadabra

Abraxas s'est transformé en Abracadabra, mot magique porté comme talisman. La somme des lettres auxquelles correspondent des nombres, totalise 365. Ce mot est encore employé de nos jours par des initiés avant toute opération magique. Il convient, en outre, de remarquer que le nombre de lettres dans leur disposition logique, comme indiqué ci-dessous, est de 66. Ce nombre se réduit à 3 (6 + 6 = 12, 1 + 2 = 3) dont les qualités créatrices sont pratiquement méconnues hors de l'ésotérisme.

A B R A C A D A B R A
  A B R A C A D A B R
   A B R A C A D A B
    A B R A C A D A
      A B R A C A D
       A B R A C A
        A B R A C
          A B R A
            A B R
             A B
              A

"Abracadabra : Pentacle auquel certaines sectes (surtout perses et syriennes) ont donné une signification numérale (total 365) ou médicale (guérison de maladies intestinales et de la fièvre surtout). On le portait au cou, écrit sur du parchemin ou sur une plaquette de métal. Les alchimistes en faisaient un symbole triangulaire du Tout cosmique."

Julien Tondriau, un auteur en occultisme, donne les définitions suivantes extraites de son lexique occulte.

"Abracas ou Abraxas : Le plus ancien des dieux selon certains Syriens et Perses. Les Basilidiens, hérétiques du 2è siècle, en faisaient le chef des 365 génies régissant les jours de l'année. Il aurait envoyé le Christ comme "fantôme bienveillant". Son nom a donné l'Abracadabra magique porté comme phylactère."

Le terme phylactère désigne une amulette ou un talisman. Plusieurs versets de l'Écriture sont parfois notés sur un morceau de parchemin. Les plus fréquemment utilisés sont les passages suivants du Nouveau Testament : soit les versets 1-10 ou 11-16, chapitre XIII de l'Exode, soit ceux 4-9 du chapitre VI ou 13-21 du chapitre XI du Deutéronome.

Les juifs se l'attachaient au bras droit ou au front. Ils protégeaient leur phylactère en l'enfermant dans un petit tube métallique.

Généralement, les livres ne donnent guère plus de précisions. Les études, réalisées par des chercheurs compétents, manquent ; à moins qu'elles soient si spécialisées qu'elles dorment dans des bibliothèques empoussiérées.

Au sujet d'Abraxas, voici mentionné pour mémoire et à titre de curiosité, un procédé numérique grec. Il donne à ce mot la valeur de 365, nombre qui s'apparente à la révolution de la Terre autour du soleil en une année.

A   B   R    A   X    A   S
1   2  100  1   60  1  200

Total des lettres suivies de leur valeur :

Alpha :    1
Bêta :      2
Rô :     100
Alpha :     1
Ksi :       60
Alpha :     1
Sigma : 200 
             -----
Total =   365

En résumé, je me demande, avec un étonnement grandissant, ce qui m'a suggéré de réfléchir sur cette incantation. Peut-être était-ce le fait que j'avais eu l'idée d'écrire un Carnet de recherche sur l'importante place occupée par le son de voyelle "A" dans de nombreux vocables initiatiques anciens. En effet, j'ai observé que la plupart des vocables et expressions sacrés proviennent du sanscrit (Indes), de l'avesta (Perse), des hiéroglyphes phonétiques (Égypte) ou encore de la langue maya (Amérique du sud) et plus récemment du latin.

Une phonétique puissante, le mot Abraham

Naturellement, cela peut ne pas vouloir dire grand-chose. La voyelle "A" ne représente pas un son extraordinaire, puisqu'elle rentre dans la composition de nombreux mots. Par conséquent, pensais-je, mes recherches ne sauraient aller plus loin. Je n'insistais pas, me réservant pour plus tard le développement du son "A". Depuis lors, j'y ai consacré un Carnet de recherche.

Il devait être écrit que cette parole "abracadabrante" me chatouillerait l'esprit pendant quelque temps encore. Je remarquai bientôt une similitude où la coïncidence est à rejeter.

Abracadabra commence et se termine par abra. Curieusement, ce sont les quatre premières lettres, ou plutôt la première syllabe phonétique de Abraham qui se retrouve à la fin du vocable magique. Ce patriarche est vénéré dans les religions monothéistes du judaïsme, de l'islam et du christianisme. Chacune le considère comme le Père de l'humanité.

Observons que la prononciation inversée de Abraham est Maharba ce qui, traduit en langue arabe, signifie "bienvenu". Or, la syllabe Maha se retrouve dans le mot Maharadjah, mot sanscrit qui veut dire "grand roi". Le son ra est le son royal ou solaire qui, occidentalisé, est devenu roi, donc rayonnant de lumière et de pouvoir.

Maha est un préfixe de grande noblesse. Sans posséder le même impact positif que ra, il exprime quand même une influence qui peut se qualifier de réfléchie. Il s'y associe l'idée de dédoublement. Maha est à l'origine du mot "maman". C'est un mot-clé qui, bien qu'ordinaire, n'en exprime pas moins une certaine ascendance grâce aux deux voyelles "A".

Ainsi la Mahabharata est un énorme recueil contenant plus de deux cent mille vers, qui relate en sanscrit ce qui s'est passé il y a des milliers d'années. Cette épopée retrace la guerre des Kourous ou Koravas et des Pandous ou Pandavas. Le récit des exploits de Krishna et d'Ardjouna, qui complète ce recueil, semble être d'une époque plus tardive, puisque datant du XVè ou du XVIè siècle avant notre ère.

Le préfixe maha se retrouve dans Mahomet. Si l'on sait que, selon les époques et les latitudes, le son "O" s'est souvent confondu avec le "A", le Prophète aurait été beaucoup plus grand et rayonnant si son nom avait comporté un "A" à la place du "O" (prénom arabe : Mohamed).

Pour en revenir à Abraham, remarquons que la syllabe ab signifie demeurer, séjourner, rester. Le principal hiéroglyphe s'y associant est la croix ansée. Le mot ra est hiéroglyphé par un cercle avec un point au centre. Or, le terme Ra dans le symbolisme égyptien est le nom du soleil, source de la vie et de la lumière.

Réflexions analogiques

La voyelle "A" projette ou émet le son cosmique, le Verbe divin. C'est pour cette raison que le "A" se répète cinq fois dans le mot Abracadabra. En analogie avec les cinq sens, chacun d'eux apporte plus de vigueur, plus de force vitale, donc plus de perfection expérimentale. Bien que la parole soit un attribut de l'un des cinq sens, elle se présente comme une synthèse qui peut, un jour d'évolution future, être perceptible par les sens.

La lettre "A" commence l'alphabet de la plupart des langues. C'est la première lettre de Alpha et la dernière de omégA. Tout émane de "A", mais tout retourne à lui. Il semble se démontrer par là que la réintégration dans le sein de Dieu ne se réalise pas seulement par l'accomplissement total de l'énergie vibratoire émise par la prononciation de cette incantation, mais par sa résorption spirituelle consciente. La clé de ce mystère réside dans l'intonation du mot Abracadabra qui comporte cinq "A" modulés par les consonnes B, R, C (ou K) et D.

Il est certain que la syllabe ra est importante. Ra est le nom donné par les anciens prêtres égyptiens au Dieu solaire. Ra serait donc associé au rayonnement, à celui qui transmet la lumière, la connaissance, la vie. C'est également la première syllabe de Rama, une des incarnations de Vishnou dans la mythologie hindoue, dont les exploits sont relatés dans un poème religieux, et épique aussi, de 50.000 vers, connus sous le nom de Ramayana.

Le son ra semble avoir un pouvoir non négligeable dans le terme arabe Baraka, mot qui signifie chance et, en général, tout ce qui est favorable. Remarquons la ressemblance phonétique entre baraka et braca. La syllabe bra serait-elle la contraction, due à l'usage, de bara ? Et même, on dit que la prononciation de baraka, en insistant sur la syllabe centrale ra, aiderait à amplifier les ondes bénéfiques en provenance du cosmos.

Baraka se compose de trois syllabes fort intéressantes à analyser du point de vue de l'ésotérisme de l'Égypte ancienne. Ba est le nom donné à l'âme humaine, ka représente l'esprit. Au centre, ra, le Dieu solaire qui, par son amour et par la vie qu'il diffuse, réunit l'esprit et l'âme dans une unité harmonieuse qu'est l'Homme. Nul doute que la prononciation, sous forme d'une répétition incantatoire, du mot baraka, renforce la chance par concentration de l'énergie vibratoire de la vie, au point d'harmoniser de plus en plus l'Homme avec l'univers. Ainsi pourrait se comprendre comment se cristallise dans le plan physique ce qui a été conçu dans le plan astral ou psychique. Tout se passe comme si le son ra possédait un réel pouvoir de réalisation objective de ce que l'Homme a pensé.

Par ailleurs, voici ce qui confirmerait l'influence prépondérante du son ra. Les Arabes portent ce nom parce que leur fief spirituel, la Mecque, est situé en Arabie, région par excellence d'où rayonne le sacré. Ra, le principe divin, y résiderait-il ?

Relevons la déviation du "A" devenu "O" dans Rome, qui devrait se lire Ram ou Rama. La sémantique psychique aurait donné à Rome un rayonnement beaucoup moins sectaire si la lettre "A" avait remplacé "O". L'étymologie de Rome vient pourtant de Ramnenses (ancien nom des Latins) ou Ramnes, nom d'une des tribus primitives qui fusionnèrent lors de la proclamation de la République en 510 av. J.-C. Rome couvait dans son nom la fréquence vibratoire de sa chute. Elle portait en elle son Judas.

En réfléchissant enfin sur la syllabe cad, notons une remarque capitale. Dans cad, la lettre "A" est située au centre du mot abracAdabra. Il est donc logique de dire que "A" manifeste ici la dualité gauche-droite. En effet, d'une part, la syllabe ca représente le fameux ka égyptien. D'autre part, ad est la première syllabe de Adam, le premier homme qui détenait en lui toutes les potentialités cosmiques futures, tous les pouvoirs divins.

Par conséquent, le son cosmique "A" originel aurait pu être mieux employé. Portait-il, dans sa prononciation, cette dualité mal utilisée par Adam ? Son ka aurait donc subi la perte de ses facultés divines par une mauvaise application de l'énergie universelle.

L'Adam-Kadmon de la kabbale juive est bien l'instigateur de l'humanité par inversion des premières syllabes : Kad-Ad.

La force magique

Résumons ce qui vient d'être développé.

Ab signifie ici, en ce lieu ou, plus simplement, dans le cœur de l'Homme qui rayonne l'amour.

Ra représente le pouvoir vital transmis par le soleil ou par l'esprit de vie qui anime l'Homme.

Ca ou ka désigne le corps spirituel qui agit dans l'Homme afin de parfaire son évolution.

Ad rappelle que l'Homme doit redevenir aussi pur que Adam. Telle doit être sa motivation afin que soit possible sa réintégration dans le sein de Dieu.

Ab et ra qui reviennent, précisent que la dualité étant naturelle sur notre plan de manifestation, les deux plans ou états doivent fusionner. Il faut donc être agissant et sur le corps physique et sur le corps spirituel.

La synthèse réalisée par la prononciation du mot Abracadabra est digne d'un fabuleux mantra. L'Homme qui l'expérimente en retire de nombreux bienfaits. Il peut ainsi faire descendre en lui le pouvoir divin tel qu'il se manifestait à l'époque d'Adam.

Réflexion faite, il s'avère possible que Abracadabra ait été utilisé pour la confection de talismans. À vrai dire je n'en sais rien de plus que ce que la lecture des livres m'a appris. Je ne l'ai donc pas expérimenté sur quelque support que ce soit. Personnellement, je crois que cet usage sur pentacle ou autre, n'est qu'une adaptation décadente de la véritable utilisation psychique qui se pratiquait dans des époques passées.

La création parfaite ne peut être réalisable que par l'esprit. Or, il est en contact direct avec la conscience universelle. Celle-ci, rappelons-le succinctement, pourrait se comparer à une énergie cosmique extrêmement purifiée. Par conséquent, la seule façon de la modifier en toute conscience réside dans l'intonation de sons spéciaux dont Abracadabra est une clé condensatrice.

Que chacun procède à d'autres comparaisons. Il constatera que certains vocables des religions anciennes possèdent beaucoup trop d'analogies pour oser affirmer que ce ne sont que de vaines spéculations sur des "coïncidences".

Les légendaires paroles de force, créatrices d'univers, le mythe de la parole perdue, ne feraient-ils pas intervenir de telles consonances ? Une étude plus approfondie que celle réalisée ici, démontrerait sans aucun doute, que Abracadabra est une véritable incantation. Prononcée en tenant compte de l'intonation et du rythme, elle doit permettre de créer des effets dits "magiques" par la mise en action de l'énergie universelle. Cet effet en sera naturellement amplifié si le but de sa prononciation est fermement ancré dans la conscience.

Quant aux conditions exactes, nécessaires à la réussite d'une telle expérience, on peut comprendre, dans la mesure où elle s'avérerait du domaine de la facilité, qu'elle ne puisse être décrite dans un livre.

La présence de l'initiable, écoutant l'Initiateur, est obligatoire.

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vendredi 16 novembre 2018

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